Deuxième édition des 72h du livre

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ambassadeur de france

Les lampions se sont éteints le 25 avril au centre culturel franco-guinéen sur la seconde édition des 72 heures du livre.

L’événement qui est une initiative de la maison d’édition Harmattan Guinée s’est déroulé sur trois jours (du 23 au 25 avril). Il marque la célébration de la 15e journée internationale du livre.

Parmi les écrivains présents cette année, on peut noter : Néné Moussa Maléya, Zénab Koumanthio Diallo, Sidiki Kobélé Keïta, Ahmed Tidiane Cissé, Aly Gilbert Ifono, Hakim Bah…

Cet événement a eu pour thème : ‘’ les écrivains face à la transition’’. Sansy Kaba Diakité, le directeur de l’Harmattan Guinée a déconseillé le photocopillage du livre et a mis en exergue son importance : ‘’on peut faire du livre l’avenir de la Guinée’’ a-t-il conclu.

Il a également été question de paix à travers le poème de Koumanthio Diallo. A côté des expositions des livres, il y avait l’urne de la paix où chacun pouvait voter après avoir porté sa définition du mot « paix » sur le bulletin.

Pour la journée de clôture, les participants ont suivi avec intérêt le thème sur la place du livre dans l’éducation. Le modérateur de la cérémonie, Idrissa Camara animateur de l’émission ‘’Belles lettres’’ sur la RTG (radio télévision guinéenne) a déploré le sort réservé à la bibliothèque nationale. Actuellement, elle se trouve logée au musée national de Sandervalia. Il rappellera d’ailleurs que feu Williams Sassine avait dit à juste titre : ‘’ en Guinée, les premières lectrices sont les souris.’’

Un autre aspect abordé a été la vente illicite de livres destinés aux élèves. Pour un intervenant, les directions préfectorales de l’éducation ainsi que celles communales sont les responsables d’une telle pratique.

Mr Ibrahima Soumah ex ministre dira lui que la réforme de l’éducation s’impose chez nous. Pour se faire, la nécessité de revoir le budget alloué à l’éducation s’impose (la moyenne sous-régionale est de 40%). De nombreux observateurs ont dénoncé le manque de la culture de la lecture dans notre société.

La clôture de la cérémonie tout comme le lancement a été présidée par le premier ministre Jean Marie Doré. Ce politicien qui est lui-même auteur, a souhaité que dans un avenir proche, l’Etat guinéen puisse subventionner le livre.

Pour sa part, le chargé culturel de l’ambassade de France a, contrairement aux guinéens, magnifié l’intérêt que les jeunes lycéens et universitaires accordent à la littérature.

Au-delà du centre culturel, la fête du livre a été étendue à sept universités et quatre lycées de la place. Une remise de 50% a été spécialement appliquée aux prix des ouvrages. Cependant, le constat qui se dégage est celui de la cherté du prix pour le guinéen moyen. Ainsi, ‘’l’histoire du Fouta Djallon’’ est vendu à 129.000fg, le livre ‘’Dans la Guinée de Sékou Touré’’ de Camara Kaba 41, se négocie à 153.000fg.

Pour finir, les organisateurs ont décerné au doyen Elhadj Fodé Lamine Touré ainsi qu’à d’autres personnalités des témoignages de satisfaction.

Sow Mamadou Samba et Mamadou Diawo Barry