Centre universitaire de Labé

Le ministre des droits de l'Homme face aux étudiants

Gassama

L’amphithéâtre  du centre universitaire de Labé (situé à environ 21km du centre ville)  a servit de cadre le 2 février  à une rencontre entre les étudiants de cet établissement et le ministre des droits de l’homme et des libertés publique.  Kalifa Gassama Diaby accompagné était accompagné par une forte délégation. Prenant la parole, le Directeur  Général du centre universitaire a remercié le ministre pour avoir visité son centre qui ne contient. Il a notifié au ministre que le centre universitaire de Labé manque d'infrastructures.
Dans son introduction,  Gassama Diaby s'est posé la question de savoir comment rendre les droits de l’homme nécessaire dans une société qui est en phase d’apprentissage? Poursuivant, il a indiqué qu'il fait  parti de ceux qui considèrent l’enjeu des droits publics comme un problème majeur. Pour le ministre, tout guinéen doit changer. Il a fait remarquer que le département des droits de l'Homme a été créé le 05 octobre 2012 dans le but de faire avancer la démocratisation. Gassama Diaby s’est adressé aux étudiants en ces termes : ‘’vous devez accepter d’étudier afin que notre pays change de visage face aux autres pays du monde.  Le peuple de Guinée doit intégrer cette idée dans sa mentalité’’. Répondant à une question posée par un étudiant sur la méthode que compte adopter son département  pour le rayonnement des droits de l’homme, Gassama Diaby a répondu qu’il a deux méthodes à court et long  terme. Primo, la sensibilisation, bannir le désordre,  créer une structure en partenariat avec les ONG de défense des droits de l’Homme  pour observer les manifestions, secundo pour le long terme, enseigner les notions élémentaires des droits  et devoirs aux élèves.

Interrogé par La Plume Plus un étudiant qui a requit l’anonymat  a ainsi commenté cette visite dans une totale confusion « je m’attendais  à la venue du ministre de l’enseignement supérieur. Nos pécules sont insuffisants et avec le système LMD (licence, master, doctorat), les recherches sont obligatoires alors que nous n’avons pas de bibliothèque bien équipée. Pour le net on en parle pas ».  Reste à savoir si les étudiants ont réellement compris le message du ministre des droits l’Homme.

Sally Bilaly Sow,  L1 biologie appliquée au centre universitaire de Labé