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samedi 7 novembre 2009

Takana rappel à l’ordre

Takana rappel à l’ordre

Dans la perspective de la présentation de l’album ‘’ Rappel à l’ordre’’ de l’artiste Takana Zion au public mélomane de guinée, l’artiste en question et sa structure Tavaka record accompagnés d’une fourchette d’artistes étrangers ont tenu deux grands concerts lives les 10 et 11 octobre à la plage de Rogbané de Taouyah.

Ces deux concerts humanitaires ont été placés sous le signe de la réconciliation et du souvenir à la mémoire des victimes de la répression du lundi 28 septembre. D’ailleurs, les organisateurs ont promis de verser 10% de la recette des concerts aux victimes des douloureux événements.

Le public lui s’est déplacé en masse pour ne pas se faire raconter l’événement, avant 14h heure annoncée de la cérémonie, l’espace était déjà pris d’assaut. Cependant, il aura fallu attendre 20h 15 pour voir Takana Zion débarqué sur place. Malgré le retard, celui qui fait la fierté de la guinée sur l’échelle mondiale, a su calmer les ardeurs et maîtriser comme on il sait le faire le public acquis à sa cause.

Pourtant, la fête n’a pas été que rose. Et pour cause, un grand désordre a été constaté ce qui a provoqué d’énormes bousculades ainsi que des scènes de bagarres entre spectateurs et agents de sécurité. On a aussi noté l’absence des cassettes de l’artiste sur le lieu. Même certains confrères de la presse ont été obligés d’acheter les tickets pour avoir accès à la plage. Certaines voix ont dénoncé cette pratique et ont appelé ‘’ A plus jamais ça !’’

Rappelons que ces concerts devaient se tenir le 3 octobre au stade du 28 septembre, ils ont été reportés en raison du massacre commis le 28 septembre dans ce stade alors que se tenait un meeting des forces vives. Déjà le vendredi 2 octobre, Takana avait convié les journalistes à un point de presse dans la salle de conférence du centre Mouna Internet à Kaloum. A l’entame de la rencontre, la structure Tavaka record par la voix de Aboubacar Mamadou Camara a préciser que l’album ‘’Rappel à l’ordre’’ était déjà sorti en France depuis le mois de mai et qu’il avait pu se maintenir à la 1ere place de vente des albums reggæ pendant une période de trois mois. Actuellement ledit album occupe la quatrième place malgré son prix fixé à 17€. L’artiste en parlant de son produit à fait savoir que c’est une manière d’inciter les africains à assumer leur responsabilité tant au plan culturel que politique. Il dira que rappel à l’ordre comporte 13 titres et contient des messages d’éducation, de connaissance et d’unité. Takana a également évoqué sa relation avec Elie Kamano dont on dit être son rival. Pour taire les nuances et mettre fin à la confusion, il a répondu au journaliste auteur de la question qu’il n’y avait aucune querelle entre les deux. Il dira que ceux qui soutiennent le contraire se font des illusions. Il démentira en même temps la rumeur qui prétend qu’il envisage de construire un temple pour rasta en Guinée. En ce qui concerne l’annulation du concert au stade, Takana a poursuivit qu’on ne peut pas faire la fête alors qu’il y a des familles en deuil. Il est allé jusqu’à dire que s’il lui était donné la possibilité de décider, il allait livrer le concert gratuitement.

La cérémonie s’est déroulée en présence d’un parterre de journalistes, de Tahirou Baldé distributeur de l’album en guinée ainsi que quelques musiciens venus de Guyane, de France de Jamaïque, du Mali et du Cameroun.

Amadou Barry, 2eme année Journalisme à Mercure. Tel : 64.75.33.58 baryamad@yahoo.fr 

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samedi 29 août 2009

Les conséquences de l’excision

L’excision est cette pratique qui consiste à faire l’ablation du clitoris de la femme. Pour beaucoup de personnes, elle doit être bannie de nos réalités car ses conséquences sont énormes.

En effet, l’excision engendre de nombreuses complications à la fois physiques, psychologiques et sociales. A propos des complications physiques, il y a celles immédiates comme l’hémorragie, le tétanos, celles tardives étant les infections chroniques : retards de croissance et stérilité.

Sur le plan psychologiques, on enregistre des troubles liés à la peur de la cérémonie elle-même : anxiété, insomnie, cauchemar, panique ce qui aboutit à des problèmes sexuels comme la frigidité qui se manifeste par le manque de satisfaction lors des relations sexuelles.

Au chapitre des conséquences sociales, elles sont très souvent graves pour la femme surtout si elle est habitée par le désir d’émancipation. Elle ressent ainsi une profonde humiliation.

Le constat est donc amer au vu des accidents, incidents et complications qui découlent de l’excision. Cette pratique porte préjudice aux jeunes filles et cause parfois leur infirmité et conduit souvent à la mort de la mère et du fœtus pendant l’accouchement.

Sur la question, quelques personnes ont bien voulu se prêter à notre micro, c’est le cas de Fanah Touré élève qui dit que c’est un mal à bannir dans notre société. Le même point de vue est partagé par Mr Touré directeur des études du GS Kinifi La Source qui pense que l’excision réduit la sensation sexuelle chez la femme.

Mohamed Kèba Touré GS Kinifi La Source. Tel : 66.26.51.17 aboubacar208@yahoo.fr

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samedi 27 juin 2009

Entretien avec Ras Condel leader du groupe Raisonnable Djély

Entretien avec Ras Condel leader du groupe Raisonnable Djély

Même si quelque part l’occident a beaucoup influencé la jeunesse africaine, guinéenne cela n’empêche pas les talents de chez nous résidant dans le vieux continent de faire d’immenses efforts pour toujours s’identifier à notre culture. Ras Condel est l’un de ceux-là, membre fondateur du groupe de rap Raisonnable Djély, il réside à Grenoble en France. Dans cet entretien, il évoque sa vision sur le hip hop guinéen.

La Plume Plus

: parlez-nous de votre personne et de vos débuts dans la musique

Ras Condel : je suis leader fondateur du groupe avec Mokovie et Phénomène X. Mes débuts dans le rap remontent à 1994-1995. Mais déjà depuis 1991 on était dans le milieux lorsque MC Solar est venu à Conakry pour un concert, cela nous avait beaucoup touché et après nous avons commencé à monter des petits groupes à

la Sainte

Marie

jusqu’en 1995 année à laquelle nous avons formés un vrai groupe ‘’ positif possy’’ avec des amis du collège. Nous avons alors progressés ainsi jusqu’à la création de Raisonnable Djély et là nous étions au lycée.

Pouvez-vous nous dire ce qu’est devenu ce groupe, parce qu’on remarque qu’après votre départ pour

la France

, il n’y a pas eu de suite ? 

C’est vrai que le groupe a cessé un peu les activités et que moi aussi je n’étais pas là. C’est normal car les autres membres devaient eux aussi achever les études. Tout comme moi j’étais en France dans le cadre des études. C’est en fait ce qui explique le fait qu’il n’ y a pas eu d’album sur le marché. Mais dans l’ombre, Raisonnable a toujours écrit de petits morceaux, donc nous comptons faire un best of un jour avec des titres inédits que personne n’avait jamais écoutés.

Comment vous et Prophète ‘’G’’ avez-vous formez Insoumis Sigui ?

Insoumis Sigui a été formé sur une idée de mon grand frère Prophète ‘’G’’. On s’était croisé en France et nous avons aussitôt commencé à écrire ensemble des textes.  Au début lorsque nous avions formés le Rap Koulé nous étions ensemble. On a toujours eu l’idée de créer un groupe standard, inédit qui devait reconnaître toutes les fractions de ce pays. Et la création du groupe a coïncidé avec les événements douloureux que les guinéens ont vécus durant les deux dernières années. Donc nous avons profité pour faire Insoumis Sigui qui est un cheval de bataille et de revendication de la population, donc on a essayé de monter que nous partageons la douleur de tous les frères guinéens.

Pouvez-vous nous parler de vos projets ?

J’ai énormément de projets, dans l’immédiat il y a la sortie d’un album dance hall qui est prévue pour très bientôt. J’enchaînerais avec un album purement reggae parce que c’est la nouvelle tendance musicale que j’ai. Par ailleurs, j’aimerais participer au mouvement CORRAG parce que je suis adhérent de ce mouvement. J’ai envie d’intensifier mon activité au sein de ce collectif. J’ai eu une formation en infographie et en multimédia, donc j’aimerais bien essayer de changer l’image de la culture guinéenne, changer la façon traditionnelle de faire les choses en essayant de donner une meilleure image à la culture urbaine.

Quel est votre regard sur le hip hop guinéen ?

Mon regard sur le hip hop est très positif. Le hip hop guinéen a évolué et a pris de la force, il devient de plus en plus puissant. Quand nous commencions au début à faire du rap ici, le hip hop n’était pas écouté par toutes les couches sociales du pays. Mais aujourd’hui, je vois que le rap est devenu un phénomène de société, tout le monde l’écoute, du petit garçon dans les quartiers jusqu’au vieux père dans les villages. Chacun connaît au moins le nom d’un groupe ou d’un chanteur de rap et donc cela est vraiment positif. Cela veut dire qu’il y a eu une véritable révolution et en plus aujourd’hui, nos groupes ont vraiment du talent, de la valeur. Mon regard est donc positif, on voit que les gars n’ont pas relâché le combat, ils ont vraiment suivi le bon chemin. Mais c’est vrai qu’il reste encore du travail à faire, il faut encore s’organiser, essayer de professionnaliser ce travail là.

Comment évoluez-vous avec les autres artistes guinéens à l’étranger ?  

On évolue ensemble, on se donne des conseils. J’ai des relations directes avec Bill de Sam, avec Général de Kill Point, Mouz ‘’ B’’, mais aussi avec Djeng de Gandal Foly, Kemy de Leg Def…on s’appelle, on se donne des idées à chaque fois que l’un de nous doit sortir un album. Bref, on entretien de très bonnes relations.

Quel est votre mot de la fin ?

Mon mot de la fin c’est d’inciter les gens à consommer guinéen, il ne faut plus être complexé par rapport à ce que nous avons chez nous. Nous avons beaucoup de jeunes talentueux qui font des choses super bien. Il serait dommage de ne pas encourager cela, de ne pas aller acheter les CD. Il faut éviter de graver les CD, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui travaillent pour ces CD. Donc un seul CD gravé met en danger au moins dix personnes qui ont travaillé d’arrache pied pour sa sortie.

Entretien réalisé par Amadou Barry, 1ere année Journalisme à Mercure. Tel : 64.75.33.58 baryamad@yahoo.fr 

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Femme guinéenne : Soumission est-elle synonyme d’esclavage ?

Femme guinéenne : Soumission est-elle synonyme d’esclavage ?

Selon la conception européenne, ‘’ toute personne qui est sous la dépendance absolue d’un maître qui peut disposer d’elle comme bon lui semble, est esclave’’. Ainsi dit, si nous appliquons cette vision de l’esclavage à la société guinéenne, cela supposerait que certaines femmes sont victimes de ce phénomène.

En effet, par la méconnaissance de leurs droits, les femmes sont victimes de marginalisation, de brimades. La pratique est tellement ancienne et encrée dans les mœurs que certaines intellectuelles sont aujourd’hui tentées de croire aveuglement qu’elles ne méritent que le second rang et par conséquent, elles doivent subir toutes les décisions : ‘’ je me soumets à mon mari quelque soit la taille, l’état de beauté, la nature, l’absurdité de la sanction qu’il me fait subir. Je le fait pas parce qu’il est homme ou parce qu’il s’acquitte de la dépense quotidienne. C’est seulement parce que je dois chercher la bénédiction pour mes enfants. Selon les anciens, si la femme ne se soumet pas à son mari, ses enfants seront des vauriens’’.  L’artiste Nondi K du groupe Fac Alliance soutient la même idée : ‘’ quand une femme se fait comme une lionne, elle aura des chats qui ne pourront  rien contre les souris…’’

Cependant, personne ne nie que le mariage pour qu’il soit solide et durable, doit absolument reposer sur un socle qui n’est rien d’autre que le respect mutuel dans le foyer. Autrement, reconnaître son conjoint ou sa conjointe comme un être qui doit jouir de tous les droits reconnus et promulgués par la législation. Mais en guinée, la loi n’a de place que dans les tiroirs. Aucune d’elle pourtant ne prône la marginalisation encore moins la réduction de la femme au stade de l’esclavage, reconnaît Mr Mahmoud Corneille Doumbouya professeur de français au lycée Aviation.

D’ailleurs, pour cet enseignant : ‘’ les femmes souffriraient plutôt de leur méconnaissance des droits qui leur sont pourtant reconnus. Et les arguments ne manquent pas. Tenez ! Très peu de femmes savent que la polygamie est interdite par la loi guinéenne. Toute femme peut porter plainte contre son époux, au cas où ce dernier épouse une autre.’’

La guinée est un pays où l’amalgame  fait force de loi. Ici la gestion de la vie des hommes se partage entre la tradition, la religion et la loi.

Là-dessus, il faut relever que la loi bien qu’elle existe souffre d’une application reconnue de tous. Malheureusement, très peu de personnes en parlent et quant aux femmes, nul n’a besoin de se faire narrer la vie dure qu’elles mènent. A la limite, l’on serait même amené à dire qu’elles travaillent plus que les hommes.

A quand l’amoindrissement du mal féminin ? La question reste entièrement posée.

Bassa Kouma. Tel : 62.42.18.49/65.85.45.15   

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samedi 20 juin 2009

amadou dieng menace

Musique : Dieng Amadou, le jeune militant dénonciateur guinéen

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Faire de la musique en guinée ne va pas sans conséquence, surtout si le ton choisi est celui de la fermeté. Les jeunes qui ont essayé de dénoncer le système sur place, l’ont appris à leur dépend. Parmi eux, Dieng Amadou. Engagé dans une lutte contre l’injustice et la corruption qui règnent dans son pays depuis plus de 50 ans, Dieng s’illustre toujours dans ce combat. Son dernier acte en date, est son morceau musical qui fustige le massacre de citoyens guinéens en janvier et février 2007 à travers tout le pays. Ce morceau intitulé ‘’ Stop au pouvoir assassin en Guinée’’ est disponible sur www.youtube.com .

Pour mémoire, en ce début d’année 2007, la guinée fait face à une contestation populaire sans précédente. Sous l’impulsion des syndicats, les citoyens descendent dans la rue pour contester la manière dont ils sont gérés. Harcelé de tout part, le gouvernement se barricade dans la commune de Kaloum (centre des affaires du pays) qui devient une forteresse. Mais la marée humaine décide de foncer sur la presqu’île, c’était alors sans compter sur la détermination des forces de l’ordre de défendre vaille que vaille un régime à l’agonie. La répression fait alors une centaine de morts, la plupart des jeunes. En outre, de nombreuses autres personnes ont été interpellées au cours des événements, sans compter les intimidations.

Un des proches de Mr Dieng vivant à Conakry qui a préféré gardé l’anonymat, nous fait part des menaces dont lui et Dieng feraient l’objet en ce moment : ‘’ ils sont mécontents, car il a diffusé le morceau sur l’un des sites le plus visité dans le monde. Et le monde entier regarde comment la population guinéenne a été massacrée en pleine journée. C’est un désastre humanitaire de la part d’un groupe d’hommes qui a pris en otage cette pauvre population.’’ On aurait pu croire que le changement de régime intervenu suite à la mort du président Conté, allait modifier la donne. Hélas ! Certains hommes habillés en tenues militaires sèment encore la terreur dans le pays, surtout dans la haute banlieue de Conakry. S’agit-il des anciens du système ou de simples éléments incontrôlés de la grande muette ? Difficile de trouver une réponse claire. En tout cas, l’heure est grave et les crimes crapuleux sont multiplies. Assassinat et bastonnade font partie du quotidien des citoyens et la presse s’en fait écho tous les jours. Le proche de Dieng, confirme : ‘’ il y a de cela une semaine que des hommes armés ont débarqué chez moi vers 6h du matin. Ils m’ont molesté et vous voyez comment je suis ? Ils ont failli me tuer car ils auraient appris que Dieng m’a envoyé des CD du morceau que j’ai distribué dans tous les quartiers. Donc, ils me reprochent d’avoir collaboré avec un traître qui affiche le bordel qu’ils foutent en guinée.’’ Comme beaucoup de personnes, il craint pour sa sécurité : ‘’ j’ai peur pour ma personne et pour lui (Dieng). En effet ils m’ont dit de considérer que nous sommes des gens déjà morts. Je veux juste lui dire de ne pas rentrer en guinée.’’ Selon nos sources, le jeune Dieng aurait été torturé en 2003 par un groupe de militaires alors qu’il procédait à la distribution de tracts dénonçant les dérives du régime de l’époque.

Dès après ces événements, une commission d’enquête avait été mise sur pied pour faire la lumière sur cette tuerie. Mais elle a brillé par son inaction. Les choses ne semblent pas pour autant avancer même en cette période de transition. D’ailleurs, les forces vives ont proposé au chef de l’Etat que la charge de juger les auteurs de la répression soit confiée au gouvernement de l’après transition. Comme quoi, cette question reste encore sensible. Pour l’instant, les bourreaux peuvent couler de beaux jours devant eux. Mais jusqu’à quand ?

Mamadou Samba Sow, 3e année Journalisme à Mercure. Tel : 64.68.73.

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mardi 14 avril 2009

le retour de Degg g force 3

Culture : le groupe de rap Degg g force3 revient avec ‘’Reste indépendant’’

Après son premier album et quelques featurings et singles, le groupe Degg G force3 s’apprête à sortir son second album à dimension internationale intitulé ‘’Reste indépendant’’ le 26 avril 2009 au stade du 28 septembre. A retenir que ce groupe a raflé presque tous les trophées portant sur le maxi urbain de guinée. Cette foi-ci nous avons tendu notre micro à Moussa M’baye un des membre du collectif afin qu’il nous parle de leur groupe.

La plume plus : présentez-nous le groupe Degg g force 3.

Moussa M’baye : Deeg g force 3 est un groupe guinéen composé de trois membres qui sont : Moussa M’baye, Abdoulaye M’baye (Sénégal) et Moussa Camara communément appelé Mosirus. C’est un groupe qui a été créé en 1995 et qui a un album et plusieurs collaborations à son actif.

Parlez-nous de vos débuts dans la musique.

Les débuts de Deeg g force 3 ont commencé dans les années 96-97 avec d’abord une 1ère maquette que nous avons appelé ‘’ je me souviens’’,  ensuite un premier concours appelé ‘’le rap poussin’’ où Degg g force 3  a eu le 1er prix et depuis, il y a eu la saga hip hop et après le 1er album. Cette période  n’a pas été facile pour le groupe parce que nos familles n’étaient pas tellement d’accord qu’on fasse de la musique. On était à l’école et on devait éviter de fréquenter les gens qui font le rap et éviter d’être dans ce milieu parce que c’est un milieu synonyme de délinquance à l’époque.  Le rap était tellement mal compris que forcement les parents n’aimaient pas voir leurs enfants dans ce milieu.

En quoi expliquez-vous votre succès ?    

Je pense que c’est le travail, c’est aussi le fait que nous croyons à ce que nous faisons et on aime cela. Donc si vous aimez ce que vous faites et vous le poursuivez normalement, ça doit marcher.

Evoquons maintenant votre discographie et les différentes tournées que vous avez eues à effectuer ?

Côté discographie nous n’avons pas mal de choses: Afrique Hard cord en 2000, Mach Allah en 2001, Beng compilation 2002, Freedon fighters 2003, c’est un album qui a été fait à Dakar dans le studio de Youssou Ndour avec beaucoup d’artistes africains. Ensuite, il y a eu

la Saga

hip hop vol 2 en 2003 et aussi l’album ‘’jusqu’au bout’’ que nous avons commencé en 2004 et qui est sortie finalement en 2005. Parallèlement, nous avons fait ‘’rappons tous le Sida’’ qui est un projet de contact évolution, il y a aussi le projet AURA qui est l’histoire extraordinaire des enfants de potopoto commencée en 2004 et enregistrée en 2005 pour ne  sortir qu’en 2008.  Pour ce qui est des tournées : la première sortie de Degg g force

3 a

été Bamako en 2002 et ensuite en janvier 2003 on a  fait un concert avec Ideal Black Girl. En 2004 on a été au festival hip hop Award au Sénégal, parallèlement il y a eu la tournée Potopoto. Déjà en 2004 nous avons fait le Burkina, le Sénégal,  et en 2005 on a fait le Burkina, le Mali,

la Mauritanie

, le Niger,

la Gambie

, en gros une dizaine de pays africains. Le but de ces activités était de promouvoir le droit des enfants. En décembre 2008 nous étions en France pour un concert par rapport à la journée européenne de développement, on était avec Abdoulaye Scandale et c’était une occasion aussi de mettre en place les préparatifs de la sortie de l’album ‘’ Reste indépendant’’ en France. Dans notre calendrier, il était prévu  des tournées toujours en France, elles devaient démarrer le 25 de ce mois. Mais nous avons dû rejeter cette date parce qu’on ne pouvait pas jouer là-bas le 25 et être à Conakry le 26.

Avez-vous bénéficiés de trophées pour votre 1er album ?    

D’abord nous avons commencé avec le trophée du concours Rap Poussin en 1999, ensuite les journaux nous ont qualifié de révélation du rap en 2000. En 2001, nous avons raflé le meilleur album rap du Djémbé d’or, nous avons eu le prix du meilleur album rap de 96 à 2002. Les autres prix remportés sont : le prix du morceau succès, le prix de la meilleure vente de tous les temps, celui de la meilleure voix soul, le prix de la meilleure prestation scénique, en 2005 nous avons eu

la K

7 d’or du meilleur album rap, du meilleur rappeur et la meilleure voix soul. Toujours au cours de la même année, le meilleur album du Djémbé d’or nous a été attribué.

Qu’est-ce qui explique votre originalité ?   

Je pense que la raison c’est peut être la chance d’avoir deux cultures très riches à savoir la culture guinéenne et sénégalaise. Mais le plus important est que Degg g force 3 ait voulu s’identifier à sa culture, à ses origines, donc je pense que c’est surtout cela notre atout.

Comment expliquer le long silence entre votre premier album et ce second ? 

Il n’y a pas eu de long silence parce que chaque année nous sortons soit dans des compilations, soit dans des maxis ou dans des projets d’albums. Nous travaillons avec des gens professionnels qui pensent qu’à chaque fois si un artiste ne sort pas, c’est qu’il est sur un projet. Je pense que nous avons essayés de nourrir cette actualité au fil des années et ça nous a permis d’être présent tout le temps et justement de rompre le silence qui s’était installé entre 2001 et 2003.

Quel regard portez-vous sur le hip hop guinéen ?  

Le rap guinéen est entrain d’évoluer, il y a eu peut être un moment où ça n’allait pas du tout, on n’avait pas de très grands albums. Cependant, depuis deux années il a pris de l’envol. La preuve est que si vous venez à un concert, il y a un Big Dré qui monte sur scène et tout le public se met à reprendre tous les textes de l’album de cet artiste. C’est vraiment impressionnant. Aujourd’hui, le mouvement reggae monte en force et nous, c’est tout cela que nous appelons le hip hop. C’est tout cela que nous appelons la musique urbaine de guinée et donc quand on regarde par rapport aux autres pays d’Afrique, nous n’avons rien à les envier. Ici, entre nous on pense que ça n’avance pas, or le problème est qu’il n’y a pas d’industries musicales, il n’ y a pas de marché pour la musique. Il faut savoir qu’on est dans un pays où la masse salariale n’est pas aussi grande et où le pouvoir d’achat est très faible. Donc, si tu dois choisir entre acheter un cahier et une bande, le choix est vite fait. Mais nous espérons que la situation changera.

Votre album qui sort aura quelle tonalité ?   

C’est un album qui va être très engagé parce que, il se veut être une plate forme de discussions avec les jeunes africains sur les problèmes concernant le continent. Mais aussi, il veut redonner l’espoir à l’africain. Lui dire que c’est possible de réussir, que c’est nous la solution aux problèmes africains. Donc, il faut qu’on arrête de penser que l’occident peut faire les choses pour nous. C’est nous l’avenir, c’est nous la solution aux problèmes guinéens. Nous devons nous battre pour faire avancer les choses chez nous, c’est un message d’espoir pour dire nous sommes tous des savants, des visionnaires et des grands hommes, mais aussi des gens capables de construire des nations. Etant jeunes, nous devons garder cette confiance en nous et savoir que nous avons toutes les potentialités pour réussir. 

Pourquoi le titre Reste indépendant ?    

Pour rester indépendant il faut pouvoir être autonome, il faut que vous puissiez vous prendre en charge, vous former, ne pas tout le temps compter sur les autres pour faire votre vie. Donc, reste indépendant est un message à l’endroit du jeune guinéen, cela pour dire qu’il faut qu’on se prenne en charge. Depuis 50 ans la guinée est indépendante, mais on attend toujours de l’aide extérieure, on attend toujours et depuis 50 ans rien n’a été fait pour faire avancer la situation. Il est question pour nous de nous débarrasser de ce complexe et de se dire que oui c’est nous la solution à nos problèmes. Ce n’est pas les autres qui viendront faire le travail à notre place.

Votre dernier message.

Big up à tous les mouvements hip hop surtout nos aînés, quand je dis les aînés je peux citer Raisonnable Djély, Légitime défense, Kill Point qui ont commencé ce combat et qui se battent jusqu’aujourd’hui. Le jeune guinéen doit être conscient, si l’eau doit être ici, si le courant doit être ici, si le guinéen doit toujours prospérer, c’est nous qui devons faire en sorte que ça puisse arriver. Que chacun se batte dans son domaine et qu’ensemble nous puissions réussir le changement tant attendu.

Entretien réalisé par Amadou Barry, 1ere année journalisme à Mercure. Tel : 64.75.33.58 baryamad@yahoo.fr

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conte

Conte : l’homme et le singe

Un jour, une colonie de singes entra dans un champ appartenant à un jeune paysan. Celui-ci arriva au moment où les animaux commençaient à déraciner les plantes d’arachides et à manger les graines. Le paysan arriva fusil à l’épaule, décidé à tuer les singes avant qu’ils aient entièrement dévastés son champ. Puis il se ravisa et s’abstint de tirer .Ces animaux, dit-il appartient à Dieu et ils ne mangeraient pas mes arachide s’ils n’avaient pas faim. La nuit suivante les fourmilles s’attaquèrent au mil qu’ils gardait en réserve dans un sac. Et elles emportèrent tout le contenu.

Lorsqu’il s’en aperçut, le paysan prit de la paille et alla la disposer sur la fourmilière afin d’y mettre le feu. Mais il finit par renoncer à son projet : ‘’ ces insectes appartiennent à Dieu, dit-il et ils n’auraient pas emportés mon mil s’ils n’avaient pas faim ! Le paysan ne brûla pas les fourmilles.’’

Quelques jours après, alors qu’il se trouva auprès d’un fleuve, il entendit mugir une de ses vaches. La malheureuse venait d’être attaquée par un crocodile alors qu’elle s’abreuvait. Le paysan prit son fusil et s’approcha pour tuer l’animal. Mais il se ravisa. Cet animal appartient à Dieu, il ne mangerait pas ma vache s’il n’avait pas faim, dit le paysan résigné.

Une semaine après, il entendit du bruit dans son poulailler. Il sortit et trouva un serpent qui venait d’avaler un de ses poussins, il prit un bâton et s’approcha du reptile pour l’assommer. Mais il y renonça. Cet animal appartient à Dieu, il n’aurait pas avalé mon poussin s’il n’avait pas faim ! le paysan laissa donc le serpent en vie.

Pourtant, cet homme malgré sa foi avait un ennemi qui était très lié au roi. Un matin, décidé à se venger, ce dernier se rendit au palais royal. Il se plaignit du paysan et monta plusieurs histoires qu’il conta longuement au souverain. Il mentait avec un tel aplomb et se posait si bien en victime que le roi fut convaincu de la culpabilité du paysan.

Le roi convoqua alors le paysan et le condamna à quatre épreuves. La première consistait à cueillir tous les fruits d’un immense baobab qui se trouvait devant le l’édifice royal. La deuxième était de séparer des grains de mil, des grains de sable. Le paysan devait ensuite retrouver une bague qu’une des femmes du roi avait perdu en se baignant dans le fleuve. Pour réussir, la dernière épreuve, il fallait tuer un buffle en le fixant aux yeux.

-         je te donne une journée pour chaque épreuve déclara le souverain. Si tu ne réussis pas, tu seras tué.

Le malheureux paysan n’avait pas le choix. Il s’approcha du baobab. Mais il lui était impossible d’y grimper tant l’arbre était grand. Les branches de l’arbre sont inaccessibles, protesta l’homme.

Tu dois cueillir tous les fruits de cet arbre, si tu ne veux pas mourir argumenta le roi sur un ton ferme.

Tu as jusqu’à demain.

Plutôt de tenter l’impossible, le paysan préféra se rendre une deuxième fois dans un champ, car il était persuadé qu’il ne lui restait que peu de temps à vivre.

En chemin, il rencontra le plus vieux des singes qui avaient dévasté son champ.

Pourquoi es-tu aussi triste ? Lui demanda l’animal en le dévisageant ?

Suite dans le prochain numéro. Si vous avez des propositions faites les nous parvenir !                        

Moussa Kaba. Tel : 62.42.18.49/65.85.45.15. Si vous avez des propositions faites les nous parvenir !                       

      

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mardi 1 avril 2008

Interview du groupe de rap Sèmbèdèkè

Interview du groupe Sèmbèdèkè Dans le cadre de nos offensives envers les groupes de rap de chez nous, un de nos reporters a rencontré le groupe SEMBEDEKE pour parler de leurs activités. La plume plus : pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Mon nom c’est Bangoura Salif connu sous le surnom de Climpoko. Moi je suis Aboubacar Sidi Kéïta dit Papaîto Denin Möba. Quand et où fut créé votre groupe ? Poko : le groupe Sèmbèdèkè fut créé en 2002 dans la banlieue de Conakry entre les quartiers Kissosso et Sangoyah. Maintenant pouvez-vous nous dire la signification du nom Sèmbèdèkè ? Papaïto : Sèmbèdèkè est un mot de la langue Soussou qui signifie source ou noyau de force. Sèmbè égale force et Dèkè source ou noyau. Comment êtes vous arrivez à la musique ? D’abord vous savez que tout commence à l’école. Quand j’étais donc à l’école, on aimait danser. En ce moment, j’étais avec Cyclone et Climpoko, nous avions même imposés un premier texte ‘’Bandit Guinè Barafa’’ et puis aussitôt nous avons commencés à évoluer. Mais il faut retenir qu’au départ, nous avions beaucoup traînés dans le ghetto. Les gens pensaient que nous n’allions pas arriver au stade où nous sommes à ce jour. Grâce à notre courage et à la ferme décision, nous sommes parvenu à ce stade. Quel message véhiculez-vous dans votre album ? D’abord dans le rap nous avons une philosophie propre à nous, nous combattons, nous critiquons, nous décrivons, revendiquons et réconcilions. Ce sont les thèses que nous dégageons dans nos textes. Notre philosophie est divine, car nous combattons ce que Dieu combat. A part la guinée dans quel autre pays avez-vous livrés des concerts ? Pour le moment, nous n’avons pas eu la chance d’évoluer hors de notre pays et cela malgré les trophées que nous avons eu. Puisque cette année, nous avons eu le Djembé d’or et la K7 d’or. Cependant, nous sommes fins prêts pour représenter la guinée à l’extérieur. Quels rapports vous lient aux autres groupes de rap ? Tout va très bien, avant c’était la haine mais maintenant c’est n’est plus le cas. Aujourd’hui, quand il y a un show tu verras les groupes invités entrain de causer, s’amuser et se donner des idées et puis ça va. Peut-on connaître le regard de vos proches sur ce que vous faites ? Dans nos entourages, il y a certains qui sont étonnés de nous voir ainsi, il y a aussi des murmures, des rumeurs au tour de ce que nous faisons. Mais ce qui reste clair c’est que le peuple nous aime beaucoup. Votre dernier opus est de quelle maison de production ? Notre dernier opus est d’Amine Idéal Production sis à Dixinn, c’est là-bas que nous avons fait notre dernier album Songalangni. Votre groupe est actuellement le sixième leader du rap guinéen, quel sentiment avez-vous par rapport à cela ? C’est une fierté, honnêtement je dirais que c’est n’est pas la force d’un des éléments du groupe qui a fait de nous ce que nous sommes, mais plutôt la force de nos fans parce que ce sont eux qui nous ont choisi, donc quelque part je dirais big up à nos fans, nous sommes de cœur avec eux. Que pense-vous de la fidélité ? Climpoko : Je me réserve pour le moment, je ne suis pas marié d’abord. Donc en ce qui me concerne, je dirai que je suis fidèle dans ma vie, mais cela n’engage que moi. Vos derniers mots. D’abord nous vous remercions beaucoup pour le déplacement et surtout pour nous avoir donné la parole chez nous. D’habitude, c’est nous qui nous déplaçons pour aller voir les journalistes. Donc si vous venez vers nous, c’est un grand atout. Nous vous remercions, ainsi que tous nos fans et tous vos lecteurs, sans oublier Mlle Marie Jeanne. Interview réalisée par Moussa Kaba TSS6. L. Aviation.

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mardi 26 février 2008

samory 18 ans de lutte contre la france

Guinée culture :

Les royaumes du Batè & du wassoulou de l’Almamy Samory Touré

Incontestablement, l’organisation des peuples du manding aura  été l’une des plus grandes merveilles culturelles de l’Afrique. De l’empire du Mali du vaillant Soundiata Keita, au Batè et à l’empire du Wassoullou de Samory Touré, le manding a marqué l’histoire du continent noir. Coup de projecteur sur ces deux Etats de l’Afrique ancestrale.

1 Le Royaume du Batè :

C’est grâce aux marchands Berbères que l’islam fut rependu au manding vers 1050. Ce royaume musulman du Batè a été fondé vers 1090 par les marchands Sarakolé ou Maraka, ils abandonnèrent peu à peu la langue Sarakolé au profit du malinké. Ainsi, les malinkés leur donnèrent le nom de ‘’Maninkamory’’ ou Marabouts, car ils étaient guerriers, marchands, marabouts et surtout propagateurs de l’islam. Dans l’histoire du Batè, l’on retiendra surtout un homme, le puissant chef religieux M’bemba Alpha Kabiné Kaba de kankan. Grâce à son savoir faire, il noua des relations amicales et commerciales entre Kankan et Timbo (Fouta Djallon). Néanmoins, malgré son organisation parfaite, le Batè fut conquit par l’almamy Samory vers 1879, ce après avoir atteignit son apposé vers la première moitié du 19eme siècle.

2 Samory Touré et son Royaume :

a- l’ almamy Samory Touré :

Il était un grand chef de guerre né à Sanankoro vers 1830, il apprit le coran dès son jeune âge. Pour libérer sa mère  retenue esclave, Samory se rendu chez le du roi du wassoulloun où il apprit également le maniement des armes. Son royaume était vaste et limité au nord par l’empire Toucouleur, à l’ouest par le Fouta Djallon, à l’est par le royaume kélidougou (Sikasso), au sud par le Liberia et

la Sierra

Leone.

Samory occupera Kankan et fera de Bissandougou la capitale. Par ailleurs, l’administration comprenait 162 cantons regroupés en 10 gouvernorats. La justice était conforme aux règles de l’islam. Il rendait lui-même la justice chaque vendredi après la prière.

Musulman pieux, il prit le titre d’almamy, fut détruire les fétiches, construit les mosquées et les écoles coraniques.

Sur le plan de l’organisation militaire, il y avait 10 corps d’armée par gouvernorat. L’armée de lutte s’entraînait à Bissandougou et comprenait les soldats de métier ou sofa.

Cette armée était divisée en 3 groupes : l’armée de conquête, d’évacuation et de résistance.

En cas de guerre s’ajoutait une milice populaire fournit par chaque village .L’Armée était structurée de la façon suivante : la nouvelle recrue, les soldats métiers « Sofas » ; le commandant de section : « Kountigui » ; le commandant de région : « Kèlètigui ».

b) la résistance aux français :

C’est en 1881 pour la première fois que les troupes de Samory rencontrèrent les français à Kita(R Mali). Par le traité de Niako (13 fév.1881), Samory élargi ses frontières, il signa d’autres traité : celui de kenièbaro qui lui laissait le Bouré et kangaba ; celui de Bissandougou pour s’attaquer à kèba roi de Sikasso

Par provocation, le commandant français de Siguiri fusille des sofas « Santigui » de Samory, la guerre éclate en 1891, le colonel Archinard résolu à liquider Samory pointe l’attaque sur Bissandougou, mais il est battu le même jour. En 1897, une nouvelle colonne conduite par Humber, occupe Bissandougou et Sanakörö. Le capitaine Ménard est à son tour battu puis tué à Séguéla (Côte-d’Ivoire), une autre troupe commandée par Combes occupe Faranah et coupe la liaison entre Samory et

la Sierra

Leone.

En Côte d’ivoire, la ville de Kong fut détruite par l’Almamy à la suite d’une bataille qui l’opposait à une armée conduite par Montail. Trahi et surpris par les français, l’Almamy Samory Touré est arrêté en 1899 à Guélémou et déporté au Gabon où il mourut le 2 juin 1900 dans l’île de l’Ogoué. Le reste de sa dépouille  repose dans un mausolée dans l’enceinte de la cour de la grande mosquée Fayçal de Conakry.

Mamadou Samba Sow

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mardi 19 février 2008

Takana Zion

Takana Zion Takana Zion s'était fait remarquer en 2006 en première partie par Tiken Jah Fakoly à l'Elysée Montmartre, à Paris. Il revient aujourd'hui sur le devant de la scène avec son premier album, "Zion Prophet", réalisé et produit avec Manjul dans son studio "Humble Ark" à Bamako, entre décembre 2006 et janvier 2007. Takana Zion est d'ailleurs l'invité de Manjul dans son album "Jahtiguiya", sorti en avril (sur le titre "I am a Freeman"*). Parfois surnommé "le Sizzla de l'Afrique", il avait débuté dans le milieu du rap guinéen et de la danse hall avant de s'orienter vers le reggae. À peine âgé de 21 ans, il est déjà considéré par certains comme un véritable prodige du reggae en Afrique. Dans ses textes, Takana Zion témoigne de la volonté de se libérer, de s'élever et de progresser, recherchant à exprimer ses émotions dans différentes langues (soussou, malinké, anglais et français). Ses inspirations musicales sont variées, allant du Nyabinghi au roots Reggae, en passant par le rock steady, la danse hall, le dub et même le blues. On retrouve également la patte de Manjul sur cet album, puisqu'on peut y entendre, entre autres, la flûte en bambou et le balafon. À noter aussi que sur les 19 morceaux, six sont du dub. Néanmoins, l'artiste qui a le plus inspiré Takana Zion reste Peter Tosh, à cause notamment de son message politique. Épris d'égalité et de justice, tout comme son mentor, Takana Zion évoque son pays natal - qu'il a préféré quitter en raison de la situation sociopolitique et économique - dans la chanson "Conakry", sur un pur son roots : "Conakry, j'ai vraiment envie de te revoir… Tu m'as vu naître et grandir… Je ne pourrai jamais t'oublier". Il parle également des jeunes qui ont été tués en Guinée lors des grèves et des manifestations dans "E oulé fu", morceau plus ragga. Porteur d'un message qui se veut universel, Takana Zion a fait le choix de chanter en quatre langues afin que dans le monde entier les personnes qui écoutent sa musique se sentent concernées, les mêmes problèmes se passant aujourd'hui dans tous les pays. Takana Zion a été en tournée en France du 20 octobre au 20 novembre 2007. Son site de l'artiste : http://www.myspace.com/takanazion

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