Située à Kaporo dans la commune de Ratoma, l’université Kofi Annan créée en 1996 compte des milliers d’étudiants. A la fin des cours dans l’après midi, les jeunes issus de familles modestes sont obligés de se donner rendez-vous au pont de Kaporo pour se livrer une bataille délicate, celle de trouver un moyen de transport pour rentrer à domicile. 

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A cette période de la journée, une pénurie de taxis est constatée sur ce tronçon très étroit car en plus des étudiants de Kofi Annan, il y a ceux de l’université Nongo Conakry qui se mêlent à la danse. Mamadou Billo Diallo qui fait la Licence 2 Médecine à Kofi Annan témoigne ‘’ on souffre beaucoup pour avoir un taxi à 18h. Je suis obligé dès fois de marcher jusqu’au carrefour Cosa’’. Tout comme lui, Bintou Cissé de la Licence 2 Economie rencontre les mêmes problèmes ‘’moi j’habite au centre-ville parfois je peux rester ici jusqu’à 19h ou 20h. De surcroît, je peux prendre jusqu’à 3 voitures avant de rentrer chez moi’’.  Elle  sollicite une assistance auprès du fondateur de l’université ‘’je lui demande de nous aider à éradiquer ce problème parce qu’il y a un bus et un mini bus qui sont stationnés dans la cour, mais ils ne marchent pas.’’ . Face à ce cri de cœur des étudiants, Amara Diakité l’assistant du fondateur affirme que c’est un cas général qui frappe tous les étudiants ‘’ les responsables d’universités privées ne peuvent pas tout faire par manque de moyen.  Plutôt ils sont en complémentarité avec l’Etat’’. Poursuivant, il estime que l’Etat doit subventionner les universités cela pour diminuer les charges à leur niveau et parer à ce problème.  A son tour,  il a lancé un appel aux étudiants et parents d’élèves pour qu’ils s’unissent afin de pouvoir trouver une solution à ce mal. 

En attendant, les étudiants de Kofi Annan prennent leur mal en patience.

                                                                                              Thierno Souleymane Diallo licence 2 journalisme Kofi Annan