mardi 14 avril 2009
footballeurs les plus payés au monde
Sport
Les footballeurs les plus payés
Si les industries génèrent des revenues colossales, les footballeurs à leur tour en font mieux. Même si la crise économique persiste leurs revenus annuels ne font que grimper. En voici pour le bonheur de nos lecteurs la liste de 20 footballeurs les plus payés du moment.
1. David Beckam Milan AC 32,4 Millions d’Euros
2. Lionel Messi FC Barcelone 28,6 Millions d’Euros
3. Ronaldinho Milan AC 19,6 Millions d’Euros
4. Cristiano Ronaldo Manchester United 18,3 millions d’Euros
5. Thiery Henry FC Barcelone 17 Millions d’Euros
6. kaka’ Milan AC 15,1 Millions d’Euros
7. Zlatan Ibrahimovic Inter Milan 14 millions d’Euros
8. Wayne Rooney Manchester United 13,5 millions d’Euros
9. Franck Lampard Chelsea
10. John Terry Chelsea
11. Fabio Cannavaro Real Madrid 11,5 Millions d’Euros
12. Robinho Manchester City 11,4 millions d’Euros
13. Michael Ballack Chelsea
13. Steven Gerard Liverpool
15. Didier Drogba Chelsea 10,7 Millions d’Euros
16. Gianluigi Buffon Juventus Turin 10,5 Millions d’Euros
17. Alessandro Del Piero Juventus Turin 10,4 Millions d’Euros
18. Iker Casillas Real Madrid 10,2 Millions d’Euros
19. Cesc Fabregas Arsenal 10 Millions d’Euros
20. Francesco Totti AS. Roma 9,9 Millions d’Euros
Classement dans le championnat français de ligue 1
1. Karim Benzema Lyon 4,8 millions d’Euros
2. Claude Makelele PSG 4,6 millions d’Euros
3. Juninho Lyon 4,5 millions d’Euros
4. Cris Lyon 4,2 millions d’Euros
5. Fabio Grosso Lyon 3,9 millions d’Euros
Il faut savoir que ces revenus annuels inclus le salaire, les primes de matches et les revenus publicitaires et les sponsorings des joueurs.
Classement des entraîneurs
Pour le top dix des entraîneurs les plus payés, les sommes concernent le salaire annuel, et les divers.
1. Luiz Felipe Scolari ex Chelsea 12,5 millions d’euros
2. José Mourinho Inter milan 11 millions d’euros
3. Guus Hiddink Chelsea et Russie 9 millions d’euros
4. Fabio Capello Angleterre 8,5 millions d’euros
5. Alex Fergusson Manchester United 7,6 millions d’euros
6. Dick Advocaat Zenith Saint pétersbourg 7,5 millions d’euros
7. Juan Ramos Real Madrid 7 millions d’euros
8. Arsène Wenger Arsenal 6,2 millions d’euros
9. Roberto Mancini ex inter Milan 6 millions d’euros
10. Jürgen Klinsmann Bayern Munich 5,5 millions d’euros
Festival de cinéma Très court
Festival de cinéma Très court
Sogué Nènè présente la première édition du festival de cinéma ‘’Très court’’ le 30 avril 2009 au centre culturel franco-guinéen de Conakry. Projections : 15h et 18h 30
Contact : 64.14.96.35
espace juridique
Espace juridique
Infraction pénale et notions voisines
Fidèles lecteurs après vous avoir entretenu sur la notion d’infraction pénale notamment en sa définition, celle-ci mérite pour plus de compréhension d’être distinguée de certaines notions voisines à sens analogue. Ce sont le délit civil et le délit disciplinaire.
1- infraction pénale et délit civil
Pour votre mémoire, nous avions définit l’infraction pénale comme le fait pour un citoyen de transgresser les interdits de la société, c'est-à-dire plus précisément toute action ou omission prévue et punie par la loi pénale, imputable à son auteur et qui ne se justifie pas par l’exercice d’un droit ou l’accomplissement d’un devoir. Exemple : le vol, le viol, le tapage nocturne… tandis que le délit civil est tout fait quelconque de l’homme qui cause dommage à autrui. Ainsi, selon Pothier ‘’ le délit civil est le fait pour lequel une personne par dol ou malignité cause un dommage ou quelque tort à une personne.’’
La distinction entre ces deux notions se précise à trois niveaux :
- du point de vue source, le délit civil a un caractère plus général, imprécis. A cet effet, le code civil en son article 1098 affirme : ‘’ tout fait quelconque de l’homme, délits ou quasi-délits, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute du quel il est arrivé à le réparer.’’
Par contre, l’infraction pénale est un fait prévu, défini, puni par la loi pénale et qui figure dans une liste longue mais limitative qui est le code pénal. C’est dire qu’on ne peut réprimer un comportement en l’absence d’un texte de loi qui le prévoit d’où le principe selon lequel ‘’ nul crime, nulle peine sans loi’’ traduit de l’expression latine ‘’ nullen crimen, nulla poena sine lege’’.
- du point de vue résultat, pour que le délit civil soit constitué, il faut forcément un résultat (dommage) dont l’appréciation relève de la compétence du juge pour fixer l’étendue de la réparation.
Au contraire, même à l’absence d’un résultat il y a possibilité de parler d’infraction pénale. Exemple : conduite en état d’ivresse, tentative d’assassinat…
- du point de vue sanction : la sanction du délit civil consiste à réparer le dommage causé, ( par l’indemnisation), donc la sanction est profitable à la victime. Tandis que les peines et mesures de sûretés (sanction de l’infraction pénale) visent la protection de la société et la rééducation du délinquant.
1- infraction pénale et délit disciplinaire
Le délit disciplinaire consiste en violation des règles spéciales à un groupe de personnes, à une corporation : c’est le cas de l’ordre des médecins, des pharmaciens, des avocats…
A ce niveau aussi, la distinction mérite d’être observée à trois égards :
- l’infraction pénale a un caractère plus général, les sanctions par lui applicables s’étendent à tous les citoyens sans exception. Ainsi, le vol ou l’escroquerie est interdit et pour le président de la république et pour le dernier des citoyens.
Alors que le délit disciplinaire plus restrictif s’applique à un groupe de personnes lié par l’exercice d’une même profession (les experts comptables par exemple).
- en outre, le délit disciplinaire est parfois imprécis. Exemple : tout manquement à l’honneur ou à la dignité de la profession, constitue un délit disciplinaire. Par contre, l’infraction pénale entre dans une énumération légale limitative.
- Quant à la sanction, les mesures disciplinaires sont les plus appropriées et admises, et sont prononcées par des juridictions de type corporatif (par exemple le conseil de l’ordre des avocats). C’est ainsi que la sanction la plus grave consiste dans l’exclusion du délinquant du groupement dont il est membre autrement dit la radiation. En guise d’exemple, on se rappelle de la radiation en 2007 de Me Boubacar Sow du barreau guinéen pour dit-on ‘’ manquement à l’honneur et à la dignité’’ de la profession d’avocat.
Par contre, les peines et mesures de sûretés sont de la compétence des juridictions étatiques (les cours, tribunaux …) et la sanction en la matière peut aller au delà de l’exercice des activités professionnelles du délinquant. Exemple : la peine de mort.
Mamadou Diawo Barry, 2e année Droit à UGLC de Sonfoniah.
Pour vos critiques et suggestions appelez au : 64.52.07.08
sonfoniah
Université de Sonfoniah : Espace FM à l’écoute des étudiants
La pluralité des moyens d’information en guinée permet aujourd’hui aux citoyens de notre pays de s’exprimer librement sur les ondes ou colonnes de notre jeune presse. Aujourd’hui, les radios privées autorisées depuis trois ans se concurrencent pour donner la parole à la population.
Ainsi, le 21 mars dernier la radio Espace FM avait rendez-vous avec les étudiants et autorités de l’université Général Lansana Conté de Sonfoniah. L’émission intitulée ‘’ la vie est belle’’ a été réalisée en direct par le journaliste Kévin.
Après la présentation de l’émission, des artistes et autres, c’est fut autour de Mr Alpha Amadou Bano Barry (philosophe et docteur en sociologie) de parler de l’extension de l’université. Il a rappelé qu’actuellement l’UGLC compte 16.700 étudiants pour seulement 27 classes.
Il a également été question du système LMD (licence, master, doctorat). Le responsable fera remarquer que le LMD est un nouveau programme de formation harmonisé en vigueur dans plusieurs pays et auquel adhère la guinée.
Quant aux étudiants, ils ont tenu à signifier leurs problèmes qui ont pour noms : manque de documentation, difficultés de connexion à Internet, manque de professeurs qualifiés…
Mr Bano pour finir a émis l’idée que l’université de Sonfoniah sortira bientôt de l’impasse dans laquelle elle se trouve.
Aïssatou Yéro Bah, 1ere année Sociologie à Sonfoniah. Tel : 60.39.67.30 astbah@yahoo.fr
embouteillage
Embouteillage à Conakry entre calvaire et résignation
Les Conakrykas font face depuis quelques années à de terribles bouchons sur les principales artères de la capitale. Ce calvaire se remarque surtout aux heures de pointe : le matin et le soir. Pour beaucoup de guinéens le mal créé par ces embouteillages découle de l’urbanisation de la ville. En effet, le matin de chaque jour ouvrable, ils sont nombreux les travailleurs à emprunter soit des taxis, soit des minibus, soit des bus pour rallier Kaloum (centre ville) ou le marché Madina pour gagner leur pain quotidien. Et le soir, le cycle recommence avec un retour sur la banlieue.
Toutes les grandes voies de Conakry sont concernées par le phénomène. Même l’autoroute Fidèle Castro n’échappe pas à la règle. Le vendredi 13 mars dernier, les usagers du tronçon Matoto-Lansanayah barrage ont fait les frais d’un grave embouteillage.
Tout a commencé ce jour à 18h avec la sortie incontrôlée sur la chaussée de nombreux camions remorques. Ces engins, une quinzaine ont ainsi empêché la fluidité de la circulation. Pire, d’autres dans le dessein de rebrousser chemin ont plutôt aggravé la situation. Au milieu du carrefour de Kissôssô par exemple, nous avons trouvé deux camions stationnés au bord de la route sans chauffeur.
Après plusieurs heures d’attente, quelques passagers ont eu la difficile solution d’achever leur trajet à pieds. Certains ont marché du marché de Matoto jusqu’à Enta ou Tombolya ou encore Dabompa.
Les citoyens nerveux n’ont pas manqué de pointer un doigt accusateur sur les agents de la police dont la compétence essentielle consiste à règlementer la circulation routière afin de limiter les embouteillages et accidents. Très rapidement, militaires, gendarmes et autres bonnes volontés ont essayé de suppléer la police. Pour se faire une idée sur les origines de cet embouteillage, nous avons rencontré quelques personnes sur les lieux. Mais comme vous allez le voir, les avis sont partagés.
Sidiki Condé est chauffeur, il pense : ‘’ les autorités doivent mettre des militaires sur la route parce que les policiers sont moins respectés. Il faut aussi terminer le pont de Kissôssô dont les travaux ont beaucoup traîné.’’ Pour Abdoulaye Camara diplômé en gestion en fonction à l’aéroport de Conakry Gbessia, les raisons sont autres : ‘’ c’est l’étroitesse de la route et le retard d’Enco5 dans la réalisation des travaux de cette route. Je suis payé par heure de travail, donc cela va se répercuter sur mon salaire.’’ Quant au sergent chef Ibrahima Sory 4 Camara du détachement spécial des commandos rangers à la présidence de la république : ‘’ Tout au long du trajet, j’ai constaté qu’il n’ y a aucun policier sur la route. C’est pour cette raison que je m’ajoute aux autres pour qu’on puisse aider les gens.’’ D’autres comme Tamba Jean Moundékéno étudiant en 1ere année droit à l’UNIC bloc D estime que les causes des problèmes sont multiples : ‘’ je vais citer la détérioration de la route, ces travaux d’ENCO5 traînent à pas de caméléon, il y a aussi le stationnement des véhicules au milieu de la route…’’
Signalons enfin que jusqu’à 21h 30 ce jour, trois bus de la SOUGUITRANS
Bassamba Saïdou Barry, 2e année Droit à UNIC bloc B. Tel : 64.45.59.14 saidoubarry99@yahoo.fr
le retour de Degg g force 3
Culture : le groupe de rap Degg g force3 revient avec ‘’Reste indépendant’’
Après son premier album et quelques featurings et singles, le groupe Degg G force3 s’apprête à sortir son second album à dimension internationale intitulé ‘’Reste indépendant’’ le 26 avril 2009 au stade du 28 septembre. A retenir que ce groupe a raflé presque tous les trophées portant sur le maxi urbain de guinée. Cette foi-ci nous avons tendu notre micro à Moussa M’baye un des membre du collectif afin qu’il nous parle de leur groupe.
La plume plus : présentez-nous le groupe Degg g force 3.
Moussa M’baye : Deeg g force 3 est un groupe guinéen composé de trois membres qui sont : Moussa M’baye, Abdoulaye M’baye (Sénégal) et Moussa Camara communément appelé Mosirus. C’est un groupe qui a été créé en 1995 et qui a un album et plusieurs collaborations à son actif.
Parlez-nous de vos débuts dans la musique.
Les débuts de Deeg g force 3 ont commencé dans les années 96-97 avec d’abord une 1ère maquette que nous avons appelé ‘’ je me souviens’’, ensuite un premier concours appelé ‘’le rap poussin’’ où Degg g force 3 a eu le 1er prix et depuis, il y a eu la saga hip hop et après le 1er album. Cette période n’a pas été facile pour le groupe parce que nos familles n’étaient pas tellement d’accord qu’on fasse de la musique. On était à l’école et on devait éviter de fréquenter les gens qui font le rap et éviter d’être dans ce milieu parce que c’est un milieu synonyme de délinquance à l’époque. Le rap était tellement mal compris que forcement les parents n’aimaient pas voir leurs enfants dans ce milieu.
En quoi expliquez-vous votre succès ?
Je pense que c’est le travail, c’est aussi le fait que nous croyons à ce que nous faisons et on aime cela. Donc si vous aimez ce que vous faites et vous le poursuivez normalement, ça doit marcher.
Evoquons maintenant votre discographie et les différentes tournées que vous avez eues à effectuer ?
Côté discographie nous n’avons pas mal de choses: Afrique Hard cord en 2000, Mach Allah en 2001, Beng compilation 2002, Freedon fighters 2003, c’est un album qui a été fait à Dakar dans le studio de Youssou Ndour avec beaucoup d’artistes africains. Ensuite, il y a eu la Saga 3 a la Mauritanie la Gambie
Avez-vous bénéficiés de trophées pour votre 1er album ?
D’abord nous avons commencé avec le trophée du concours Rap Poussin en 1999, ensuite les journaux nous ont qualifié de révélation du rap en 2000. En 2001, nous avons raflé le meilleur album rap du Djémbé d’or, nous avons eu le prix du meilleur album rap de 96 à 2002. Les autres prix remportés sont : le prix du morceau succès, le prix de la meilleure vente de tous les temps, celui de la meilleure voix soul, le prix de la meilleure prestation scénique, en 2005 nous avons eu la K
Qu’est-ce qui explique votre originalité ?
Je pense que la raison c’est peut être la chance d’avoir deux cultures très riches à savoir la culture guinéenne et sénégalaise. Mais le plus important est que Degg g force 3 ait voulu s’identifier à sa culture, à ses origines, donc je pense que c’est surtout cela notre atout.
Comment expliquer le long silence entre votre premier album et ce second ?
Il n’y a pas eu de long silence parce que chaque année nous sortons soit dans des compilations, soit dans des maxis ou dans des projets d’albums. Nous travaillons avec des gens professionnels qui pensent qu’à chaque fois si un artiste ne sort pas, c’est qu’il est sur un projet. Je pense que nous avons essayés de nourrir cette actualité au fil des années et ça nous a permis d’être présent tout le temps et justement de rompre le silence qui s’était installé entre 2001 et 2003.
Quel regard portez-vous sur le hip hop guinéen ?
Le rap guinéen est entrain d’évoluer, il y a eu peut être un moment où ça n’allait pas du tout, on n’avait pas de très grands albums. Cependant, depuis deux années il a pris de l’envol. La preuve est que si vous venez à un concert, il y a un Big Dré qui monte sur scène et tout le public se met à reprendre tous les textes de l’album de cet artiste. C’est vraiment impressionnant. Aujourd’hui, le mouvement reggae monte en force et nous, c’est tout cela que nous appelons le hip hop. C’est tout cela que nous appelons la musique urbaine de guinée et donc quand on regarde par rapport aux autres pays d’Afrique, nous n’avons rien à les envier. Ici, entre nous on pense que ça n’avance pas, or le problème est qu’il n’y a pas d’industries musicales, il n’ y a pas de marché pour la musique. Il faut savoir qu’on est dans un pays où la masse salariale n’est pas aussi grande et où le pouvoir d’achat est très faible. Donc, si tu dois choisir entre acheter un cahier et une bande, le choix est vite fait. Mais nous espérons que la situation changera.
Votre album qui sort aura quelle tonalité ?
C’est un album qui va être très engagé parce que, il se veut être une plate forme de discussions avec les jeunes africains sur les problèmes concernant le continent. Mais aussi, il veut redonner l’espoir à l’africain. Lui dire que c’est possible de réussir, que c’est nous la solution aux problèmes africains. Donc, il faut qu’on arrête de penser que l’occident peut faire les choses pour nous. C’est nous l’avenir, c’est nous la solution aux problèmes guinéens. Nous devons nous battre pour faire avancer les choses chez nous, c’est un message d’espoir pour dire nous sommes tous des savants, des visionnaires et des grands hommes, mais aussi des gens capables de construire des nations. Etant jeunes, nous devons garder cette confiance en nous et savoir que nous avons toutes les potentialités pour réussir.
Pourquoi le titre Reste indépendant ?
Pour rester indépendant il faut pouvoir être autonome, il faut que vous puissiez vous prendre en charge, vous former, ne pas tout le temps compter sur les autres pour faire votre vie. Donc, reste indépendant est un message à l’endroit du jeune guinéen, cela pour dire qu’il faut qu’on se prenne en charge. Depuis 50 ans la guinée est indépendante, mais on attend toujours de l’aide extérieure, on attend toujours et depuis 50 ans rien n’a été fait pour faire avancer la situation. Il est question pour nous de nous débarrasser de ce complexe et de se dire que oui c’est nous la solution à nos problèmes. Ce n’est pas les autres qui viendront faire le travail à notre place.
Votre dernier message.
Big up à tous les mouvements hip hop surtout nos aînés, quand je dis les aînés je peux citer Raisonnable Djély, Légitime défense, Kill Point qui ont commencé ce combat et qui se battent jusqu’aujourd’hui. Le jeune guinéen doit être conscient, si l’eau doit être ici, si le courant doit être ici, si le guinéen doit toujours prospérer, c’est nous qui devons faire en sorte que ça puisse arriver. Que chacun se batte dans son domaine et qu’ensemble nous puissions réussir le changement tant attendu.
Entretien réalisé par Amadou Barry, 1ere année journalisme à Mercure. Tel : 64.75.33.58 baryamad@yahoo.fr
un diable au lycée de lambandji
Lycée de Lambandji : les filles victimes d’esprits maléfiques
Diable, esprit maléfique, ami intime des filles, Djinna, voila autant de qualificatifs pour désigner le phénomène qualifié de surnaturel et qui fait des ravages dans les écoles de notre pays. Ce que certains appellent maladie se manifeste généralement par un évanouissement, un tremblement du corps et une course de la victime vers une destination inconnue. Comme la plupart des écoles de Conakry, le lycée de Lambandji n’échappe pas au phénomène.
Ainsi, la journée du lundi 2 mars a vraiment été un sale temps pour les nombreuses demoiselles de cet établissement. A partir de 9h, elles ont été 27 filles dont 7 au lycée à tomber sous le coup du présumé diable ou esprit maléfique. Sur la question, les avis sont partagés et personne ne reste indifférent face à la situation. Pour un professeur de biologie rencontré sur place, il s’agit d’une attaque qui touche les nerfs épileptiques. Mais il se pose la question de savoir pourquoi les filles sont-elle les seules victimes ?
Mr Faya Touré professeur de philosophie pense autrement : ‘’ c’est la fille qui signe un pacte entre elle et le diable. Généralement, l’esprit évolue dans des lieux où il y a des fétiches ou des endroits sur lesquels le sang humain a coulé.
Quant au premier responsable de l’école, Mr René Niankoï Loua, il attribut l’origine de ce mal à des causes naturelles : ‘’ ce problème est lié à la menstruation des jeunes filles.’’
Par ailleurs, la méthode à utiliser pour éradiquer le problème ne fait pas l’unanimité. Ainsi, les uns estiment qu’il faut renforcer la croyance en Dieu, c’est le cas de Lucie Lamah de la terminale sciences expérimentales2 (TSE) qui appelle les victimes à prier le seigneur. Mais pour Fodé Traoré de la TSE
Pour parer à d’autres problèmes, les autorités ont décidé d’interdire à toutes les filles le port des mèches dans l’enceinte de l’école. Et le lundi noir, c’est tous les cours qui avaient été suspendus.
D’ailleurs, de tels cas sont fréquents au lycée de Lambandji. On se rappelle en 2005, 49 filles de cet établissement toutes des collégiennes avaient fait les frais de la colère du supposé diable. L’affaire avait alors tellement défrayé la chronique que les autorités s’étaient vues dans l’obligation d’organiser des sacrifices en présence de notables pour dit-on éloigner les mauvais esprits de cette école.
En l’absence d’une réaction de nos médecins, il serait souhaitable d’étudier le problème à fond pour cerner les contours qui l’entourent.
Salif Condé, TSS lycée de Lambandji correspondant du journal. Tel : (60/67).40.98.48
grève à l'USIC de kountya
Grève des étudiants de la 3e année Communication de l’ISIC de Kountya
C’est au lendemain de la remise des attestations de participation au forum ‘’entre terre et mer’’ présidé par le president du CNC (conseil national de la communication) Mr Jean Raymond Soumah et la direction de l’institut que la grogne a débuté. Le mouvement de revendication des étudiants de la 3e année communication de l’institut Supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Kountya est donc parti le samedi 14 Mars 2009. Le motif invoqué par les étudiants est une certaine marginalisation dont ils disent être victimes dans leur filière. Les grévistes dénoncent le manque de cours pratiques (informatique), de stages, de professeurs qualifiés, bref de conditions favorables pour une meilleure formation.
Fidèles à leurs décisions, ces étudiants très motivés ont ainsi rallié le camp Alpha Yaya Diallo dans le but de rencontrer le président de la république le capitaine Moussa Dadis Camara qui était absent des lieux.
A défaut d’être reçu par l’homme fort du pays, ils ont dans les jours suivant pris langue avec le ministre de l’enseignement Supérieur dans l’objectif de trouver une solution face au problème posé.
Quant à la direction de l’établissement, si elle reconnaît les difficultés liées aux nécessités de stages pour les étudiants dans les entreprises de la place, elle révoque cependant l’inexistence de matériels informatiques.
Salématou Baldé, 1ere année Journalisme à l’ISIC
contentieux à l'UGLC de sonfoniah
Université de Sonfoniah : Un contentieux en classe
Il oppose Mr Mara à Mr Condé tous deux respectivement professeurs de contentieux administratif et de droit administratif à l’université général Lansana Conté de Sonfoniah, évoluant en classe de 2ème année droit. Depuis quelques temps les étudiants de la 2ème année droit groupe 3 ne savent plus à quel professeur se vouer, d’autant plus que leur opposition est vive et chacun se défend autant qu’il peut.
En fait ces deux disciplines de droit sont intimes à certains nivaux et le présent litige est né de l’une des ces convergences à savoir le fondement du droit administratif. Précisément, leur contradiction tourne autour de deux points : d’un côté la constitution du droit administratif et de l’autre, les grandes étapes de son évolution.
‘’Le droit administratif est un droit fondamentalement jurisprudentiel’’ soutient Mr condé. Pour Mr Mara ‘’le droit administratif est un droit essentiellement jurisprudentiel’’.
C’est vrai que certains sont étonnés de la simplicité de la différence entre les deux thèses et ne manqueraient de qualifier leur opposition de faux problème ! Mais aux yeux des juristes ‘’cette petite différence’’ compte beaucoup car en droit dit-on souvent ‘’Tous les mots sont diamants’’ la confusion de deux concepts peut faire basculer un procès, mais nous n’en sommes pas là.
Concernant la contradiction portant sur les grandes étapes d’évolution du droit administratif, des étudiants rapportent (à vrai ou à tort ?) que Mr Condé donne l’impression de confondre le conseil du roi au conseil d’Etat alors que le premier a existé avant la révolution française de 1789. Tan disque le second a été créé après la révolution (vers la fin de 1789).
Mr Mara n’a pas manqué de qualifier Mr Condé de jeune fraîchement lancé dans l’enseignement, donc qui manquerait d’expérience. A Condé de riposter ‘’ aux âmes bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années’’ en incarnant la personne de Don Diègue dans ‘’ les cids’’ de Corneille. Signalons que ces deux n’ont jamais jusque là discuté face à face. Tout le temps, le rapport a été assuré par les étudiants inquiétés par la contradiction de leurs propos.
Le chef de département droit public Mr Sacko alerté par les chefs de classe a essayé de jouer le sapeur-pompier.
En outre, Mr Kandas Condé a ajouté son grain de sel pour éclairer la lanterne des étudiants embarrassés. Selon lui, l’expression ‘’ essentiellement jurisprudentiel ‘’ fait allusion à la source même du droit administratif constituée au début de la jurisprudence. Mais, les temps ont changé et le droit est évolutif. De nos jours la codification de certains domaines administratifs prête à équivoque cette considération d’où les raisons de cette nouvelle expression : ‘’ fondamentalement jurisprudentiel’’, pour plus de prudence.
Pour conclure, Mr Kandas a cité l’opposition entre les deux doctrinaires du droit administratif, une opposition aujourd’hui dépassée. Ces deux hommes sont : Léon Durguit (l’administration en tant que services publics) et Maurice Hauriou (l’administration en tant que puissance publique).
Mamadou Diawo Barry, 2e année Droit à Sonfoniah. Tel : 64.52.07.08
le CNDD à lambandji
Lycée de Lambandji : le CNDD vu à la loupe
Sans se voiler la face, les guinéens ont vécu ces dernières années sous le poids de la corruption, de l’injustice, de la pauvreté…face à ce marasme, l’avènement du conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) suscite un fort engouement au sein de la population. Cependant, certains restent sur leur garde et craignent une répétition de l’histoire. Au lycée de Lambandji, élèves et professeurs sont partagés entre optimisme et pessimisme.
Faya Touré, prof de philosophie en terminale : c’est un changement qui était tant attendu par l’ensemble des guinéens. Le peuple en avait besoin. Après la suppression des institutions républicaines, les premières décisions du conseil national pour la démocratie et le développement ont été la lutte contre la corruption, l’ouverture des audits…ce qui m’a surtout beaucoup impressionné c’est le fait que le président s’est lui-même adressé officiellement à la jeunesse de guinée au palais du peuple. Je dirai que je suis à la fois optimiste et sceptique, attendons la suite des événements pour voir.
Stéphane Soumaoro professeur : Si le CNDD travail pour le bonheur des guinéens nous serons de cœur avec eux, mais si c’est le contraire c’est sera inacceptable. Pour terminer, je pense qu’ils ne feront pas ‘’le balayeur, balayé’’.
Sounkany Oularé élève TSS1 : je suis fou de joie car on attendait longtemps l’avènement d’un jeune militaire au pouvoir. Heureusement que les discours sur la volonté de ne pas s’éterniser au pouvoir sont rassurants.
Augustin Kpilivogui élève TSS2 : je suis très heureux de cette prise du pouvoir, cela s’explique par l’état alarmant dans lequel le pays était plongé avant la prise du pouvoir par l’armée. Nous souhaitons que les promesses tenues soient respectées pour le bien être de la population.
Salif Condé TSS lycée de Lambandji. Tel : 60.40.98.48 thsalif@yahoo.fr
