samedi 27 juin 2009
Comment s’organiser pour bien passer son examen ?
Comment s’organiser pour bien passer son examen ?
Brevet, baccalauréat, concours universitaires approchent à grands pas. Plus les jours avancent, plus la pression monte. Aussi, pour ne pas se laisser submerger par l’émotion ni dépasser par l’ampleur de la tâche, il est important de s’organiser et de respecter une bonne hygiène de vie.
Deux mois avant
Faites un planning de révision
Fixez-vous un programme de travail qui vous permette de réviser l’intégralité du programme, et faites tout pour vous y tenir. Planifiez bien votre temps pour ne pas avoir besoin de travailler le soir ou le dimanche. Prévoyez d’arrêter vos révisions deux ou trois jours avant l’examen.
Organisez votre espace de travail
Adoptez de bonnes méthodes
N’en faites pas trop
Faites une pause toutes les 45 minutes : il est difficile pour le cerveau humain de rester concentré plus longtemps. Pendant ce temps de récupération, éloignez-vous de votre espace de travail et changez-vous les idées pour revenir à vos révisions à nouveau frais et dispos.
Chouchoutez-vous
Accordez-vous une petite récompense après deux heures de révision : un carré de chocolat, la lecture d’une bonne BD, un coup de fil à votre meilleur(e) ami(e)…
J moins 7
Plus le temps de rattraper son retard. Seule priorité à moins d’une semaine du jour J : décompresser et se détendre.
Dormez
Le sommeil est indispensable non seulement pour récupérer, mais aussi pour mémoriser les connaissances. Pas question, sous prétexte d’être en pleines révisions, de rogner sur les heures de sommeil.
Mangez
L’alimentation est le « carburant » du cerveau et de l’organisme. Lorsque l’on a le ventre vide, la fatigue se fait sentir, et l’on a du mal à se concentrer et à mémoriser. Pensez que le petit déjeuner est important pour éviter les coups de pompe de fin de matinée. Evitez de sauter des repas. Votre alimentation devra être équilibrée et composée d’éléments indispensables pour l’organisme. Une alimentation équilibrée est une alimentation diversifiée. Essayez de consommer à chaque repas des produits de chaque groupe d’aliments.
Faites du sport
La pratique d’un sport est l’un des meilleurs anti-stress qui soient. Elle a en plus un effet dynamisant. Pensez aussi au yoga ou à la sophrologie. Consacrez-y au moins une demi-heure, une à deux fois par semaine. En période d’examens, essayez de garder le rythme. L’exercice physique peut contribuer à vous détendre et vous donner un nouvel élan. L’important est de vous changer les idées.
Pas d’excitants
Modérez votre consommation de café, tabac, vitamines, Coca-Cola. Les excitants masquent la fatigue sans la réparer et peuvent troubler le sommeil. Privilégiez plutôt les instants de détente : bain chaud, tisane (passiflore, fleur d’oranger), verre de lait chaud…
Le jour J
Déjeunez. Même si vous avez l’estomac noué et l’impression que vous ne pourrez rien avaler, il faut manger. Vous risquez sinon de perdre tous vos moyens, et même de vous évanouir. Prévoyez aussi des barres de céréales à grignoter en cas de coup de pompe.
Ne vous laissez pas impressionner
Lorsque vous attendez à l’extérieur de la salle d’examen, n’écoutez pas les candidats qui essayent de prouver qu’ils en savent plus que vous. Ils tentent juste de se rassurer. Isolez-vous pour vous concentrer et gérer votre stress.
Calculez bien votre temps
Ne vous laissez pas piéger par l’heure. Evaluez bien le temps nécessaire à chaque tâche : lecture de l’énoncé, rédaction du plan, brouillon, copie au propre.
Faites un plan
Pour les sujets qui exigent beaucoup d’écriture (français, philosophie, histoire géographie...), la rédaction d’un plan au brouillon est fondamentale. Vous saurez ainsi ce que vous voulez dire, de façon structurée, sans vous noyer dans les détails. Une pensée bien ordonnée, c’est déjà la moyenne assurée. Rédigez ensuite directement au propre. En mathématiques, faites d’abord un brouillon. Ne recopiez votre démonstration que lorsque vous êtes sûr de vous. En langues, notez immédiatement sur votre feuille de brouillon les expressions à distiller dans la copie. Ainsi, vous penserez à les utiliser.
A l’oral
Comme à l’écrit, faites toujours un plan pendant le quart d’heure de préparation afin de bien ordonner ce que vous avez à dire. Soyez poli, précis, concis.
Hommage posthume au directeur des études du collège de Sangoyah
Hommage posthume au directeur des études du collège de Sangoyah
Augustin Gbato Camara directeur des études au collège de Sangoyah n’est plus. Il s’est éteint le 23 avril 2009 à 20h. Le défunt né en 1956 à Lola était fils de feu Gbato et de Gopouné Goihara. En 1971 il obtint le certificat d’études primaires. Après ce cycle, il fit le secondaire de 1971 à 1974. Là ses efforts furent couronnés par l’obtention du brevet d’étude secondaire du cycle technique (BESCT). En 1974, Gbato poursuit ses études cette fois-ci dans la ville de N’zérékoré où il amorça le second cycle du secondaire au lycée Alpha Yaya Diallo. Après trois années, il est déclaré admis à l’université en obtenant le bac en 1977.
Le jeune Camara se voit orienter à l’institut polytechnique de Kankan (IPK) en 1977. Sur place, il effectue de brillantes études à la fac des sciences sociales durant deux années. Dès après il débarque à Conakry pour constituer la première promotion de la célèbre école normale supérieure de Manéah en 1979 où il se spécialisa en philosophie.
En 1981, il finit les études supérieures et soutien sa thèse de mémoire qui a pour thème : l’OUA : ‘’ crises, solutions préconisées’’, comme résultat il obtient le diplôme d’études supérieures (DES).
Carrière professionnelle
Il l’a débute au lycée de Coléah en qualité de professeur de philosophie où pendant sept ans il fait ses preuves. De 1988 à 1989, Gbato prêta ses services au lycée Château d’eau de Kaloum. De 1989 à 1990, il devient animateur pédagogique au département de sociologie de l’université de Conakry. En guise de reconnaissance de ses louables services, il fut successivement nommé : proviseur du lycée de Mali Yembérin de 1990 à 1995, de 1995 à 1998 principal du collège de Sarékalé à Télémélé, de 1998 à 2002 il est conseiller d’orientation au collège du Camp Alpha Yaya Diallo et de 2002 au 23 avril 2009 (date de son décès) il est directeur des études au collège de Sangoyah chargé des 9e et 10e année. Mr Camara laisse derrière lui 4 enfants.
Paix à l’âme de Mr Augustin ! Amen !
Editorial
Editorial
Nous voici au terme de l’année scolaire 2008-2009, beaucoup de progrès ont été accomplis. Mais le chemin reste encore long et la dernière étape à franchir reste les évaluations finales. Certain parleront de composition, d’autres, d’entrée en 7ème, de BEPC, de bac ou d’examen de sortie, quelque soit le nom, le but est le même. L’objectif c’est d’évaluer élèves et étudiants pour mesurer leur degré de compréhension, le but ultime étant de distinguer les bons des mauvais.
Autrefois un mythe total entourait l’examen, mais de nos jours par la force de la ruse, de la tricherie, tout est démystifié.
Cette année, la guinée connaît une nouvelle ère, celle du CNDD (conseil national pour le développement et la démocratie). Ainsi donc, la transparence devient le mot de passe de cette période d’exception.
Le premier ministre Kabinet Komara a annoncé les couleurs pour des examens sans fraudes. Alors à tous les niveaux, des efforts méritent d’être consentis pour sauver la nation. Chacun est responsable de lui-même et ne doit laisser aucune fraude se dérouler à son niveau. La balle est dans le camp de chaque guinéen. A bon entendeur salut !
Les qualités essentielles d’un bon résumé de texte
Les qualités essentielles d’un bon résumé de texte
Le résumé et la dissertation sont les deux exercices fréquemment soumis aux élèves lors des examens du baccalauréat. Bien que tous deux comportent des règles à respecter, il faut préciser tout de même que le premier exige plus d’effort et reste le plus redouté par les candidats. A cet effet, en voici quelques conseils.
Fidélité au sens général du texte, hiérarchisation des informations, clarté de l’expression.
Pour cela :
- N’ajoutez aucun commentaire personnel,
- Montrer que vous avez su distinguer l’essentiel du secondaire,
- Faites des phrases simples mais rédigées.
Un bon résumé aussi, comme un service de tennis, atteint son but selon la formule ACE (analyser, choisir, exprimer).
Une bonne façon de procéder
- Lisez deux, trois fois le texte, sans rien souligner, sans prendre de notes, mais de façon active (avec attention), en essayant mentalement de répéter les points essentiels et leurs enchaînements.
- Délaissez le texte un moment, et essayez en faisant appel à votre mémoire, de noter sur votre brouillon : son idée directrice, son point de départ, son enchaînement logique, sa conclusion.
- Reprenez le texte : soulignez les mots ou expressions importantes, les idées à ne pas oublier, encadrer les mots outils qui soulignent les moments de l’argumentation, les articulations logiques de la pensée (rapport de cause à effet, implication, opposition, mise en parallèle, etc.)
- Notez simultanément à votre lecture, les occurrences des différents pronoms (le texte est-il entièrement à la troisième personne du singulier ? ne faut-il pas intervenir furtivement, un/ je/moi/mon/un/vous/votre/un/nous qui personnalisent l’expression et qu’il ne faut absolument pas rater ? A la limite, voir si, après chaque pronom renvoie t-il toujours à la même personne ?
- Confrontez avec votre premier relevé et établissez, toujours au brouillon, le plan définitif qui sera celui de votre résumé.
- Rédigez de préférence d’abord au brouillon et recopiez.
A- principes du résumé
1- « Rédaction » du texte selon les instructions données (le plus souvent, ¼ ou 1/5). Si aucune instruction n’est donnée, réduire en général au ¼.
2- Dégagement des idées principales du texte, élimination des idées secondaires, élimination ou synthèse des exemples, énumération, etc.
3- Respect rigoureux de l’enchaînement des idées de l’auteur.
4- Neutralité maximale.
B- Processus
- Repérez les mots forces qui reviennent, relevez les oppositions principales.
- Mettez entre parenthèses ce que vous pensez pouvoir supprimer.
- Encadrer les mots outils (1) marquant les étapes de la réflexion, ils mettent en valeur les articulations logiques du texte (cause, conséquence, opposition, restriction, etc.)
- Respecter la forme d’énonciation du texte, vous êtes à la place de l’auteur.
- Calcul
- On compte en mots (« j’ » est un mot)
-
2
N= nombre de mots de votre résumé,
t1= nombre de mots d’une ligne très chargée du texte à résumer
t2= nombre de mots d’une ligne moins chargée du texte à résumer
F= fraction de réduction
T= nombre total de ligne du texte
C- Ce qu’il faut toujours éviter
- Sortir des bornes que l’on vous fixe : vous vous feriez pénaliser
- Faire une réduction « homothétique », tout n’a pas le même poids : 10 lignes pourront parfois être résumées en une seule, alors que trois autres particulièrement importantes nécessiteront deux lignes dans votre résumé.
- Perturber l’organisation du texte, même si l’ordre de l’auteur vous paraît répétitif, peu convaincant, améliorable.
- Ajouter quoi que ce soit de votre cru (votre opinion) : exemple, arguments supplémentaires, introduction, conclusion, etc.
- Commencez par des formules du type : « ce texte parle de… » « L’auteur aborde ici le problème de… ».
NB : pour les textes courts, procéder au décompte de mot par mot.
Bibliographie : ‘’ Histoire générale du monde’’
Bonne chance à toutes les candidates et à tous les candidats aux différents examens, excellentes vacances, nous espérons vous retrouver tous dans la plus grande joie à la prochaine rentrée au compte de l’année scolaire et universitaire 2009-2010.
Mamadou Diawo Barry, 2e année Droit à l’UGLC de Sonfoniah. Tel : 64.52.07.08
L’absence de plaisirs lors des relations sexuelles
Santé plus
L’absence de plaisirs lors des relations sexuelles
La frigidité (du Latin, Frigidus ce qui est froid) est l’absence du plaisir lors des relations sexuelles. C’est un trouble qui peut concerner les hommes et les femmes.
Mais pour les hommes, on parlera d’impuissance sexuelle. Les récentes découvertes et la vague médiatique qui s’en est suivie ont quelque peu sorti la sexologie de sa clandestinité, en essayant de prendre plus naturellement la communication autour de la sexualité et du corps. Les gens ont autant de problèmes qu’auparavant, mais au moins ils peuvent en parler et se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls à en souffrir.
Le terme frigidité est peu explicite, il recouvre des situations différentes telles que :
-La vaginisme : pénétration difficile voire impossible, car les muscles pelviens se contractent et se resserrent involontairement.
- l’aphinisis ou l’absence du désir.
- pour certains, la femme frigide est celle qui ne parvient pas à l’orgasme. On parlera alors d’anorgasmie.
Dans la frigidité, on distingue trois types de femmes :
- la première est indifférente, elle subie des rapports sexuels sans y participer. Elle éprouve une répugnance et use de mille manières pour se soustraire.
- La deuxième femme, est celle chez qui le plaisir sexuel existe, mais n’est pas complet.
- La troisième femme éprouve un désir sexuel particulièrement intense, mais ne parvient pas au plaisir complet à la détente finale. Ce qui entraîne souvent chez elle un sentiment d’angoisse. Cet appétit sexuel insatiable n’est jamais assouvi.
Suivant la date d’apparition, la frigidité peut être primaire ou secondaire.
La première apparaît lors des premières sexuelles chez les jeunes mariées. Quant à la deuxième, elle est caractérisée par sa survie après une période d’activité sexuelle satisfaisante. La cause peut être organique (diabète), avortement, crainte de grossesse.
Il faudra enfin parler de la fausse frigidité qui tient aux variations physiologiques du désir (fatigue, soucis ou responsabilité excessive…). Aussi il y a la frigidité élective à un partenaire. La femme a besoin d’aimer son partenaire pour atteindre l’orgasme, le plaisir se passe avant tout dans la tête.
Pour ce qui est des causes de la frigidité, elles sont diverses :
- partenaire maladroit, trop pressé ou inexpérimenté.
- Ejaculation précoce
- Conflits conjugaux et grossesse
- Evénement traumatisant durant l’enfance (comme l’excision)
- Conséquence d’une éducation stricte qui dévalorise la sexualité
- Malformation ou dysfonctionnement génital
- Prise d’antidépresseur ou de somnifère
- Maladies (diabète, surmenage)
- Infections vulvaires, vaginales
Quant au traitement, il consiste à s’attaquer à la cause et à l’éducation du partenaire.
Ismaël Diallo, pharmacien. Tel : (60/67).41.36.42
Entretien avec Ras Condel leader du groupe Raisonnable Djély
Entretien avec Ras Condel leader du groupe Raisonnable Djély
Même si quelque part l’occident a beaucoup influencé la jeunesse africaine, guinéenne cela n’empêche pas les talents de chez nous résidant dans le vieux continent de faire d’immenses efforts pour toujours s’identifier à notre culture. Ras Condel est l’un de ceux-là, membre fondateur du groupe de rap Raisonnable Djély, il réside à Grenoble en France. Dans cet entretien, il évoque sa vision sur le hip hop guinéen.
La Plume Plus
Ras Condel : je suis leader fondateur du groupe avec Mokovie et Phénomène X. Mes débuts dans le rap remontent à 1994-1995. Mais déjà depuis 1991 on était dans le milieux lorsque MC Solar est venu à Conakry pour un concert, cela nous avait beaucoup touché et après nous avons commencé à monter des petits groupes à la Sainte Marie
Pouvez-vous nous dire ce qu’est devenu ce groupe, parce qu’on remarque qu’après votre départ pour la France
C’est vrai que le groupe a cessé un peu les activités et que moi aussi je n’étais pas là. C’est normal car les autres membres devaient eux aussi achever les études. Tout comme moi j’étais en France dans le cadre des études. C’est en fait ce qui explique le fait qu’il n’ y a pas eu d’album sur le marché. Mais dans l’ombre, Raisonnable a toujours écrit de petits morceaux, donc nous comptons faire un best of un jour avec des titres inédits que personne n’avait jamais écoutés.
Comment vous et Prophète ‘’G’’ avez-vous formez Insoumis Sigui ?
Insoumis Sigui a été formé sur une idée de mon grand frère Prophète ‘’G’’. On s’était croisé en France et nous avons aussitôt commencé à écrire ensemble des textes. Au début lorsque nous avions formés le Rap Koulé nous étions ensemble. On a toujours eu l’idée de créer un groupe standard, inédit qui devait reconnaître toutes les fractions de ce pays. Et la création du groupe a coïncidé avec les événements douloureux que les guinéens ont vécus durant les deux dernières années. Donc nous avons profité pour faire Insoumis Sigui qui est un cheval de bataille et de revendication de la population, donc on a essayé de monter que nous partageons la douleur de tous les frères guinéens.
Pouvez-vous nous parler de vos projets ?
J’ai énormément de projets, dans l’immédiat il y a la sortie d’un album dance hall qui est prévue pour très bientôt. J’enchaînerais avec un album purement reggae parce que c’est la nouvelle tendance musicale que j’ai. Par ailleurs, j’aimerais participer au mouvement CORRAG parce que je suis adhérent de ce mouvement. J’ai envie d’intensifier mon activité au sein de ce collectif. J’ai eu une formation en infographie et en multimédia, donc j’aimerais bien essayer de changer l’image de la culture guinéenne, changer la façon traditionnelle de faire les choses en essayant de donner une meilleure image à la culture urbaine.
Quel est votre regard sur le hip hop guinéen ?
Mon regard sur le hip hop est très positif. Le hip hop guinéen a évolué et a pris de la force, il devient de plus en plus puissant. Quand nous commencions au début à faire du rap ici, le hip hop n’était pas écouté par toutes les couches sociales du pays. Mais aujourd’hui, je vois que le rap est devenu un phénomène de société, tout le monde l’écoute, du petit garçon dans les quartiers jusqu’au vieux père dans les villages. Chacun connaît au moins le nom d’un groupe ou d’un chanteur de rap et donc cela est vraiment positif. Cela veut dire qu’il y a eu une véritable révolution et en plus aujourd’hui, nos groupes ont vraiment du talent, de la valeur. Mon regard est donc positif, on voit que les gars n’ont pas relâché le combat, ils ont vraiment suivi le bon chemin. Mais c’est vrai qu’il reste encore du travail à faire, il faut encore s’organiser, essayer de professionnaliser ce travail là.
Comment évoluez-vous avec les autres artistes guinéens à l’étranger ?
On évolue ensemble, on se donne des conseils. J’ai des relations directes avec Bill de Sam, avec Général de Kill Point, Mouz ‘’ B’’, mais aussi avec Djeng de Gandal Foly, Kemy de Leg Def…on s’appelle, on se donne des idées à chaque fois que l’un de nous doit sortir un album. Bref, on entretien de très bonnes relations.
Quel est votre mot de la fin ?
Mon mot de la fin c’est d’inciter les gens à consommer guinéen, il ne faut plus être complexé par rapport à ce que nous avons chez nous. Nous avons beaucoup de jeunes talentueux qui font des choses super bien. Il serait dommage de ne pas encourager cela, de ne pas aller acheter les CD. Il faut éviter de graver les CD, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui travaillent pour ces CD. Donc un seul CD gravé met en danger au moins dix personnes qui ont travaillé d’arrache pied pour sa sortie.
Entretien réalisé par Amadou Barry, 1ere année Journalisme à Mercure. Tel : 64.75.33.58 baryamad@yahoo.fr
Paroles libres: les élèves se prononcent sur les examens
Les examens nationaux session 2009 se pointent à l’horizon. Tout comme les années précédentes, l’année 2009 promet des examens sérieux et dignes. De ce fait, le thème du mois de votre rubrique porte sur les préparatifs de ces évaluations. A l’occasion, nous avons tendu notre micro à quelques élèves candidats et à certains professeurs.
Abdoul Lamarana Diallo, TSS lycée Le Bélier : je me prépare bien pour les examens non seulement à l’école, mais aussi à la maison. Les professeurs sont soucieux pour nous, ils font le maximum d’eux. Je profite de l’occasion pour souhaiter bonne chance à tous les candidats de mon école et ceux d’ailleurs.
Sadou Diallo TSM Le Bélier : en dehors des cours à, je suis des cours de révision à la maison avec des amis et parfois on se fixe des rendez-vous chez un ami ou à l’école. Le plus souvent nous faisons des veillées en révision.
Diallo Mariam TSE Le Bélier : en ce qui concerne mes préparatifs personnels, je dirai que ça avance mieux. Je suis dans un groupe de révision et puis quand je rentre à la maison, je revois mes leçons. Notre option est très difficile et nous n’avons pas de documents adéquats. Les sujets à leur tour sont aussi durs, c’est ce qui explique l’échec grandissant des élèves de notre option au bac. Je demande aux profs qui proposent les sujets d’examen de les modérer, en guise d’exemple, l’année passée j’ai traité un sujet de terminale avec Mr Baldé de Kipé et j’ai donné le même sujet à un autre prof qui n’a pas pu le traiter. Donc, si un sujet de la sorte est donné aux candidats, cela pourrait les fatiguer.
Mr Camara surveillant général Le Bélier : nous faisons tout pour que les profs viennent à temps et qu’ils donnent le maximum d’eux. La fondation soutien activement les préparatifs parce que l’année dernière nous n’avons pas fait un grand succès en sciences : mathématiques et expérimentales. En expérimentales, il n’y a que des filles et notre priorité c’est d’avoir de bons résultats.
Oumou Salimatou Diallo 6e année Van Vollen Hoven : j’ai 11 ans je me prépare bien pour l’examen. Je souhaite porter la tenue kaki l’année prochaine. Je me prépare bien, je suis attentivement le maître quand il explique. J’ai aussi un prof de maison qui me fait la révision en français, calcul et autres.
Amadou 6e année Van Vollen Hoven : mon maître m’a beaucoup préparé pour affronter l’examen. A la maison, ma mère m’encourage à réviser et je suis sûr que j’aurai mon examen.
Mr Billo enseignant en 6e année Van Vollen Hoven : selon l’évolution du programme, nous sommes vers la fin, nous avons travaillé dur pendant les mois précédents. Nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour les examens. Nous évoluons en fonction du niveau des enfants et après les cours nous organisons des révisions tous les après midi. Je suis sûr que mes candidats sont fins prêts pour les examens et j’espère avoir de bons résultats.
Mamadou Oury 10e année collège de Ratoma : je me prépare pour le BEPC parce que non seulement, je suis dans deux groupes de révision l’un à l’école et l’autre à la maison. Je profite aussi de mon temps libre pour apprendre mes leçons littéraires. Je demande à tous les candidats de se préparer à temps pour ne pas que les leçons s’accumulent.
Kadiatou Sall 10e année collège de Ratoma : la journée est très chargée pour nous. Quand je part à l’école j’y reste jusqu’à la fin des cours pour ensuite suivre la révision avec d’autres promotionnaires. Je revois mes cahiers à la maison pour pouvoir bien affronter le brevet. Pour le moment, mon seul et unique ami c’est mon sac. Je demande à tous les candidats d’être courageux et de rester fidèles aux cahiers. Je souhaite qu’il n’y ait pas de fraude ou de publicité de sujets pour cette année. Au brevet, il y a moins de pratique, donc il faut beaucoup lire.
Mariam Djouldé Diallo 10e année collège de Ratoma : avec la régularité de mes professeurs, je dirai que je prépare bien mon examen. J’ai cours tous les jours, en plus les profs nous soumettent des sujets du BEPC de 1991 à 2006 que nous traitons. Nos parents également ont les numéros de téléphones de nos enseignants.
Saïdou Pathé Bah 10e année Allison Davis : ils ont dit à la radio qu’il y aura des policiers pour nous surveiller, mais il ne faudrait pas se fier à cela. L’élève doit beaucoup chercher et ne pas se contenter seulement du cours donné par le prof. Je demande aussi aux autres profs des autres établissements de faire des interrogations à la fin de chaque chapitre. Si on est bien préparé, on pourra affronter l’examen sans problème.
Propos recueillis par Mamadou Baïlo Barry, 2e année B.A à Mercure. Tel : 64.78.47.73
Cimenterie : destruction de maisons d’habitation
Cimenterie : destruction de maisons d’habitation
Depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire, la restauration de l’autorité de l’Etat devient un leitmotiv. Parmi les mesures prises, figurent la récupération des domaines de l’Etat. Ainsi de Conakry à N’zérékoré, des bulldozers sont entrés en action pour démolir les habitations battues sur ces domaines.
C’est dans ce cadre que le quartier La Cimenterie
Selon les occupants de ces lieux, le vieux Samba Barry, décédé le 22 janvier 2009 a
En réponse, il a plutôt préféré recevoir une somme d’argent. Par ailleurs, il aurait fait une délimitation entre ses parcelles et celles octroyées à l’usine.
Paradoxalement, ce sont les terrains du vieux Samba qui ont été victimes de la casse. Au total, une vingtaine de maisons ont été rasées.
Cette situation rappelle le déguerpissement des populations de Kaporo Rails en 1998, au cours duquel d’importants dégâts avaient été enregistrés, notamment des pertes en vies humaines.
Oumou Bah, 3e année Journalisme à Mercure. Tel : (60/67).41.60.37
Eclairage public : les citoyens se substituent le gouvernement
Eclairage public : les citoyens se substituent le gouvernement
Face à la lenteur prise par le gouvernement dans la mise en place de lampadaires publics pour assurer l’éclairage dans les quartiers de la capitale guinéenne, les populations de certaines localités ont décidé de jouer elles-mêmes le premier rôle.
Le travail consiste à fixer directement une ampoule sans interrupteur au poteau. Le reste des composantes est constitué de fils ainsi que d’un bidon taillé de 10 litres
Le phénomène gagne du terrain à Conakry et est surtout encouragé par les jeunes. Les initiateurs de cette idée fondent leur décision sur la montée inquiétante de l’insécurité dans les quartiers de la haute banlieue surtout pendant la saison hivernale.
Pour preuve, les jeunes du staff DEFRO (développement et formation à travers la réalisation de nos objectifs) ont éclairé la ruelle Pharmacie Jean Paul II dans la commune de Ratoma.
Pourtant, le bitumage de routes, l’éclairage des voies publiques, la protection des personnes et de leurs biens reviennent en principe à l’Etat. Mais pour beaucoup si les autorités ne font rien, c’est aux citoyens de prendre leurs responsabilités afin de subvenir à leurs besoins.
Cependant, cette mesure salutaire de la population rencontre des difficultés à cause de la rareté du courant électrique. Certains des quartiers ne voient le fameux courant que de 18h à 00h avec d’interminables délestages, du coup la volonté de lutter contre l’obscurité et les attaques n’est pas aisée.
En attendant qu’Electricité de Guinée (EDG) ne parvienne à fournir de l’énergie à ses clients, les populations se démerdent au tant qu’elles peuvent pour s’offrir un semblant de luxe. A quand la fin du calvaire ?
Mamadou Baïlo Barry, 2e année B.A Mercure. Tel : (64/67).78.47.73
Enseignement supérieur : le ministre interdit les baptêmes fantaisistes des promotions
Enseignement supérieur : le ministre interdit les baptêmes fantaisistes des promotions
Cette décision émane du ministre de tutelle Dr Alpha Kabinet Camara. Par l’arrêté No 0368 en date du 20 avril adressé aux recteurs et directeurs généraux des universités et instituts d’enseignement supérieur publics et privés, le ministre « regrette » le fait que les étudiants ou associations d’étudiants utilisent des noms de personnalités du CNDD (conseil national pour la démocratie et le développement) pour baptiser leurs promotions sans en informer au préalable les autorités éducatives (ministre, recteurs ou directeurs).
Cet état de fait est aujourd’hui d’une expression si considérable qu’on peut comptabiliser une centaine de demandes déposées à cet effet, explique le ministre. Ainsi, pour palier à cela, il invite par la même occasion les recteurs et directeurs généraux à prendre des mesures utiles pour un retour à l’ancienne méthode qui consiste à attribuer un et unique nom à l’ensemble des étudiants d’une même promotion, quelque soit leur appartenance (pays d’étude, facultés, départements, sections, universités). Cela renforcerait les connaissances et la cohésion entre les différents étudiants d’une même promotion a-t-il motivé. Le mois de juin de chaque année reste le moment choisi pour la célébration de ces festivités de baptême.
Oh démagogie, quand tu nous tiens !
Mamadou Diawo Barry, 2e année Droit UGLC Sonfoniah. Tel : 64.52.07.08
