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samedi 27 juin 2009

Cimenterie : destruction de maisons d’habitation

Cimenterie : destruction de maisons d’habitation

Depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire, la restauration de l’autorité de l’Etat devient un leitmotiv. Parmi les mesures prises, figurent la récupération des domaines de l’Etat. Ainsi de Conakry à N’zérékoré, des bulldozers sont entrés en action pour démolir les habitations battues sur ces domaines.

C’est dans ce cadre que le quartier

La Cimenterie

dans la préfecture de Dubréka a été victime de casse. Le jeudi 16 avril 2009, le préfet de la localité capitaine Mamadouba Bondabon Camara a ordonné de détruire les maisons situées aux alentours de l’usine de ciments de guinée.

Selon les occupants de ces lieux, le vieux Samba Barry, décédé le 22 janvier

2009 a

été le premier habitant de cet endroit. C’est lui qui aurait d’ailleurs offert le terrain qui abrite l’usine. Les investisseurs de ciments de guinée auraient même proposé au vieux de lui construire un logement et de lui fournir de l’eau et du courant.

En réponse, il a plutôt préféré recevoir une somme d’argent. Par ailleurs, il aurait fait une délimitation entre ses parcelles et celles octroyées à l’usine.

Paradoxalement, ce sont les terrains du vieux Samba qui ont été victimes de la casse. Au total, une vingtaine de maisons ont été rasées.

Cette situation rappelle le déguerpissement des populations de Kaporo Rails en 1998, au cours duquel d’importants dégâts avaient été enregistrés, notamment des pertes en vies humaines.

Oumou Bah, 3e année Journalisme à Mercure. Tel : (60/67).41.60.37    

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Eclairage public : les citoyens se substituent le gouvernement

Eclairage public : les citoyens se substituent le gouvernement

Face à la lenteur prise par le gouvernement dans la mise en place de lampadaires publics pour assurer l’éclairage dans les quartiers de la capitale guinéenne, les populations de certaines localités ont décidé de jouer elles-mêmes le premier rôle.

Le travail consiste à fixer directement une ampoule sans interrupteur au poteau. Le reste des composantes est constitué de fils ainsi que d’un bidon taillé de

10 litres

La dépense varie de 15.000 à 25.000 fg.

Le phénomène gagne du terrain à Conakry et est surtout encouragé par les jeunes. Les initiateurs de cette idée fondent leur décision sur la montée inquiétante de l’insécurité dans les quartiers de la haute banlieue surtout pendant la saison hivernale.

Pour preuve, les jeunes du staff DEFRO (développement et formation à travers la réalisation de nos objectifs) ont éclairé la ruelle Pharmacie Jean Paul II dans la commune de Ratoma.

Pourtant, le bitumage de routes, l’éclairage des voies publiques, la protection des personnes et de leurs biens reviennent en principe à l’Etat. Mais pour beaucoup si les autorités ne font rien, c’est aux citoyens de prendre leurs responsabilités afin de subvenir à leurs besoins.

Cependant, cette mesure salutaire de la population rencontre des difficultés à cause de la rareté du courant électrique. Certains des quartiers ne voient le fameux courant que de 18h à 00h avec d’interminables délestages, du coup la volonté de lutter contre l’obscurité et les attaques n’est pas aisée.

En attendant qu’Electricité de Guinée (EDG) ne parvienne à fournir de l’énergie à ses clients, les populations se démerdent au tant qu’elles peuvent pour s’offrir un semblant de luxe. A quand la fin du calvaire ?

Mamadou Baïlo Barry, 2e année B.A Mercure. Tel : (64/67).78.47.73

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