Réforme de l’enseignement supérieur

Vers le retour du concours et de toutes les matières au baccalauréat 

Du 27 au 28 décembre se sont tenues à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, les journées de réflexion sur la réforme et l’architecture de l’enseignement supérieur. Elles ont abouti à des propositions qui pourraient aider selon les organisateurs à changer la donne dans les universités et instituts d’enseignement du pays.

Sur les raisons de ces assises, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Bailo Telliwel Diallo a précisé ‘’Ces journées se sont imposées suite à une évaluation rapide que nous avons faites. Il y a des dysfonctionnements, des faiblesses… Il fallait donc des concertations avec les acteurs concernés pour échanger, harmoniser et poser les jalons d’une réforme qui est en cours depuis quelques temps. ‘’   

La commission sur la réforme et l’architecture de l’enseignement supérieur a abouti aux recommandations suivantes : bâtir un système d’enseignement performant et diversifié répondant aux besoins du pays.  Objectifs stratégiques : améliorer la gouvernance et le management du système et des institutions d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage, redynamiser la recherche, améliorer le cadre de travail et de vie dans les institutions de l’enseignement supérieur et de recherche scientifique.  

Par ailleurs, des mesures ont été annoncées pour inciter les élèves à s’orienter vers les sciences et techniques. Il s’agit du rétablissement des épreuves de mathématiques, physiques et chimie dans les épreuves du baccalauréat pour les sciences sociales et les épreuves de sciences humaines pour les autres profils. Attribuer les bourses à l’enseignement supérieur selon des critères favorables aux bacheliers s’orientant vers les sciences et techniques. A titre d’exemple, le nombre de boursiers de sciences sociales ne doit pas dépasser celui des boursiers des sciences mathématiques et expérimentales réuni. Créer l’office du bac au niveau de l’enseignement supérieur ou à défaut ré-instituer le concours d’accès aux institutions d’enseignement supérieur. Mettre en place un mécanisme de suivi des effectifs des étudiants. Créer à titre expérimental des centres de pédagogies universitaires à l’ISSEG, à Sonfonia et à Gamal pour améliorer la mise en œuvre du LMD (licence, master, doctorat).

L’on pourrait cependant se demander si en deux jours on peut se pencher sur tous les problèmes qui affectent l’enseignement supérieur. Le ministre de tutelle lui-même n’y croit pas ‘’on ne peut pas discuter de tous les problèmes et surtout on ne peut pas trouver des solutions concrètes. Loin de là. Ce n’est pas l’objectif de l’atelier. C’était de partager la position des problèmes. Quand un problème est bien posé, la solution est au bout. ‘’ Par ailleurs, le ministre Telliwel a regretté la lourdeur administrative dans son département et dans certaines universités. Il a ordonné l’utilisation de tous les cadres dans toutes les activités. ‘’Je souhaite qu’il n’y ait pas d’exclusion, a conclu M. Diallo’’.   

Mamadou Samba Sow