Mœurs

Qu’elles s’habillent mal ces filles !

La manière de s’habiller des filles d’aujourd’hui fait jaser. Bien de gens considèrent que cela heurte les us et coutumes du pays.

Faut-il niquer nos mœurs. Il est vrai que le phénomène est considéré de nos jours comme une mode, on dit souvent l’abus conduit à nuisance. C’est exactement le cas actuel en Guinée. L’extravagance vestimentaire prend une allure débordante et choquante.

En effet, y a-t-il aujourd’hui une fille à Conakry ou dans le reste des grands centres urbains du pays qui n’a pas de pantalons dans son armoire ? Empressons-nous de répondre par la négation.

Le phénomène pantalon serré, jupe en fente béante, gagne du terrain. Là-dessus et sans risque de se tromper, on peut affirmer que les filles et mêmes certaines grandes dames portent beaucoup plus leur choix sur ce type d’habits en lieu et place des pagnes.

Mais pour lever l’équivoque, précisons tout de suite que le pantalon et la jupe en soit ne sauraient certainement être un problème.

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Seulement, ce qui blesse la morale c’est quand nos sœurs exhibent leurs parties les plus sensibles.

Pour certains, cette pratique est une simple imitation, par contre, d’autres pensent qu’il s’agit d’un acte lucratif. C’est un peu le risque du pêcheur qui prépare un joli appât pour aiguiser l’appétit du poisson.

Regardez au tour de vous, voyez-vous ces filles qui portent des pantalons qui laissent leurs fesses presque toutes nues ?

On voit cela partout  à Conakry, dans les rues (lorsqu’elles montent ou descendent d’un véhicule, d’une moto), au marché, entre amis. Qu’elles se courbent ou pas vous n’avez pas à fournir d’effort pour connaître la couleur de leurs slips. Le phénomène est banalisé à tel point que voir les vergetures et autres colliers de hanches d’une femme ne semble plus être un péché en Guinée. On s’en est tellement habitué que l’habitude risque de se transformer en mœurs. Le tout, au vu et au su des responsables du pays. D’ailleurs, qui peut parler à qui ?

Surtout quand la pratique s’est dilatée et a atteint des familles jusque là considérées comme gardiennes des traditions et respectueuses des principes religieux.

A ce jour, seuls quelques rares coins de Kindia et de Kankan semblent avoir osés interdire le port des pantalons par les filles. Dans ces endroits, toute fille qui s’évertue à enfreindre à cette décision s’expose à des bastonnades et autres amendes. Dans la plupart des autres préfectures c’est le laisser qui domine.

Des femmes ou filles se promènent montrant leurs postérieurs presque nus, quand ce n’est pas les seins, le dos, le ventre, le nombril qui sont au dehors.

Ces filles ou dames ont de noms spécifiques en eux : DVD (dos et ventre dehors), CND (cuisses, nombril et dos dehors), CSD (cuisses et seins dehors).

A Conakry malgré la gravité et les conséquences néfastes de l’extravagance vestimentaire, aucune décision ne se pointe à l’horizon.

Cependant, si la Guinée est réputée championne dans l’art d’étouffer les textes de lois, les deux religions (l’Islam et le Christianisme) pourraient être les seuls espoirs ou recours afin de mettre fin à ces insanités qui affectent dangereusement l’éducation des générations futures. De facto, si on n’en prend garde, la Guinée comme le soutiennent certains ‘’excellente dans tout ce qui est mauvais’’ risque de n’avoir sur son sol que des habitants à l’image des hommes en costumes d’Adam. Décidément de part les temps qui courent et les bonnes habitudes vestimentaires qui disparaissent, l’on tend à donner raison à l’historien qui disait que ‘’l’histoire est un circuit fermé.’’ Autrement dit, l’on revient toujours à ces anciennes habitudes. Dans ces cas d’espèce, il s’agit du retour à la nudité.

Vos critiques et suggestions sont les bienvenues.

Moussa Kaba L2 Sociologie à l’UNIC de Lambandji. Tel : 64.72.98.32/65.85.45.15