mardi 6 janvier 2009
Les vertus du miel
Les
vertus du miel
La
première mention du miel en tant que médicament a été retrouvée dans de très
anciens documents écrits: les tablettes de terre glaise de l’antique
Mésopotamie datant de l’ans 2700 avant Jésus Christ. Quelques années plus tard,
Hippocrate le plus grand médecin de l’antiquité a recommandé aux malades le
miel tant à l’état pur que dilué dans l’eau ou mélangé à d’autres aliments.
A Valence (Espagne) sur le
‘’Rocher de la grotte de l’araignée’’ on a découvert ce dessin : un homme,
une corbeille à son bras, grimpe à l’aide d’une corde pour atteindre un nid
d’abeilles.
Cette scène de récolte de miel a
été représentée avec tant de réalisme que de nombreux détails ont permis aux
savants de dater cette trouvaille de l’époque du néolithique. A l’âge de la
pierre donc, les hommes consommaient le miel.
On se rappel également la belle
légende rapportée il y a 23 siècles par Aristote « le miel, ce sont les
larmes des étoiles qui tombent avec la rosée sur la terre pour adoucir la vie des humains ». Les
Hindous attribuaient au miel des
propriétés curatives très variées. En cas d’intoxication par les poisons, le
miel passait pour l’un des meilleurs antidotes. Pour ce qui a trait aux
cérémonies civiles, le miel symbole de la pureté et de la douceur était chez
les Egyptiens un accessoire rituel de mariage.
Chez les Romains, on versait
quelques goûtes de miel à l’entrée de la demeure nuptiale. Ce qui explique
pourquoi, le jeune marié portait son épouse dans ses bras pour franchir le seuil de la maison. De là
vient l’expression lune de miel employée aujourd’hui dans plusieurs
langues pour designer les premières semaines du bonheur conjugal.
Chez les Juifs tout comme chez
les Romains, certains crimes étaient punis par le miel. Dépouillé de ses
vêtements, le condamné était enduit de miel, exposé aux piqûres des abeilles,
des fourmis et d’autres insectes.
L’académicien soviétique
Tsit-Syne, sur la base de plusieurs statistiques, constate que les personnes
âgées de 100 ans et plus sont des consommateurs de miel.
Les Européens consomment des
gâteaux à base de miel comme : le Macaron de Bretagne, le sablé basque, le
gâteau de la forêt noire (Allemagne), le Khiskhis de Lublin (Pologne) et les
confitures ou les caramels.
Comme denrée alimentaire, le
miel tenait une large place dans la vie des anciens.
Il y a lieu de rappeler tout
d’abord que le miel est un mélange complexe contenant plus de 80% d’éléments nutritifs : 75 à
80% de sucres, 16 à 22% d’eau, des substances minérales : magnésium,
calcium, fer, des enzymes (amylase, lipase).
Le miel contient les vitamines
A, B, C, D, F, K, P ces vitamines nous préserves des maladies mais aussi augmentent la résistance de notre organisme
face aux maladies.
En outre, figurent dans le miel
des protéines, des acides organiques et inorganiques, des matières colorantes
(carotène, chrolophille, xanthophylle), des substances aromatiques.
Le miel approvisionne notre
organisme en substance qui sert à la construction des tissus dans le
renouvellement constant. Grâce à ses sucres, il donne à notre organisme de
l’énergie nécessaire au travail, ces sucres diminuent également la fatigue
physique.
Le miel favorise la poussée
dentaire des enfants, stimule l’intelligence. Il est aussi utilisé en cas de
blessure ou des affections du tube
digestif (gastrite, ulcère, hémorroïdes). Il améliore le poids chez les
enfants, les convalescents, les vieillards et a une action stimulante sur
l’état général des sujets fatigués ou déprimés.
Le est aliment miracle et
facteur d’équilibre.
Ismaël
Diallo assistant Pharmacie de l’EDEM à
Commandayah
60.41.36.42 /67.41.36.42
Maradona est le nouveau sélectionneur de l’équipe d’argentine
Maradona
est le nouveau sélectionneur de l’équipe d’argentine
L’ancienne star du football
argentin est depuis ce 28 octobre , le nouveau sélectionneur de l’équipe
nationale de son pays. En fait considéré comme le deuxième meilleur footballeur derrière le brésilien Pelé,il a été désigné à la surprise générale
de tout le monde et certains argentins se demandent même comment une personne
qui n’a exercé que quelques mois seulement le poste d’entraîneur peut conduire
une équipe nationale. Champion du monde en 1986, il a été contrôlé positif lors
du mondial 1994, et depuis Maradona a été toujours entre la police et
l’hôpital. En avril 2004, il a faillit
perdre la vie suite à la consommation de la cocaïne. L’ancien joueur du Barça
et du Naples aura la tâche difficile de conduire une équipe en mauvaise
position dans les éliminatoires du mondial 2010 zone Amérique du sud et
débutera son teste dans un match amical face à l’Écosse le 19 Novembre avant d’affronter la France
Sow Mdou
Moussa
Écoles publiques : le changement se fait attendre
Écoles
publiques : le changement se fait attendre
Comme
d’habitude, les écoles publiques ont cessé de changer de visage à la veille de
toute rentrée scolaire. Cette année encore, il vous suffit d’effectuer un
déplacement pour vous rendre compte de la réalité. Pas même une couche de
peinture !
D’ailleurs, depuis leurs
inaugurations, jusqu’au à nos jours rares sont ces écoles qui ont été rénovées.
Laissés à l’abandon, ces établissements se dégradent et meurent à petit feu.
Certaines tôles se sont échappées sous l’effet du vent, si ce n’est les
plafonds qui subissent le même sort. Le manque de mobilier de bureau fait que
mêmes les professeurs n’ont plus droit au repos, en tout cas ils sont obligés
de se tenir débout durant tout le cours.
Quant aux toilettes, elles
restent impraticables et les odeurs nauséabondes qui s’y dégagent sont de
nature à donner la nausée.
Pour ce qui est de la pléthore
dans les salles, elle demeure un véritable casse tête comme nous l’a souligné
Mr Billo professeur d’histoire au lycée de Kipé. Voici comment se présente le
décor pour cette nouvelle rentrée scolaire. Quelle désolation !
La question qui revient sur
toutes les lèvres, c’est quelles sont la destination et l’utilisation de
l’argent annuellement versé par les élèves au compte de la contribution de
l’APEAE (association des parents d’élèves et amis de l’école) ?
Il n’est plus un tabou pour
personne que les chefs d’établissements sont à l’affût pour que les élèves
s’acquittent de leur cotisation. Et là, toutes les méthodes sont bonnes, même
s’il faut renvoyer les élèves.
A la question de savoir où passe
cet argent ? Les élèves sont tous unanimes que les autorités empochent le
francs guinéens qu’ils versent. Pour eux, la chaîne de bouffe est longue et elle va des
responsables d’écoles, aux dirigeants d’APEAE. C’est une question de chaîne,
conclut un élève.
Tandis que les chefs d’établissements
soutiennent le contraire, c’est ce que pense par exemple René Niankoï Loua
proviseur du lycée de Lambandji : ‘’ Nous utilisions cet argent pour
juguler certains problèmes comme : le manque de place, cela en
confectionnant des tables bancs.’’
Comme preuve de ce qu’il avance,
le proviseur n’a pas tardé à nous montrer des salles pleines de bancs, alors
qu’autre fois elles étaient totalement vides.
Par contre, des élèves que nous
avons rencontrés ont tout rejeté en bloc, affirmant qu’il s’agit là d’une
simple ruse de la part du proviseur. Qu’à cela ne tienne, certaines des salles
sont toujours vides.
Comme pour dire, qu’il y a
encore du pain sur la planche. On a l’impression que ce qui reste à faire est
plus important que ce qui a été fait.
Siba Toupouvogui 4e année Animation Culturelle
Échec grandissant des élèves des sciences exactes au bac
Échec
grandissant des élèves des sciences exactes au bac
Depuis l’instauration du bac
unique, beaucoup d’élèves estiment que l’accès à l’université devient de plus
en plus difficile surtout pour ce qui est des sciences expérimentales et mathématiques.
Pour preuve, au lycée de Kipé sur les milliers de candidats présentés en
expérimentale, l’école a totalisé au bac 2007, seulement 10 admis contre 60 en
2008. En sciences mathématiques, 87 admis en 2007 et 140 en 2008. Au même
moment, les élèves des sciences sociales ont raflé la plus grande part avec
toujours de forts taux de réussite.
L’échec grandissant dans ces
options crée aujourd’hui un phénomène, celui de l’exode des élèves candidats
malheureux au bac vers les sciences sociales. Car pour ces derniers, la seule
solution pour décrocher son bac consiste à se tourner vers cette science
littéraire.
Dans une telle situation, on
imagine bien que les salles de classes des sciences sociales risquent fort
d’être archi combles. Il faut noter que certaines écoles publiques étaient déjà
en manque de places. C’est le cas du lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya, en
2007 les autorités ont été obligées de repartir les élèves des 11e
années sciences sociales de l’établissement, dans les écoles privées environnantes.
Pour ce qui est de la cause de
l’échec des élèves des sciences expérimentales et mathématiques, les avis
divergent. Selon certains professeurs, le manque de niveau des élèves de ces
sciences est un frein à leur réussite. A ce niveau, ils estiment que beaucoup
ont manqué la formation à la base.
Interrogés à leur tour, les
élèves pointent un doigt accusateur sur les professeurs. Ils évoquent une
certaine incompétence des enseignants, sans oublier l’absentéisme desdits
profs. Cette absence conduit au non achèvement des cours, un facteur qui joue
sur les élèves au moment de l’examen. La classe de 12e année SM3 du
lycée de Kipé, n’a pas par exemple terminé tout son programme en géométrie.
Seul le chapitre un, en géométrie et les deux premiers chapitres en numérique
ont été touchés. Les élèves pensent même que les professeurs ne prennent pas au
sérieux les cours, car passant une grande partie à faire autres choses plutôt
que d’enseigner.
D’autres élèves et professeurs,
accusent les autorités de participer à
la pagaille. A ce niveau, on estime que la programmation est male faite. Les
matières de spécialités sont ainsi fixées à des heures tardives, entre 12h -
14h ou 16h -18h. Depuis que le bac a été rendu unique, les candidats estiment
qu’ils ne devraient plus suivre de cours non liés à leurs matières de
spécialités. Ils pensent donc, que les autorités ont tort d’imposer
l’enseignement de ces matières dans la mesure où cela représente un retard dans
l’achèvement des programmes.
Le gouvernement n’est pas du
tout en reste dans cette mauvaise organisation. Une partie des élèves soutien
que le non payement des professeurs à temps est l’une des causes de l’échec des
élèves. En effet, l’homme de craie ne jouit point d’un niveau de vie à la
normale en guinée. Ils sont en tout cas, nombreux ces enseignants qui ont du
mal à trouver le transport, le prix du loyer, les dépenses, la scolarisation
des enfants….à la fin du mois.
Quant aux parents d’élèves, ils
sont naturellement inquiets d’une telle situation. Ils ne cachent plus leur
amertume face aux incessantes dépenses liées à la scolarisation des enfants.
Abdourahmane Diallo TSM3, lycée de Kipé.
Tel : 64.19.35.89
Cinéma : ‘’ Aujourd’hui encore, je t’espérais toujours’’ au cœur de la violence de Sékou Touré
Cinéma : ‘’
Aujourd’hui encore, je t’espérais toujours’’ au cœur de la violence de Sékou
Touré
Nul
doute que le cinquantenaire de l’indépendance de la guinée n’est pas passé
inaperçu. Au-delà du folklore de l’évènement, certains guinéens ont tenu à
démonter que les 50 ans de notre liberté dans la pauvreté ont été teintés de
chaos : crise économique aiguë, division ethnique, massacre de tous
genres.
Les uns ont organisé des
conférences-débats, les autres ont écrit des livres et projeté des films dans
l’espoir d’apporter leur contribution à ce devoir de mémoire.
Ainsi, le 25 août dernier, ils
étaient nombreux ces guinéens, ces étrangers à prendre d’assaut le centre
culturel franco guinéen afin de participer au lancement du film ‘’ hier encore,
je t’espérais toujours’’.
Dans ce public hétérogène, s’y
trouvaient plusieurs personnalités de renoms parmi lesquelles : Amadou
Oury Bah ministre de la réconciliation, Mbaranga Garabwé coordinatrice du système des nations unies, les
ambassadeurs de France et de Grande Bretagne.
Le film d’une durée de 70
minutes a été réalisé par une canadienne du Québec, Catherine Veaux-Logeat.
C’est l’histoire d’une vie de couple entre Abdoulaye Djibril Barry et Nadine
Bari (une française), une histoire qui débouche en un mariage en 1961.
Abdoulaye regagne son pays et
devient chef de cabinet au ministère des affaires étrangères, il voyage
beaucoup à travers le monde.
Pendant ce temps, Sékou Touré
déclenche sa machine à tuer et pour ne rien arranger, arrive l’agression du 22
novembre 1970 avec là aussi son lot d’arrestation : 4000 personnes
croupinssent déjà dans les prisons.
Nadine et Abdoulaye continuent
leur vie comme si de rien n’était, car se disant qu’ils n’avaient rien à se
reprocher. Pourtant, les complots se multiplient et les guinéens mariés à des
françaises deviennent vite une cible à abattre pour Sékou Touré.
Face à la détérioration de la
situation, Nadine et ses enfants quittent le pays pour la France
Depuis cette tragique date,
Nadine se bat pour faire la lumière sur les circonstances de la disparition de
son mari. Nadine Bari se battra pendant 19 ans avant de découvrir la tombe
d’Abdoulaye à Tékounou (Kissidougou).
Après cette découverte, Nadine
qui est maintenant à la retraite s’est installée en guinée et y a créé une ONG
(Guinée Solidarité).
Hier encore, je t’espérais
toujours’’ se déroule entre la guinée (Conakry, Timbo, Kankan, Kissidougou) et la France. Le
Quant à la réalisatrice, elle a
entreprit depuis octobre une tournée devant la conduire en Europe, en Amérique
du nord, au festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO) et enfin un retour en guinée début 2009.
Cette tournée s’inscrit dans le cadre de la promotion du film qui sera
également diffusé par la télévision canadienne et peut être par la RTG.
Sow Mamadou Samba
Réaction
de quelques personnes lors de la projection du film ‘’ hier encore, je
t’espérais toujours’’
Nadine Bari auteur franco guinéenne
Réaction sur le film : Je suis
très contente que ce film ait vu le jour. La réalisatrice y a pensé et a
travaillé pendant trois ans, elle a eu du mal à trouver le financement, mais
elle l’a eu. Le film est un témoignage important pour l’histoire de la guinée.
Appréciation sur le
cinquantenaire : je pense que comme l’a dit Mme Henriette
Conté (première dame) lorsqu’elle nous a reçu au camp Samory, on ne peut pas
faire la fête sans sécher les larmes des veuves, des enfants et des mères des
disparus. Il faut sécher les larmes des victimes avant de penser à faire la fête.
La réconciliation : c’est
une occasion extraordinaire de se réconcilier. Tous les guinéens sont contents
de l’indépendance. Maintenant, il y a eu des pots cassés au moment et surtout
après l’indépendance. Il est temps de faire la lumière sinon l’histoire se
répétera, c’est ce qu’a dit Sidiki Kobélé Kéïta.
Catherine
Veaux-Logeat
réalisatrice canadienne
Réaction
sur le film : je
suis venu tourner ce film en guinée en novembre 2007, j’ai pris 21 jours c’est
très court. On a fait de longs voyages de Conakry en passant par Timbo, ensuite
Kankan et nous sommes revenus par Kissidougou. A Conakry on s’est rencontré
avec les élèves du lycée Hamdallaye Secondaire, on a fait des répétions qui
m’ont permis de mesurer le paramètre entre Nadine et la guinée. C’est comme ça
que j’ai montré le projet à Ivert Montréal qui a fait le montage. J’ai aussi
tourné ce film en faisant des interviews avec des ambassadeurs, des archives
etc. et puis j’ai aussi filmé à Strasbourg, l’endroit où Nadine a vécu pendant
toutes les 14 années de souffrance. Lors du montage, nous avons eu la
participation d’un investisseur canadien dont Radio Canada. Cela m’a permis
d’avoir un budget assez important. Je suis très contente de pouvoir terminer ce
film, ce soir je suis ravi de la réaction des guinéens, puisque j’ai dédié le
film aux guinéens, aux victimes. La sortie du film est prévue le lundi 29
septembre en Belgique, en France et un peu partout en Europe. Je tiens à dire
que ces pratiques relatées dans le film sont toujours fréquentes dans beaucoup
de pays comme en Birmanie, au Guatemala, en Irak.
Amadou Oury Bah ministre de la réconciliation
nationale et des relations avec les institutions
Réaction sur le film : en
regardant ce film on sent que c’est toute l’histoire du pays qui défile sous
nos yeux : des difficultés, des douleurs, des disparitions. C’est une
période assez sombre de notre histoire. Mais je pense qu’il y a une note
d’espoir, Nadine a retrouvé le tombeau de son mari. Aujourd’hui, elle s’est
investie dans de multiples activités dans le cadre de Guinée Solidarité. Entant
que ministère de la réconciliation, nous travaillons à réhabiliter les victimes
de toutes les périodes ensanglantées de notre histoire. Cela en rétablissant la
mémoire historique et progressivement, des faits qui étaient méconnus pourrons
être connus de la nouvelle génération. Parce qu’il ne faut pas perdre de vue,
depuis 1984 à nos jours cela fait 24 ans, une seule génération. La vraie
histoire doit être connue des guinéens pour qu’on puisse forger une identité
nationale solide pour faire face à cette compétitivité mondiale, à ces
incertitudes. Parce que sans cela, on ne peut pas se reconnaître entant que
nation, mais on se reconnaîtra à un congloméra d’individualité. Une nation
c’est une même lecture d’une histoire dans ses tragédies comme dans les moments
de bonheurs.
Actes de réconciliation : il y a
eu la restitution des corps des personnes tuées à Cosa, donc les autres
programmes vont suivre au fil du temps. Il ne faut pas aller en improvisant
certaines démarches, parce que sinon vous risquez de gâcher ce qui aurait pu
réussir de la démarche. Chaque acte posé réveille des douleurs et il ne
faudrait pas que ces douleurs nous poussent à l’application de la loi du talion. Les actes doivent nous pousser
vers la réconciliation, vers une projection, c’est pour cela qu’il faut aller
avec assez d’intelligence.
L’organisation des journées de
concertation a recommandé fortement la mise en place d’un cadre de concertation
permanent entre tous les acteurs, c'est-à-dire : la société civile, les
partis politiques, les coordinations régionales, bref toutes les forces vives
de la nation. L’association des victimes du camp Boiro participe régulièrement
à ces multiples rencontres dans ce cadre institutionnalisé comme organe
consultatif du ministère de la réconciliation nationale.
Propos recueillis par Mamadou Baïlo et Mamadou
Bobo Barry.
La vie de Barry Diawadou, une des victimes de Sékou Touré
La vie
de Barry Diawadou, une des victimes de Sékou Touré
Comme
vous le savez, le 2 octobre dernier la guinée a célébré son 50e
anniversaire. Cette commémoration a été mise à profit pour évoquer le passé
douloureux du pays, un passé marqué par des exécutions sommaires de tous
genres. Sur les cinquante mille victimes des camps de concentration du
dictateur Sékou Touré, figure un certain Barry Diawadou compagnon de
l’indépendance et dirigeant d’un parti politique en 1958.
Feu elhadj Barry Diawadou est né vers 1917 à Kolo, cercle de Dabola, il était fils de feus Almamy Aguibou et de Fatoumata Barry dite Djiwô Kolo.



Les débuts de l’homme : ancien combattant de
France, classe 1940, matricule 48610 grade sergent chef, il a participé à la 2e
guerre mondiale dans le but de libérer la
France. Il
Aux élections partielles du scrutin du 27 juin
1954, il est élu député à l’assemblée nationale française sur la liste
guinéenne d’union française pour une action sociale. Il a également été secrétaire général du parti
Bloc Africain de Guinée (BAG), créé le 18 février 1955 après son départ du
Rassemblement Démocratique Africain (RDA). Barry Diawadou était candidat aux
élections législatives du scrutin du 27 juin 1956 pour la liste indépendante
d’outre mer.
Entant que compagnon de l’indépendance, il fut
le premier leader guinéen à donner le mot d’ordre à ses militants de voter ‘’
Non’’ au referendum proposé par le général De gaulle, en vue d’une indépendance
de la guinée. Par ailleurs, il fut le premier leader à renoncer à tous les
avantages dont il bénéficiait auprès de la
France la
France
Barry Diawadou a aussi servit dans
l’enseignement guinéen et pour preuve, il fut le premier ministre de
l’éducation nationale dans le gouvernement constitué le 2 octobre 1958, il
occupera le même poste dans le 2e gouvernement formé le 27 mars
1960.
Il servira dans d’autres fonctions comme :
Ministre des finances dans le 3e
gouvernement formé le 27 janvier 1961, ambassadeur de guinée auprès du
gouvernement de la république Arabe Unie, de la république du Liban, du Yémen,
de la Somalie
Malheureusement, Barry Diawadou décède en 1969
au Camp Boiro dès suite d’une
arrestation arbitraire à l’âge de 52 ans.
Réalisé par Mody
Boubakar Diallo, fils d’un ancien commerçant. Ex secrétaire administratif du
Bloc Africain de Guinée (BAG) de la section de Mamou.
Des jeunes s’expriment sur le cinquantenaire
Des
jeunes s’expriment sur le cinquantenaire
Le 2 octobre, la guinée a fêté
l’an 50 de son accession à la souveraineté nationale. L’évènement a été célébré
dans un contexte politique, économique
et social très difficile. Du coup, nombreux ont été les guinéens à dénoncer
cette festivité qui a coûté plus de 20 milliards de francs guinéens à un pays
qui manque même d’eau et de courant après 50 années d’indépendance. Coup de
projecteur sur l’avis de certains jeunes à propos de cette fête.
Konaté Mohamed Lamine
(journaliste)
Le cinquantenaire s’est passé
plus ou moins bien. Il y a eu des défaillances qui ont émaillé l’organisation.
On devait conférer à l’évènement une dimension culturelle pour la
réhabilitation de ceux qui se sont battus pour l’indépendance du pays. Mais tel
n’a pas été le cas. Tout le monde était
au regret face à la mauvaise organisation. Ce jour, j’étais à la place des
martyrs pour la retransmission en direct au compte d’une radio privée où
j’exerce. J’avoue que ce que j’ai vu et entendu m’a laissé sur ma faim. Que de
discours pompés ! Rien n’a été dit sur la réconciliation, le pardon, la
solidarité. Il faut dire que le lendemain de l’accession à l’indépendance, des
crimes ont été commis à tort et à travers. Donc c’était l’occasion pour
adresser des propos de réconciliation et de pardon aux familles des victimes.
Mais on s’est contenté de discours fallacieux. C’est vrai qu’il y a eu la
présence de grandes personnalités politiques, mais on a constaté l’absence de
notre chef de l’Etat. Pourtant, il aurait pu assister à la cérémonie.
L’autre aspect, c’est qu’avec
tout ça, les fonctionnaires n’étaient pas encore payés. Alors, comment
voulez-vous qu’il y ait une fête avec un estomac vide ? Bref, sur toutes
les lignes, le cinquantenaire a été un échec.
Mariam Bah (étudiante en
histoire à l’université de Kankan)
Je pense qu’ils ont bien fait de
fêter le cinquantenaire, parce que c’est un moment unique dans l’histoire d’un
peuple. Mais cela n’a pas vraiment réussi, moi je ne m’attendais pas à ce que
l’organisation soit ainsi. Des fonds ont été mobilisés pour la réussite de la
cérémonie, mais aussi des gens ont été décorés alors qu’ils ne le méritaient
pas du tout. Il y a par exemple le cas du ministre secrétaire général à la présidence
de la république Alpha Ibrahima Kéïra et même le premier ministre Ahmed Tidjane
Souaré. Par contre, des personnes comme les deux leaders syndicaux :
Ibrahima Fofana et Hadja Rabiatou Sera Diallo, auraient pu être décorées.
Tibab Sandouhno manager d’artistes
De 1958 à 2008, la guinée a 50
ans. Mais rien n’a changé, si vous regardez les évènements de janvier/ février
2007 avec leurs tueries, violes et destruction, c’est la merde. Rien n’a été
fait par rapport à cette situation. Bref, le cinquantenaire a été un gâchis
total.
Propos recueillis par Mamadou Bobo Barry
étudiant à Mercure, 2e année Droit.
Brisons le silence contre la
Brisons
le silence contre la
Violence !
C’est
quoi la violence ? « C’est la menace ou l’utilisation intentionnelle
de la force physique ou du pouvoir, contre une personne par un individu ou un
groupe qui entraîne ou risque fortement de causer un préjudice à la santé, à la
survie, au développement ou à la dignité de la personne ».
Au fait, lorsque nos parents
nous envoient à l’école, c’est pour nous permettre d’acquérir de l’instruction.
Mais l’école est aussi un formidable lieu de rencontre où se font des amitiés
qui nous aident à construire notre personnalité.
Malheureusement, il arrive que
ce soit aussi un lieu d’une très grande agressivité qui peut compromettre la
scolarité des plus fragiles et cela toute leur vie.
En milieu scolaire, la violence
peut avoir beaucoup de visage : la bastonnade, le harcèlement sexuel, les
corvées, les brimades…
Ces pratiques sont exercées par
les adultes sur les plus petits. Les filles et les garçons sont souvent
affectés différemment. Quelque soit son origine ou ses manifestations, la
violence pourrie la vie. C’est pourquoi, certaines personnes sont tentées d’y
répondre par la violence.
Mais est-ce la bonne solution ? Nous
pensons que non ! Puisque, la chicotte laisse de mauvais souvenirs à beaucoup de jeunes. C’est souvent dans les
écoles primaires que des maîtres tirent les oreilles, giflent ou fouettent le
plus d’élèves récalcitrants ou ceux qui ne parviennent pas à retenir les
leçons.
Pourtant, l’expérience a
démontré que ces punitions ne sont pas forcements efficaces. Au contraire, les
élèves habitués au fouet, développent en eux des techniques de résistances aux
bastonnades. Dans ce cas, lorsqu’ils grandissent, ils deviennent très violents
à leur tour. Dans tous les cas, les châtiments corporels laissent des blessures
psychologiques plus profondes que la main de l’enseignant.
Seule la mobilisation de tous et
de chacun permettra de mettre fin à la violence. Il faut pour cela que les
mentalités changent définitivement, pour que l’avenir sourie à nos jeunes
élèves.
Pour cela, chacun de nous peut apporter sa petite contribution pour résorber ce problème.
Aïssatou Yéro Bah.
Tel : 60.39.67.30
Assassinat familial à Hamdallaye :
Assassinat
familial à Hamdallaye :
il tue
son oncle pour une chaise
La criminalité
continue de sévir dans notre pays. Et pour cause, le jeudi 2 octobre jour
commémoratif de l’an 50 ans de l’accession de la guinée à l’indépendance, le
quartier Hamdallaye (Nyariwada) a été secoué par un meurtre.
Ce jour à 19h, le jeune Mamadou
Korka Diallo dit Bras âgé de 19 ans décide de tuer son propre oncle Alpha
Ibrahima Diallo communément appelé Bappa, vendeur de jus de son état.
Selon les témoins, c’est une
histoire de chaise qui serait à l’origine de l’acte fatal. En effet, Korka fait
sortir une chaise dans le but de s’asseoir. Quelques instants après, il se
déplace, mais à son retour son oncle qui buvait du vin de palme (Bandji) avait
déjà pris place sur sa chaise. Korka continu comme si de rien n’était et fait un second déplacement. A son second retour, son oncle n’avait
toujours pas cédé la place. Alors, violemment il se jette sur lui, mais
heureusement, ils sont séparés au bon moment.
Sur le champ, Bras part chercher une paire de
ciseaux. Il arrive près de son oncle et trouve que les gens se sont déjà
dispersés. C’est alors qu’il profite de l’occasion pour enfoncer les ciseaux
sur le cou d’Alpha Ibrahima (Bappa).
Ce dernier, rend finalement
l’âme quelques instants plus tard. De l’avis des témoins, l’assassin avait
déserté l’école depuis un an et errait dans le quartier sans aucune activité.
D’ailleurs, il aurait engrossé une fille de sa localité. Quant à la victime,
elle avait quitté son village et vivait sous le même toit que son meurtrier.
Elle vendait du jus à travers une charrette qui distribuait des casiers aux
boutiquiers du quartier.
Signalons que cet acte
d’assassinat n’a pas donné lieu à des scènes de règlements de compte dans la
mesure où victime et bourreau sont tous de la même famille. Alpha a pu regagner
sa dernière demeure le lendemain, vendredi 3 octobre au cimetière d’Hamdallaye
après la prière de 14h.
Mamadou
Baïlo Barry. Tel : 64.78.47.73
il tue
son oncle pour une chaise
La criminalité
continue de sévir dans notre pays. Et pour cause, le jeudi 2 octobre jour
commémoratif de l’an 50 ans de l’accession de la guinée à l’indépendance, le
quartier Hamdallaye (Nyariwada) a été secoué par un meurtre.
Ce jour à 19h, le jeune Mamadou
Korka Diallo dit Bras âgé de 19 ans décide de tuer son propre oncle Alpha
Ibrahima Diallo communément appelé Bappa, vendeur de jus de son état.
Selon les témoins, c’est une
histoire de chaise qui serait à l’origine de l’acte fatal. En effet, Korka fait
sortir une chaise dans le but de s’asseoir. Quelques instants après, il se
déplace, mais à son retour son oncle qui buvait du vin de palme (Bandji) avait
déjà pris place sur sa chaise. Korka continu comme si de rien n’était et fait un second déplacement. A son second retour, son oncle n’avait
toujours pas cédé la place. Alors, violemment il se jette sur lui, mais
heureusement, ils sont séparés au bon moment.
Sur le champ, Bras part chercher une paire de
ciseaux. Il arrive près de son oncle et trouve que les gens se sont déjà
dispersés. C’est alors qu’il profite de l’occasion pour enfoncer les ciseaux
sur le cou d’Alpha Ibrahima (Bappa).
Ce dernier, rend finalement
l’âme quelques instants plus tard. De l’avis des témoins, l’assassin avait
déserté l’école depuis un an et errait dans le quartier sans aucune activité.
D’ailleurs, il aurait engrossé une fille de sa localité. Quant à la victime,
elle avait quitté son village et vivait sous le même toit que son meurtrier.
Elle vendait du jus à travers une charrette qui distribuait des casiers aux
boutiquiers du quartier.
Signalons que cet acte
d’assassinat n’a pas donné lieu à des scènes de règlements de compte dans la
mesure où victime et bourreau sont tous de la même famille. Alpha a pu regagner
sa dernière demeure le lendemain, vendredi 3 octobre au cimetière d’Hamdallaye
après la prière de 14h.
Mamadou
Baïlo Barry. Tel : 64.78.47.73
LA RENTREE DES CLASSES 2008-2009 A
LA RENTREE DES 2009 A
DJAFRI-CITY (FRIA)
La rentrée des classes comme toujours est belle
avec des retrouvailles entre amis. Mais un problème se pose aussi dans les
écoles publiques ici à Fria, c’est celui
de la pléthore des effectifs. Avec ce grand succès cette année au BEPC, nous
espérons qu’il y aura pleins de mathématiciens et d"expérimentateurs
puisque les élèves ont tendance à quitter les sciences mathématiques et
expérimentales pour les sciences sociales. Car, pour bon nombre d’entre eux,
c’est la branche la plus facile.
A notre humble
avis, aucune science n’est au dessus de l"autre, seulement c’est la
détermination et l’engagement qui peuvent créer la différence.
Saran Sylla 12e
sciences sociales L. Cabral de Fria, correspondante de la plume plus.
Tel : 64.97.38.82 saranston@yahoo.fr



