Poème

 La Terre souffre et pardonne

 

Monde qu’est-ce qui se passe,

Où sont tes dons, où sont tes terrasses

Vertes évoquant la paix

L’air doux, calme et frais ?

Où sont les arbres auparavant tendres

Sont-ils transformés en cendre ?

Tant de lourdes questions, auxquelles bien à tort,

On ne cherche jamais de réponses utiles.

Il n’y a qu’à mirer, là, tout autour de nous,

Ces espaces noircis, ce monde en décadence.

Ces hommes sont-ils saints ou bien fous

Et qui rivalisent entre eux de malveillance.

Partout pervertit et tout va de travers

On rase et on détruit, on dérègle sans crainte

Que se soit la nature ou le tréfonds des mers,

On salit, on pourrit sans entendre les plaintes

Car oui, la terre se plaint, réduite à sangloter

Nul n’essuie ses larmes. Elle lave nos péchés

Mais un pardon se paie. Elle vient pour se venger

Furieuse, elle rince, elle balaie sans traîner

Ce n’est pas un hasard, si depuis peu d’années,

Les océans, hargneux, se dressent vers le ciel

Et dominent la terre en un haut mur de jais.

Ce n’est pas un hasard, si à l’aube nouvelle,

D’un siècle encore pur les morts se multiplient.

Aux confins de l’Afrique

Ce n’est pas un hasard que ce grand Niger est sans cesse envahit par ces pierres fines

Et que dire de nos fleuves qui se vident sans cesse de leurs eaux ? 

Là-bas, la neige fond, pouvant prêter à rire.

Et quitte les sommets en torrents monstrueux,

Dévalant les pentes, vous dévoilant le pire,

De ses atouts en mains ; déluge impétueux.

Ainsi, vous, les cœurs noirs, démons avilissants,

Abâtardissez tout, les yeux clos, les mains sales.

Anéantissez tout, par vos faits infamant,

Laissant derrière vous une nature bien pâle.

Cela n’en finit pas, la liste est longue encore

Faut-il vous rappeler la banquise qui file,

Estompée par nos gaz, vilénies carbonées.

Ces empereurs de glace anéantis soufflés.

Et l’ozone troué, laissant passer la mort.

Et cette Amazonie, déchirée, disloquée

Morte en gémissement, la Terre est orpheline

Et ce grand Sahara, avançant décidé,

Sur ma Terre natale, appauvrie et chagrine.

Malgré l’ampleur du crime et sa conséquence,

Rien n’est invariable, tout peut encore changer.

Cessons de détruire,

Commençons à replanter,

Car si on a à choisir,

Vaut mieux s’en sortir,

Il faudra s’appliquer, ne rien laisser passer.

Car Terre mutilée, a déjà pardonné

A nous en s’excusant, par la sublimation,

De lui restituer son passé fracassé.

Et sans se lamenter, vouons lui tous nos dons.

BAH Aissatou Cherif L1 Droit/ UNC

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