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mardi 6 janvier 2009

Les vertus du miel

Les vertus du miel

La première mention du miel en tant que médicament a été retrouvée dans de très anciens documents écrits: les tablettes de terre glaise de l’antique Mésopotamie datant de l’ans 2700 avant Jésus Christ. Quelques années plus tard, Hippocrate le plus grand médecin de l’antiquité a recommandé aux malades le miel tant à l’état pur que dilué dans l’eau ou mélangé à d’autres aliments.

A Valence (Espagne) sur le ‘’Rocher de la grotte de l’araignée’’ on a découvert ce dessin : un homme, une corbeille à son bras, grimpe à l’aide d’une corde pour atteindre un nid d’abeilles.

Cette scène de récolte de miel a été représentée avec tant de réalisme que de nombreux détails ont permis aux savants de dater cette trouvaille de l’époque du néolithique. A l’âge de la pierre donc, les hommes consommaient le miel.

On se rappel également la belle légende rapportée il y a 23 siècles par Aristote « le miel, ce sont les larmes des étoiles qui tombent avec la rosée sur la terre pour adoucir la vie des humains ». Les Hindous attribuaient au miel des propriétés curatives très variées. En cas d’intoxication par les poisons, le miel passait pour l’un des meilleurs antidotes. Pour ce qui a trait aux cérémonies civiles, le miel symbole de la pureté et de la douceur était chez les Egyptiens un accessoire rituel de mariage.

Chez les Romains, on versait quelques goûtes de miel à l’entrée de la demeure nuptiale. Ce qui explique pourquoi, le jeune marié portait son épouse dans ses bras pour franchir le seuil de la maison. De là vient l’expression lune de miel employée aujourd’hui dans plusieurs langues pour designer les premières semaines du bonheur conjugal.

Chez les Juifs tout comme chez les Romains, certains crimes étaient punis par le miel. Dépouillé de ses vêtements, le condamné était enduit de miel, exposé aux piqûres des abeilles, des fourmis et d’autres insectes.

L’académicien soviétique Tsit-Syne, sur la base de plusieurs statistiques, constate que les personnes âgées de 100 ans et plus sont des consommateurs de miel.

Les Européens consomment des gâteaux à base de miel comme : le Macaron de Bretagne, le sablé basque, le gâteau de la forêt noire (Allemagne), le Khiskhis de Lublin (Pologne) et les confitures ou les caramels.

Comme denrée alimentaire, le miel tenait une large place dans la vie des anciens.

Il y a lieu de rappeler tout d’abord que le miel est un mélange complexe contenant plus de 80% d’éléments nutritifs : 75 à 80% de sucres, 16 à 22% d’eau, des substances minérales : magnésium, calcium, fer, des enzymes (amylase, lipase).

Le miel contient les vitamines A, B, C, D, F, K, P ces vitamines nous préserves des maladies mais aussi augmentent la résistance de notre organisme face aux maladies.

En outre, figurent dans le miel des protéines, des acides organiques et inorganiques, des matières colorantes (carotène, chrolophille, xanthophylle), des substances aromatiques.

Le miel approvisionne notre organisme en substance qui sert à la construction des tissus dans le renouvellement constant. Grâce à ses sucres, il donne à notre organisme de l’énergie nécessaire au travail, ces sucres diminuent également la fatigue physique.

Le miel favorise la poussée dentaire des enfants, stimule l’intelligence. Il est aussi utilisé en cas de blessure ou des affections du tube digestif (gastrite, ulcère, hémorroïdes). Il améliore le poids chez les enfants, les convalescents, les vieillards et a une action stimulante sur l’état général des sujets fatigués ou déprimés.

Le est aliment miracle et facteur d’équilibre.

 

Ismaël Diallo assistant Pharmacie de l’EDEM à Commandayah

ismailmobwe@yahoo.fr

60.41.36.42 /67.41.36.42

 

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Maradona est le nouveau sélectionneur de l’équipe d’argentine

Maradona est le nouveau sélectionneur de l’équipe d’argentine

 

L’ancienne star du football argentin est depuis ce 28 octobre , le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale de son pays. En fait considéré comme le deuxième meilleur footballeur derrière le brésilien Pelé,il a été désigné à la surprise générale de tout le monde et certains argentins se demandent même comment une personne qui n’a exercé que quelques mois seulement le poste d’entraîneur peut conduire une équipe nationale. Champion du monde en 1986, il a été contrôlé positif lors du mondial 1994, et depuis Maradona a été toujours entre la police et l’hôpital. En avril 2004, il a faillit perdre la vie suite à la consommation de la cocaïne. L’ancien joueur du Barça et du Naples aura la tâche difficile de conduire une équipe en mauvaise position dans les éliminatoires du mondial 2010 zone Amérique du sud et débutera son teste dans un match amical face à l’Écosse le 19 Novembre avant d’affronter

la France

au stade vélodrome de Marseille en février 2009 toujours en amical.

Sow Mdou Moussa

 

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Écoles publiques : le changement se fait attendre

Écoles publiques : le changement se fait attendre

Comme d’habitude, les écoles publiques ont cessé de changer de visage à la veille de toute rentrée scolaire. Cette année encore, il vous suffit d’effectuer un déplacement pour vous rendre compte de la réalité. Pas même une couche de peinture !

D’ailleurs, depuis leurs inaugurations, jusqu’au à nos jours rares sont ces écoles qui ont été rénovées. Laissés à l’abandon, ces établissements se dégradent et meurent à petit feu. Certaines tôles se sont échappées sous l’effet du vent, si ce n’est les plafonds qui subissent le même sort. Le manque de mobilier de bureau fait que mêmes les professeurs n’ont plus droit au repos, en tout cas ils sont obligés de se tenir débout durant tout le cours.

Quant aux toilettes, elles restent impraticables et les odeurs nauséabondes qui s’y dégagent sont de nature à donner la nausée.

Pour ce qui est de la pléthore dans les salles, elle demeure un véritable casse tête comme nous l’a souligné Mr Billo professeur d’histoire au lycée de Kipé. Voici comment se présente le décor pour cette nouvelle rentrée scolaire. Quelle désolation !

La question qui revient sur toutes les lèvres, c’est quelles sont la destination et l’utilisation de l’argent annuellement versé par les élèves au compte de la contribution de l’APEAE (association des parents d’élèves et amis de l’école) ?

Il n’est plus un tabou pour personne que les chefs d’établissements sont à l’affût pour que les élèves s’acquittent de leur cotisation. Et là, toutes les méthodes sont bonnes, même s’il faut renvoyer les élèves.

A la question de savoir où passe cet argent ? Les élèves sont tous unanimes que les autorités empochent le francs guinéens qu’ils versent. Pour eux, la chaîne de bouffe est longue et elle va des responsables d’écoles, aux dirigeants d’APEAE. C’est une question de chaîne, conclut un élève.

Tandis que les chefs d’établissements soutiennent le contraire, c’est ce que pense par exemple René Niankoï Loua proviseur du lycée de Lambandji : ‘’ Nous utilisions cet argent pour juguler certains problèmes comme : le manque de place, cela en confectionnant des tables bancs.’’

Comme preuve de ce qu’il avance, le proviseur n’a pas tardé à nous montrer des salles pleines de bancs, alors qu’autre fois elles étaient totalement vides.

Par contre, des élèves que nous avons rencontrés ont tout rejeté en bloc, affirmant qu’il s’agit là d’une simple ruse de la part du proviseur. Qu’à cela ne tienne, certaines des salles sont toujours vides.

Comme pour dire, qu’il y a encore du pain sur la planche. On a l’impression que ce qui reste à faire est plus important que ce qui a été fait.

Siba Toupouvogui 4e année Animation Culturelle

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Échec grandissant des élèves des sciences exactes au bac

Échec grandissant des élèves des sciences exactes au bac

 

Depuis l’instauration du bac unique, beaucoup d’élèves estiment que l’accès à l’université devient de plus en plus difficile surtout pour ce qui est des sciences expérimentales et mathématiques. Pour preuve, au lycée de Kipé sur les milliers de candidats présentés en expérimentale, l’école a totalisé au bac 2007, seulement 10 admis contre 60 en 2008. En sciences mathématiques, 87 admis en 2007 et 140 en 2008. Au même moment, les élèves des sciences sociales ont raflé la plus grande part avec toujours de forts taux de réussite.

L’échec grandissant dans ces options crée aujourd’hui un phénomène, celui de l’exode des élèves candidats malheureux au bac vers les sciences sociales. Car pour ces derniers, la seule solution pour décrocher son bac consiste à se tourner vers cette science littéraire.

Dans une telle situation, on imagine bien que les salles de classes des sciences sociales risquent fort d’être archi combles. Il faut noter que certaines écoles publiques étaient déjà en manque de places. C’est le cas du lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya, en 2007 les autorités ont été obligées de repartir les élèves des 11e années sciences sociales de l’établissement, dans les écoles privées environnantes.

Pour ce qui est de la cause de l’échec des élèves des sciences expérimentales et mathématiques, les avis divergent. Selon certains professeurs, le manque de niveau des élèves de ces sciences est un frein à leur réussite. A ce niveau, ils estiment que beaucoup ont manqué la formation à la base.

Interrogés à leur tour, les élèves pointent un doigt accusateur sur les professeurs. Ils évoquent une certaine incompétence des enseignants, sans oublier l’absentéisme desdits profs. Cette absence conduit au non achèvement des cours, un facteur qui joue sur les élèves au moment de l’examen. La classe de 12e année SM3 du lycée de Kipé, n’a pas par exemple terminé tout son programme en géométrie. Seul le chapitre un, en géométrie et les deux premiers chapitres en numérique ont été touchés. Les élèves pensent même que les professeurs ne prennent pas au sérieux les cours, car passant une grande partie à faire autres choses plutôt que d’enseigner.

D’autres élèves et professeurs, accusent les autorités de participer à la pagaille. A ce niveau, on estime que la programmation est male faite. Les matières de spécialités sont ainsi fixées à des heures tardives, entre 12h - 14h ou 16h -18h. Depuis que le bac a été rendu unique, les candidats estiment qu’ils ne devraient plus suivre de cours non liés à leurs matières de spécialités. Ils pensent donc, que les autorités ont tort d’imposer l’enseignement de ces matières dans la mesure où cela représente un retard dans l’achèvement des programmes.

Le gouvernement n’est pas du tout en reste dans cette mauvaise organisation. Une partie des élèves soutien que le non payement des professeurs à temps est l’une des causes de l’échec des élèves. En effet, l’homme de craie ne jouit point d’un niveau de vie à la normale en guinée. Ils sont en tout cas, nombreux ces enseignants qui ont du mal à trouver le transport, le prix du loyer, les dépenses, la scolarisation des enfants….à la fin du mois.

Quant aux parents d’élèves, ils sont naturellement inquiets d’une telle situation. Ils ne cachent plus leur amertume face aux incessantes dépenses liées à la scolarisation des enfants.

Abdourahmane Diallo TSM3, lycée de Kipé. Tel : 64.19.35.89

 

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Cinéma : ‘’ Aujourd’hui encore, je t’espérais toujours’’ au cœur de la violence de Sékou Touré

Cinéma : ‘’ Aujourd’hui encore, je t’espérais toujours’’ au cœur de la violence de Sékou Touré

Nul doute que le cinquantenaire de l’indépendance de la guinée n’est pas passé inaperçu. Au-delà du folklore de l’évènement, certains guinéens ont tenu à démonter que les 50 ans de notre liberté dans la pauvreté ont été teintés de chaos : crise économique aiguë, division ethnique, massacre de tous genres.

 

Les uns ont organisé des conférences-débats, les autres ont écrit des livres et projeté des films dans l’espoir d’apporter leur contribution à ce devoir de mémoire.

Ainsi, le 25 août dernier, ils étaient nombreux ces guinéens, ces étrangers à prendre d’assaut le centre culturel franco guinéen afin de participer au lancement du film ‘’ hier encore, je t’espérais toujours’’.

Dans ce public hétérogène, s’y trouvaient plusieurs personnalités de renoms parmi lesquelles : Amadou Oury Bah ministre de la réconciliation, Mbaranga Garabwé coordinatrice du système des nations unies, les ambassadeurs de France et de Grande Bretagne.

Le film d’une durée de 70 minutes a été réalisé par une canadienne du Québec, Catherine Veaux-Logeat. C’est l’histoire d’une vie de couple entre Abdoulaye Djibril Barry et Nadine Bari (une française), une histoire qui débouche en un mariage en 1961.

Abdoulaye regagne son pays et devient chef de cabinet au ministère des affaires étrangères, il voyage beaucoup à travers le monde.

 

Pendant ce temps, Sékou Touré déclenche sa machine à tuer et pour ne rien arranger, arrive l’agression du 22 novembre 1970 avec là aussi son lot d’arrestation : 4000 personnes croupinssent déjà dans les prisons.

Nadine et Abdoulaye continuent leur vie comme si de rien n’était, car se disant qu’ils n’avaient rien à se reprocher. Pourtant, les complots se multiplient et les guinéens mariés à des françaises deviennent vite une cible à abattre pour Sékou Touré.

Face à la détérioration de la situation, Nadine et ses enfants quittent le pays pour

la France

, Abdoulaye quant à lui tente de fuir la guinée par la frontière ivoirienne. Hélas, il est arrêté le 29 août 1972 et ne donne aucun signe de vie.

Depuis cette tragique date, Nadine se bat pour faire la lumière sur les circonstances de la disparition de son mari. Nadine Bari se battra pendant 19 ans avant de découvrir la tombe d’Abdoulaye à Tékounou (Kissidougou).

Après cette découverte, Nadine qui est maintenant à la retraite s’est installée en guinée et y a créé une ONG (Guinée Solidarité).

Hier encore, je t’espérais toujours’’ se déroule entre la guinée (Conakry, Timbo, Kankan, Kissidougou) et

la France. Le

film d’une qualité extraordinaire, mélange des témoignages et des images d’archives notamment celles de la visite du dictateur guinéen à Paris.

Quant à la réalisatrice, elle a entreprit depuis octobre une tournée devant la conduire en Europe, en Amérique du nord, au festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO) et enfin un retour en guinée début 2009. Cette tournée s’inscrit dans le cadre de la promotion du film qui sera également diffusé par la télévision canadienne et peut être par

la RTG.

 

Sow Mamadou Samba

 

Réaction de quelques personnes lors de la projection du film ‘’ hier encore, je t’espérais toujours’’

 

Nadine Bari auteur franco guinéenne

 

Réaction sur le film : Je suis très contente que ce film ait vu le jour. La réalisatrice y a pensé et a travaillé pendant trois ans, elle a eu du mal à trouver le financement, mais elle l’a eu. Le film est un témoignage important pour l’histoire de la guinée.

Appréciation sur le cinquantenaire : je pense que comme l’a dit Mme Henriette Conté (première dame) lorsqu’elle nous a reçu au camp Samory, on ne peut pas faire la fête sans sécher les larmes des veuves, des enfants et des mères des disparus. Il faut sécher les larmes des victimes avant de penser à faire la fête.

La réconciliation : c’est une occasion extraordinaire de se réconcilier. Tous les guinéens sont contents de l’indépendance. Maintenant, il y a eu des pots cassés au moment et surtout après l’indépendance. Il est temps de faire la lumière sinon l’histoire se répétera, c’est ce qu’a dit Sidiki Kobélé Kéïta.

 

Catherine Veaux-Logeat

 réalisatrice canadienne

Réaction sur le film : je suis venu tourner ce film en guinée en novembre 2007, j’ai pris 21 jours c’est très court. On a fait de longs voyages de Conakry en passant par Timbo, ensuite Kankan et nous sommes revenus par Kissidougou. A Conakry on s’est rencontré avec les élèves du lycée Hamdallaye Secondaire, on a fait des répétions qui m’ont permis de mesurer le paramètre entre Nadine et la guinée. C’est comme ça que j’ai montré le projet à Ivert Montréal qui a fait le montage. J’ai aussi tourné ce film en faisant des interviews avec des ambassadeurs, des archives etc. et puis j’ai aussi filmé à Strasbourg, l’endroit où Nadine a vécu pendant toutes les 14 années de souffrance. Lors du montage, nous avons eu la participation d’un investisseur canadien dont Radio Canada. Cela m’a permis d’avoir un budget assez important. Je suis très contente de pouvoir terminer ce film, ce soir je suis ravi de la réaction des guinéens, puisque j’ai dédié le film aux guinéens, aux victimes. La sortie du film est prévue le lundi 29 septembre en Belgique, en France et un peu partout en Europe. Je tiens à dire que ces pratiques relatées dans le film sont toujours fréquentes dans beaucoup de pays comme en Birmanie, au Guatemala, en Irak.

 

Amadou Oury Bah ministre de la réconciliation nationale et des relations avec les institutions

 

Réaction sur le film : en regardant ce film on sent que c’est toute l’histoire du pays qui défile sous nos yeux : des difficultés, des douleurs, des disparitions. C’est une période assez sombre de notre histoire. Mais je pense qu’il y a une note d’espoir, Nadine a retrouvé le tombeau de son mari. Aujourd’hui, elle s’est investie dans de multiples activités dans le cadre de Guinée Solidarité. Entant que ministère de la réconciliation, nous travaillons à réhabiliter les victimes de toutes les périodes ensanglantées de notre histoire. Cela en rétablissant la mémoire historique et progressivement, des faits qui étaient méconnus pourrons être connus de la nouvelle génération. Parce qu’il ne faut pas perdre de vue, depuis 1984 à nos jours cela fait 24 ans, une seule génération. La vraie histoire doit être connue des guinéens pour qu’on puisse forger une identité nationale solide pour faire face à cette compétitivité mondiale, à ces incertitudes. Parce que sans cela, on ne peut pas se reconnaître entant que nation, mais on se reconnaîtra à un congloméra d’individualité. Une nation c’est une même lecture d’une histoire dans ses tragédies comme dans les moments de bonheurs.

Actes de réconciliation : il y a eu la restitution des corps des personnes tuées à Cosa, donc les autres programmes vont suivre au fil du temps. Il ne faut pas aller en improvisant certaines démarches, parce que sinon vous risquez de gâcher ce qui aurait pu réussir de la démarche. Chaque acte posé réveille des douleurs et il ne faudrait pas que ces douleurs nous poussent à l’application de la loi du talion. Les actes doivent nous pousser vers la réconciliation, vers une projection, c’est pour cela qu’il faut aller avec assez d’intelligence.

L’organisation des journées de concertation a recommandé fortement la mise en place d’un cadre de concertation permanent entre tous les acteurs, c'est-à-dire : la société civile, les partis politiques, les coordinations régionales, bref toutes les forces vives de la nation. L’association des victimes du camp Boiro participe régulièrement à ces multiples rencontres dans ce cadre institutionnalisé comme organe consultatif du ministère de la réconciliation nationale.

Propos recueillis par Mamadou Baïlo et Mamadou Bobo Barry.

 

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La vie de Barry Diawadou, une des victimes de Sékou Touré

La vie de Barry Diawadou, une des victimes de Sékou Touré

Comme vous le savez, le 2 octobre dernier la guinée a célébré son 50e anniversaire. Cette commémoration a été mise à profit pour évoquer le passé douloureux du pays, un passé marqué par des exécutions sommaires de tous genres. Sur les cinquante mille victimes des camps de concentration du dictateur Sékou Touré, figure un certain Barry Diawadou compagnon de l’indépendance et dirigeant d’un parti politique en 1958.

Feu elhadj Barry Diawadou est né vers 1917 à Kolo, cercle de Dabola, il était fils de feus Almamy Aguibou et de Fatoumata Barry dite Djiwô Kolo.


bry_diawadou

Les débuts de l’homme : ancien combattant de France, classe 1940, matricule 48610 grade sergent chef, il a participé à la 2e guerre mondiale dans le but de libérer

la France. Il

a également été conseillé de l’Afrique Occidentale Française avec siège à Dakar.

Aux élections partielles du scrutin du 27 juin 1954, il est élu député à l’assemblée nationale française sur la liste guinéenne d’union française pour une action sociale. Il a également été secrétaire général du parti Bloc Africain de Guinée (BAG), créé le 18 février 1955 après son départ du Rassemblement Démocratique Africain (RDA). Barry Diawadou était candidat aux élections législatives du scrutin du 27 juin 1956 pour la liste indépendante d’outre mer.

Entant que compagnon de l’indépendance, il fut le premier leader guinéen à donner le mot d’ordre à ses militants de voter ‘’ Non’’ au referendum proposé par le général De gaulle, en vue d’une indépendance de la guinée. Par ailleurs, il fut le premier leader à renoncer à tous les avantages dont il bénéficiait auprès de

la France

à savoir :Sa pension d’ancien combattant, ses biens matériels, sa pension de député à l’assemblée nationale française, sa nationalité française, tout ceci dans le seul but de favoriser l’accession de son pays à l’indépendance totale par patriotisme. En plus de tout cela, en 1959, quelques mois après l’indépendance, il refusera fermement l’offre de

la France

, de mettre à sa disposition de l’argent et une armée, pour un vote en faveur du « oui » évitant ainsi un bain de sang à son peuple. A noter que Barry Diawadou sauva de justesse le président Sékou Touré en lui recommandant de refuser de monter dans l’avion militaire devant le conduire à Dakar. La raison était très simple, les français voulaient le larguer en haute mer après son discours du 25 août 1958 à De gaulle.

Barry Diawadou a aussi servit dans l’enseignement guinéen et pour preuve, il fut le premier ministre de l’éducation nationale dans le gouvernement constitué le 2 octobre 1958, il occupera le même poste dans le 2e gouvernement formé le 27 mars 1960.

Il servira dans d’autres fonctions comme :

Ministre des finances dans le 3e gouvernement formé le 27 janvier 1961, ambassadeur de guinée auprès du gouvernement de la république Arabe Unie, de la république du Liban, du Yémen, de

la Somalie

, du Soudan avec résidence au Caire en Egypte le 1er janvier 1963, directeur général de l’imprimerie Patrice Lumumba, le 28 novembre 1968, à ce titre il a édité un exemplaire du coran.

Malheureusement, Barry Diawadou décède en 1969 au Camp Boiro dès suite d’une arrestation arbitraire à l’âge de 52 ans.

 

Réalisé par Mody Boubakar Diallo, fils d’un ancien commerçant. Ex secrétaire administratif du Bloc Africain de Guinée (BAG) de la section de Mamou.

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Des jeunes s’expriment sur le cinquantenaire

Des jeunes s’expriment sur le cinquantenaire

Le 2 octobre, la guinée a fêté l’an 50 de son accession à la souveraineté nationale. L’évènement a été célébré dans un contexte politique, économique et social très difficile. Du coup, nombreux ont été les guinéens à dénoncer cette festivité qui a coûté plus de 20 milliards de francs guinéens à un pays qui manque même d’eau et de courant après 50 années d’indépendance. Coup de projecteur sur l’avis de certains jeunes à propos de cette fête.

Konaté Mohamed Lamine (journaliste)

Le cinquantenaire s’est passé plus ou moins bien. Il y a eu des défaillances qui ont émaillé l’organisation. On devait conférer à l’évènement une dimension culturelle pour la réhabilitation de ceux qui se sont battus pour l’indépendance du pays. Mais tel n’a pas été le cas. Tout le monde était au regret face à la mauvaise organisation. Ce jour, j’étais à la place des martyrs pour la retransmission en direct au compte d’une radio privée où j’exerce. J’avoue que ce que j’ai vu et entendu m’a laissé sur ma faim. Que de discours pompés ! Rien n’a été dit sur la réconciliation, le pardon, la solidarité. Il faut dire que le lendemain de l’accession à l’indépendance, des crimes ont été commis à tort et à travers. Donc c’était l’occasion pour adresser des propos de réconciliation et de pardon aux familles des victimes. Mais on s’est contenté de discours fallacieux. C’est vrai qu’il y a eu la présence de grandes personnalités politiques, mais on a constaté l’absence de notre chef de l’Etat. Pourtant, il aurait pu assister à la cérémonie.

L’autre aspect, c’est qu’avec tout ça, les fonctionnaires n’étaient pas encore payés. Alors, comment voulez-vous qu’il y ait une fête avec un estomac vide ? Bref, sur toutes les lignes, le cinquantenaire a été un échec.

Mariam Bah (étudiante en histoire à l’université de Kankan)

Je pense qu’ils ont bien fait de fêter le cinquantenaire, parce que c’est un moment unique dans l’histoire d’un peuple. Mais cela n’a pas vraiment réussi, moi je ne m’attendais pas à ce que l’organisation soit ainsi. Des fonds ont été mobilisés pour la réussite de la cérémonie, mais aussi des gens ont été décorés alors qu’ils ne le méritaient pas du tout. Il y a par exemple le cas du ministre secrétaire général à la présidence de la république Alpha Ibrahima Kéïra et même le premier ministre Ahmed Tidjane Souaré. Par contre, des personnes comme les deux leaders syndicaux : Ibrahima Fofana et Hadja Rabiatou Sera Diallo, auraient pu être décorées.

Tibab Sandouhno manager d’artistes

De 1958 à 2008, la guinée a 50 ans. Mais rien n’a changé, si vous regardez les évènements de janvier/ février 2007 avec leurs tueries, violes et destruction, c’est la merde. Rien n’a été fait par rapport à cette situation. Bref, le cinquantenaire a été un gâchis total.

Propos recueillis par Mamadou Bobo Barry étudiant à Mercure, 2e année Droit. 

 

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Brisons le silence contre la

Brisons le silence contre la

Violence !

C’est quoi la violence ? «  C’est la menace ou l’utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir, contre une personne par un individu ou un groupe qui entraîne ou risque fortement de causer un préjudice à la santé, à la survie, au développement ou à la dignité de la personne ».

Au fait, lorsque nos parents nous envoient à l’école, c’est pour nous permettre d’acquérir de l’instruction. Mais l’école est aussi un formidable lieu de rencontre où se font des amitiés qui nous aident à construire notre personnalité.

Malheureusement, il arrive que ce soit aussi un lieu d’une très grande agressivité qui peut compromettre la scolarité des plus fragiles et cela toute leur vie.

En milieu scolaire, la violence peut avoir beaucoup de visage : la bastonnade, le harcèlement sexuel, les corvées, les brimades…

Ces pratiques sont exercées par les adultes sur les plus petits. Les filles et les garçons sont souvent affectés différemment. Quelque soit son origine ou ses manifestations, la violence pourrie la vie. C’est pourquoi, certaines personnes sont tentées d’y répondre par la violence.

Mais est-ce la bonne solution ? Nous pensons que non ! Puisque, la chicotte laisse de mauvais souvenirs à beaucoup de jeunes. C’est souvent dans les écoles primaires que des maîtres tirent les oreilles, giflent ou fouettent le plus d’élèves récalcitrants ou ceux qui ne parviennent pas à retenir les leçons.  

Pourtant, l’expérience a démontré que ces punitions ne sont pas forcements efficaces. Au contraire, les élèves habitués au fouet, développent en eux des techniques de résistances aux bastonnades. Dans ce cas, lorsqu’ils grandissent, ils deviennent très violents à leur tour. Dans tous les cas, les châtiments corporels laissent des blessures psychologiques plus profondes que la main de l’enseignant.

Seule la mobilisation de tous et de chacun permettra de mettre fin à la violence. Il faut pour cela que les mentalités changent définitivement, pour que l’avenir sourie à nos jeunes élèves.

Pour cela, chacun de nous peut apporter sa petite contribution pour résorber ce problème.


 

Aïssatou Yéro Bah. Tel : 60.39.67.30 

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Assassinat familial à Hamdallaye :

 

Assassinat familial à Hamdallaye :

il tue son oncle pour une chaise

La criminalité continue de sévir dans notre pays. Et pour cause, le jeudi 2 octobre jour commémoratif de l’an 50 ans de l’accession de la guinée à l’indépendance, le quartier Hamdallaye (Nyariwada) a été secoué par un meurtre.

Ce jour à 19h, le jeune Mamadou Korka Diallo dit Bras âgé de 19 ans décide de tuer son propre oncle Alpha Ibrahima Diallo communément appelé Bappa, vendeur de jus de son état.

Selon les témoins, c’est une histoire de chaise qui serait à l’origine de l’acte fatal. En effet, Korka fait sortir une chaise dans le but de s’asseoir. Quelques instants après, il se déplace, mais à son retour son oncle qui buvait du vin de palme (Bandji) avait déjà pris place sur sa chaise. Korka continu comme si de rien n’était et fait un second déplacement. A son second retour, son oncle n’avait toujours pas cédé la place. Alors, violemment il se jette sur lui, mais heureusement, ils sont séparés au bon moment.

Sur le champ, Bras part chercher une paire de ciseaux. Il arrive près de son oncle et trouve que les gens se sont déjà dispersés. C’est alors qu’il profite de l’occasion pour enfoncer les ciseaux sur le cou d’Alpha Ibrahima (Bappa).

Ce dernier, rend finalement l’âme quelques instants plus tard. De l’avis des témoins, l’assassin avait déserté l’école depuis un an et errait dans le quartier sans aucune activité. D’ailleurs, il aurait engrossé une fille de sa localité. Quant à la victime, elle avait quitté son village et vivait sous le même toit que son meurtrier. Elle vendait du jus à travers une charrette qui distribuait des casiers aux boutiquiers du quartier.

Signalons que cet acte d’assassinat n’a pas donné lieu à des scènes de règlements de compte dans la mesure où victime et bourreau sont tous de la même famille. Alpha a pu regagner sa dernière demeure le lendemain, vendredi 3 octobre au cimetière d’Hamdallaye après la prière de 14h.

 

Mamadou Baïlo Barry. Tel : 64.78.47.73

 

il tue son oncle pour une chaise

La criminalité continue de sévir dans notre pays. Et pour cause, le jeudi 2 octobre jour commémoratif de l’an 50 ans de l’accession de la guinée à l’indépendance, le quartier Hamdallaye (Nyariwada) a été secoué par un meurtre.

Ce jour à 19h, le jeune Mamadou Korka Diallo dit Bras âgé de 19 ans décide de tuer son propre oncle Alpha Ibrahima Diallo communément appelé Bappa, vendeur de jus de son état.

Selon les témoins, c’est une histoire de chaise qui serait à l’origine de l’acte fatal. En effet, Korka fait sortir une chaise dans le but de s’asseoir. Quelques instants après, il se déplace, mais à son retour son oncle qui buvait du vin de palme (Bandji) avait déjà pris place sur sa chaise. Korka continu comme si de rien n’était et fait un second déplacement. A son second retour, son oncle n’avait toujours pas cédé la place. Alors, violemment il se jette sur lui, mais heureusement, ils sont séparés au bon moment.

Sur le champ, Bras part chercher une paire de ciseaux. Il arrive près de son oncle et trouve que les gens se sont déjà dispersés. C’est alors qu’il profite de l’occasion pour enfoncer les ciseaux sur le cou d’Alpha Ibrahima (Bappa).

Ce dernier, rend finalement l’âme quelques instants plus tard. De l’avis des témoins, l’assassin avait déserté l’école depuis un an et errait dans le quartier sans aucune activité. D’ailleurs, il aurait engrossé une fille de sa localité. Quant à la victime, elle avait quitté son village et vivait sous le même toit que son meurtrier. Elle vendait du jus à travers une charrette qui distribuait des casiers aux boutiquiers du quartier.

Signalons que cet acte d’assassinat n’a pas donné lieu à des scènes de règlements de compte dans la mesure où victime et bourreau sont tous de la même famille. Alpha a pu regagner sa dernière demeure le lendemain, vendredi 3 octobre au cimetière d’Hamdallaye après la prière de 14h.

 

Mamadou Baïlo Barry. Tel : 64.78.47.73

 

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LA RENTREE DES CLASSES 2008-2009 A

LA RENTREE DES

CLASSES 2008-

2009 A

DJAFRI-CITY (FRIA)

La rentrée des classes comme toujours est belle avec des retrouvailles entre amis. Mais un problème se pose aussi dans les écoles publiques ici à Fria, c’est celui de la pléthore des effectifs. Avec ce grand succès cette année au BEPC, nous espérons qu’il y aura pleins de mathématiciens et d"expérimentateurs puisque les élèves ont tendance à quitter les sciences mathématiques et expérimentales pour les sciences sociales. Car, pour bon nombre d’entre eux, c’est la branche la plus facile.

A notre humble avis, aucune science n’est au dessus de l"autre, seulement c’est la détermination et l’engagement qui peuvent créer la différence.

 

Saran Sylla 12e sciences sociales L. Cabral de Fria, correspondante de la plume plus. Tel : 64.97.38.82 saranston@yahoo.fr

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