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samedi 20 juin 2009

interview directrice famou dabola

Interview de la fondatrice du complexe scolaire et professionnel Famou de Dabola

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Le groupe scolaire Famou est un établissement d’enseignement général situé dans la préfecture de Dabola, au centre du pays. Ce grand complexe comprend des sections de trois niveaux : la maternelle, le primaire et le secondaire et bientôt une école professionnelle. C’est dans ce cadre qu’un de nos reporters en visite à Dabola, a rencontré Mme Sow Aminata Diallo et Mr Ibrahima Diakité, respectivement fondatrice de ladite école et directeur général adjoint.

La Plume Plus : pourquoi avez-vous choisi d’aller jusqu’à Dabola pour construire le Famou ?

La fondatrice : j’aime ma préfecture et je veux qu’elle se développe au même titre que les autres. Je trouve qu’il vaut mieux investir chez soi que de le faire ailleurs. Mon souci majeur aujourd’hui est l’éducation de mes frères et sœurs chez qui, il manque beaucoup de choses.

Quelles dispositions envisagez-vous prendre pour pérenniser cet acquis ?

J’irai jusqu’à faire l’impossible pour satisfaire le personnel éducatif pour qu’il soit dans les meilleures conditions afin de donner le maximum de lui-même. Je mettrai aussi selon mes possibilités, la documentation nécessaire à la disposition de ceux qui veulent étudier et réussir pour qu’ils le fassent de façon aisée. Je crois que comme ça, rien n’empêchera la pérennité de cette école.

Dites-nous est-ce que vous comptez réaliser d’autres projets à Dabola dans le même domaine ?

Pour l’année 2009-2010, je compte ouvrir une école professionnelle pluridisciplinaire. Je voudrais aussi bientôt commencer à organiser des compétitions culturelles, scientifiques, sportives…entre les écoles de Dabola et éventuellement toute la guinée. Et enfin, j’ai un projet à long terme portant sur la construction d’un institut d’enseignement supérieur en nouant des liens de coopération avec des universités guinéennes et étrangères.

Quels conseils pouvez-vous donner aux autres ressortissants de cette préfecture ?

Je leur demande de faire la même chose que moi s’ils en ont les moyens ou d’ailleurs plus car comme on le dit : « quelque soit la hauteur d’un arbre, il fini toujours par rejoindre ses racines d’où il fut parti ».

Votre mot de la fin

Je vous remercie très sincèrement de cette opportunité que vous m’avez offerte pour m’exprimer dans votre journal, auquel je souhaite le meilleur succès.

Bassamba Saïdou Barry, 2e année Droit à l’UNIC (bloc B).

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poste de sante de lelato dans dalaba

Visite au poste de santé de Lélato dans Dalaba

L’accès aux soins de santé primaires demeure un problème majeur pour les populations guinéennes, surtout celles de l’arrière pays. Même si le gouvernement et ses partenaires conjuguent leurs efforts pour faciliter aux citoyens un accès facile aux soins, des difficultés persistent. En visite dans la préfecture de Dalaba, notre reporter a rencontré le chef du poste de santé du district de Lélato (sous préfecture de Mitty). Objectif, s’imprégner des réalités sur place.

Mr Touré nommé depuis 2001, dirige un centre de santé dont le bâtiment est aujourd’hui très vétuste. Composé de huit salles dont deux seulement sont fonctionnelles, ce centre d’après son patron se porte de plus en plus mal. Mr Touré, affirme être confronté à d’énormes difficultés dont entre autres : le manque de personnel qualifié, l’inexistence d’équipements modernes…

En ce qui concerne les relations entre les patients et Mr Touré, elles seraient parfois difficiles. Explication : ‘’ Lélato compte 898 âmes et je reçois 5 à 6 personnes. Il faut préciser que nous sommes ici dans un village, ce qui n’est pas du tout facile. Parce que nous recevons tout le monde, les uns viennent avec de l’argent, les autres se présentent bredouillent. Je sais cependant, comment est-ce j’arrive à satisfaire tout le monde.’’

Parlant des ressources de financement de ce centre de santé, Mr Touré ne cache pas son amertume : ‘’ normalement c’est l’Etat qui devrait financer ce secteur, mais malheureusement nous avons l’impression que ce même Etat a démissionné. Le peut de produit que j’ai à ma disposition vient des patients. C'est-à-dire à travers les consultations, les plus âgés payent 1000fg et les plus petits, 500fg. C’est cela que je mobilise pour aller au niveau de la caisse de la sous préfecture pour me procurer les médicaments.’’

Pourtant, malgré les obstacles, le chef du centre garde l’espoir et appel les ressortissants de la localité à se donner la main pour faire de ce centre une référence. Surtout qu’il dit avoir dans les environs, la plus grande fréquentation dans ce domaine. Pour preuve, les malades viendraient mêmes des autres localités comme : Diangolo, Kollakoï, Kala et même de Mitty centre. Mr Touré estime avoir besoin de moyens de déplacement, de médicaments suffisants et d’équipements. Quant aux maladies dont souffrent les populations, elles sont : le paludisme et surtout la diarrhée qui affecte sérieusement la population.

Mamadou Bobo Barry, 2e année Droit à Mercure. Tel : 60.76.88.76

conakry; les citoyens remplacent letat dans leclairage public

Eclairage public : les citoyens se substituent au gouvernement

Face à la lenteur prise par le gouvernement dans la mise en place de lampadaires publics pour assurer l’éclairage dans les quartiers de la capitale guinéenne, les populations de certaines localités ont décidé de jouer elles-mêmes le premier rôle.

Le travail consiste à fixer directement une ampoule sans interrupteur au poteau. Le reste des composantes est constitué de fils ainsi que d’un bidon taillé de 10 litres La dépense varie de 15.000 à 25.000 fg.

Le phénomène gagne du terrain à Conakry et est surtout encouragé par les jeunes. Les initiateurs de cette idée fondent leur décision sur la montée inquiétante de l’insécurité dans les quartiers de la haute banlieue surtout pendant la saison hivernale.

Pour preuve, les jeunes du staff DEFRO (développement et formation à travers la réalisation de nos objectifs) ont éclairé la ruelle Pharmacie Jean Paul II dans la commune de Ratoma.

Pourtant, le bitumage de routes, l’éclairage des voies publiques, la protection des personnes et de leurs biens reviennent en principe à l’Etat. Mais pour beaucoup si les autorités ne font rien, c’est aux citoyens de prendre leurs responsabilités afin de subvenir à leurs besoins.

Cependant, cette mesure salutaire de la population rencontre des difficultés à cause de la rareté du courant électrique. Certains des quartiers ne voient le fameux courant que de 18h à 00h avec d’interminables délestages, du coup la volonté de lutter contre l’obscurité et les attaques n’est pas aisée.

En attendant qu’Electricité de Guinée (EDG) ne parvienne à fournir de l’énergie à ses clients, les populations se démerdent au tant qu’elles peuvent pour s’offrir un semblant de luxe. A quand la fin du calvaire ?

Mamadou Baïlo Barry, 2e année B.A Mercure. Tel : (64/67).78.47.73

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poeme

Poème : l’enfant à l’honneur

J’ai mal

J’ai mal de te voir traîner dans la rue

J’ai mal quand on t’appel enfant de la rue

Et pourtant, la rue n’a pas fait d’enfant

Pourquoi,

Pourquoi on t’appel enfant de la rue ?

Ou bien c’est elle qui t’a donné la vie

Enfant de la rue, tu n’as ni père, ni mère

Et pourtant tu viens d’une famille, d’un père et d’une mère.

J’ai la rage

J’ai la rage de te voir tabasser par la pluie et

Par le soleil.

Enfant, je lance un SOS pour t’éclipser de

Ta mésaventure,

Parce que mes larmes coulent, quand la faim

Te torture.

Enfant de guinée, enfant d’Afrique, enfant du monde.

L’avenir c’est vous.

Bangoura Aboubacar Fodé, étudiant 1ere année Journalisme à Mercure. Tel : 64.63.41.86

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amadou dieng menace

Musique : Dieng Amadou, le jeune militant dénonciateur guinéen

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Faire de la musique en guinée ne va pas sans conséquence, surtout si le ton choisi est celui de la fermeté. Les jeunes qui ont essayé de dénoncer le système sur place, l’ont appris à leur dépend. Parmi eux, Dieng Amadou. Engagé dans une lutte contre l’injustice et la corruption qui règnent dans son pays depuis plus de 50 ans, Dieng s’illustre toujours dans ce combat. Son dernier acte en date, est son morceau musical qui fustige le massacre de citoyens guinéens en janvier et février 2007 à travers tout le pays. Ce morceau intitulé ‘’ Stop au pouvoir assassin en Guinée’’ est disponible sur www.youtube.com .

Pour mémoire, en ce début d’année 2007, la guinée fait face à une contestation populaire sans précédente. Sous l’impulsion des syndicats, les citoyens descendent dans la rue pour contester la manière dont ils sont gérés. Harcelé de tout part, le gouvernement se barricade dans la commune de Kaloum (centre des affaires du pays) qui devient une forteresse. Mais la marée humaine décide de foncer sur la presqu’île, c’était alors sans compter sur la détermination des forces de l’ordre de défendre vaille que vaille un régime à l’agonie. La répression fait alors une centaine de morts, la plupart des jeunes. En outre, de nombreuses autres personnes ont été interpellées au cours des événements, sans compter les intimidations.

Un des proches de Mr Dieng vivant à Conakry qui a préféré gardé l’anonymat, nous fait part des menaces dont lui et Dieng feraient l’objet en ce moment : ‘’ ils sont mécontents, car il a diffusé le morceau sur l’un des sites le plus visité dans le monde. Et le monde entier regarde comment la population guinéenne a été massacrée en pleine journée. C’est un désastre humanitaire de la part d’un groupe d’hommes qui a pris en otage cette pauvre population.’’ On aurait pu croire que le changement de régime intervenu suite à la mort du président Conté, allait modifier la donne. Hélas ! Certains hommes habillés en tenues militaires sèment encore la terreur dans le pays, surtout dans la haute banlieue de Conakry. S’agit-il des anciens du système ou de simples éléments incontrôlés de la grande muette ? Difficile de trouver une réponse claire. En tout cas, l’heure est grave et les crimes crapuleux sont multiplies. Assassinat et bastonnade font partie du quotidien des citoyens et la presse s’en fait écho tous les jours. Le proche de Dieng, confirme : ‘’ il y a de cela une semaine que des hommes armés ont débarqué chez moi vers 6h du matin. Ils m’ont molesté et vous voyez comment je suis ? Ils ont failli me tuer car ils auraient appris que Dieng m’a envoyé des CD du morceau que j’ai distribué dans tous les quartiers. Donc, ils me reprochent d’avoir collaboré avec un traître qui affiche le bordel qu’ils foutent en guinée.’’ Comme beaucoup de personnes, il craint pour sa sécurité : ‘’ j’ai peur pour ma personne et pour lui (Dieng). En effet ils m’ont dit de considérer que nous sommes des gens déjà morts. Je veux juste lui dire de ne pas rentrer en guinée.’’ Selon nos sources, le jeune Dieng aurait été torturé en 2003 par un groupe de militaires alors qu’il procédait à la distribution de tracts dénonçant les dérives du régime de l’époque.

Dès après ces événements, une commission d’enquête avait été mise sur pied pour faire la lumière sur cette tuerie. Mais elle a brillé par son inaction. Les choses ne semblent pas pour autant avancer même en cette période de transition. D’ailleurs, les forces vives ont proposé au chef de l’Etat que la charge de juger les auteurs de la répression soit confiée au gouvernement de l’après transition. Comme quoi, cette question reste encore sensible. Pour l’instant, les bourreaux peuvent couler de beaux jours devant eux. Mais jusqu’à quand ?

Mamadou Samba Sow, 3e année Journalisme à Mercure. Tel : 64.68.73.

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fonike

Foniké

Dans ce numéro, votre personnage fictif aborde les menaces de grognes des enseignants, la défaite du Syli…

La Plume Plus : les gens saignants menacent de faire grève s’ils ne sont pas bien traités. Ils parlent même de boy côte des examens. Comment voyez-vous l’horizon ?

Foniké : les bruits se succèdent dans le pays. Chacun fait monter les enchères, alors que la pourriture que nous héritons ne date pas d’aujourd’hui. Les pauvres hommes de craie soufflent la misère et la pauvreté, donc ils méritent un respect Rouguinéen. Mais les autorités se démerdent pour commander de la craie et des robots pour les examens. Que les gens saignants attendent un peu, après les compos on verra. Bon, cependant ils ne sont pas seuls.

Le Syli a été défait à Conakry. Quel match ?

Syli n’est pas Syli ou si vous voulez, éléphant n’est pas éléphant. Quand deux éléphants se suivent, le second s’écarte. Les y voit rien ont pris l’habitude de se foutre des guinéens. En tout cas, l’éléphant Codivarien se nourrit d’igname et de foutou, le notre quant à lui consomme tantôt du riz, tantôt du rien. A ce niveau, il n’ y a pas match.

Actuellement chacun parle de statut particulier, n’y a t-il pas péril dans la demeure ?

Quiconque grève désormais, va crever. Nous sommes dans une période d’exception et il n’y a pas de fric dans la jungle. Alors, que chacun mette de l’eau dans son vin.

Mais les magistrats et autres apprentis magiciens ont fait une démonstration de force.

Puisqu’ils se sont entêtés à cesser le boulot, ils vont mordre la poussière. Leurs salaires seront divisés en deux, une partie ira aux étudiants en droit pour faire face à leurs maigres pécules.

Et les examens et concours scolaires.

A ce niveau, il est créé le BREF (bureau de répression de la fraude). Il est placé sous l’autorité du secrétariat d’Etat chargé des effets spéciaux et de la lutte contre la fraude.

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editorial

 

Editorial

La difficile situation que traversent les enseignants guinéens, mérite une attention particulière. Voilà déjà trois ans que le statut particulier des enseignants a été signé, mais en réalité l’application pose problème. En effet, signer un document est un acte, l’appliquer en est un autre. Pourtant, les péripéties qui ont conduit à la signature dudit statut sont douloureuses. Il aura fallu la mort d’une dizaine de lycéens, le report du baccalauréat pour voir le gouvernement Conté satisfaire les exigences du corps enseignants. Depuis lors, les enseignants continuent de tirer le diable par la queue.

La rencontre entre le chef de l’Etat capitaine Moussa Dadis Camara et le syndicat des enseignants, le 12 juin au camp Alpha Yaya était donc destinée à apaiser l’atmosphère. En effet, les pauvres hommes de craie n’ont pour arme que la menace de grève. Comme en 2006, ils choisissent la période des examens pour hausser le ton et menacer de boycotter les évaluations de fin d’année. Vivement donc l’amélioration des conditions de vie des enseignants. Car comme on le dit, ‘’ une nation ne vaut que ce que vaut son école.’’

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