samedi 7 novembre 2009
Editorial par Mamadou Samba Sow rédacteur en chef
Editorial par Mamadou Samba Sow rédacteur en chef
Au pays des occasions ratées, jeunes et vieux ne savent plus où mettre la tête. On est nombreux à se demander ce que nous avons fait au bon Dieu pour mériter ces années de misères. A chaque petite lueur d’espoir, succède une grande période d’incertitude. Notre transition qui est entrée dans sa phase de confusion laisse planer le doute quant à l’avenir proche de notre peuple.
A force de crier ‘’ plus jamais ça !’’ on s’enfonce. Le fatalisme a fini par ronger nos cœurs. Quand ailleurs on parle de développement, en Guinée on s’attarde sur des futilités.
Pourtant, nous avons décidés de vivre ensemble. Cependant, on avait pensé qu’en optant pour la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage, la situation allait changer quelques années après.
Hélas ! Cinquante que ça dure, mais jusqu’à quand ?
samedi 27 juin 2009
Editorial
Editorial
Nous voici au terme de l’année scolaire 2008-2009, beaucoup de progrès ont été accomplis. Mais le chemin reste encore long et la dernière étape à franchir reste les évaluations finales. Certain parleront de composition, d’autres, d’entrée en 7ème, de BEPC, de bac ou d’examen de sortie, quelque soit le nom, le but est le même. L’objectif c’est d’évaluer élèves et étudiants pour mesurer leur degré de compréhension, le but ultime étant de distinguer les bons des mauvais.
Autrefois un mythe total entourait l’examen, mais de nos jours par la force de la ruse, de la tricherie, tout est démystifié.
Cette année, la guinée connaît une nouvelle ère, celle du CNDD (conseil national pour le développement et la démocratie). Ainsi donc, la transparence devient le mot de passe de cette période d’exception.
Le premier ministre Kabinet Komara a annoncé les couleurs pour des examens sans fraudes. Alors à tous les niveaux, des efforts méritent d’être consentis pour sauver la nation. Chacun est responsable de lui-même et ne doit laisser aucune fraude se dérouler à son niveau. La balle est dans le camp de chaque guinéen. A bon entendeur salut !
samedi 20 juin 2009
editorial
Editorial
La difficile situation que traversent les enseignants guinéens, mérite une attention particulière. Voilà déjà trois ans que le statut particulier des enseignants a été signé, mais en réalité l’application pose problème. En effet, signer un document est un acte, l’appliquer en est un autre. Pourtant, les péripéties qui ont conduit à la signature dudit statut sont douloureuses. Il aura fallu la mort d’une dizaine de lycéens, le report du baccalauréat pour voir le gouvernement Conté satisfaire les exigences du corps enseignants. Depuis lors, les enseignants continuent de tirer le diable par la queue.
La rencontre entre le chef de l’Etat capitaine Moussa Dadis Camara et le syndicat des enseignants, le 12 juin au camp Alpha Yaya était donc destinée à apaiser l’atmosphère. En effet, les pauvres hommes de craie n’ont pour arme que la menace de grève. Comme en 2006, ils choisissent la période des examens pour hausser le ton et menacer de boycotter les évaluations de fin d’année. Vivement donc l’amélioration des conditions de vie des enseignants. Car comme on le dit, ‘’ une nation ne vaut que ce que vaut son école.’’
mardi 14 avril 2009
editorial
Editorial La guinée pays connu pour ses immenses ressources se cherche toujours. Plus de cinquante ans après notre indépendance, les guinéens se demandent si ce qui leur arrive ne relève pas d’une malédiction venant du ciel. A observer ce qui se passe ailleurs, on se rend vite compte que le développement n’est pas un mystère. C’est plutôt une question de volonté politique. Durant les 50 ans de notre indépendance, nous ne sommes jamais parvenus à nous assurer les besoins mêmes les plus élémentaires. Nos causeries ont infiniment les mêmes thèmes : réduction du prix du riz, manque d’eau et d’électricité… Faut-il continuer à briser notre parcours ? Non ! Il est arrivé le temps où tous les guinéens doivent aplanir leurs divergences. L’heure n’est pas aux règlements de compte, à la chasse aux sorcières. Nous devons tous comprendre qu’une nouvelle guinée est possible. Une guinée débarrassée de la corruption, de la drogue, de l’ethnocentrisme. Une guinée où les hommes et femmes seront traités en fonction de leur compétence. C’est bien possible, il suffit d’y croire !
mercredi 21 janvier 2009
Editorial par Mamadou Samba Sow, rédacteur en chef
Editorial par Mamadou Samba Sow, rédacteur en chef
L’évènement phare de l’année en guinée est sans doute le décès du général Lansana Conté et l’avènement du capitaine Moussa Dadis Camara.
Le premier a instauré la démocratie dans le pays. Il a libéralisé les initiatives privées et a favorisé l’émergence d’une presse libre. A côté de ces acquis, il a brillé par son refus de rendre le pouvoir et a ainsi donné lieu à la naissance d’un système fondé sur la corruption, l’impunité et le clanisme.
L’idéal veut qu’on ne souhaite pas la mort à son prochain, fut-ce à son ennemi. Mais les guinéens savaient que seule la mort peut venir à bout de Conté.
Quant au second, il est très prématuré de le juger. Car entre les promesses et les actions, il peut y avoir un large fossé.
Les nouveaux maîtres du pays doivent comprendre que la guinée du 3 avril 1984 et différente de celle du 23 décembre 2008. Comme le disent les Soussou ‘’ Sa barama findi’’ (les temps ont changé). Alors espérons et soyons tous vigilants ! Bonne année et à la prochaine !
Editorial par Mamadou Samba Sow, rédacteur en chef
Editorial par Mamadou Samba Sow, rédacteur en chef
L’évènement phare de l’année en guinée est sans doute le décès du général Lansana Conté et l’avènement du capitaine Moussa Dadis Camara.
Le premier a instauré la démocratie dans le pays. Il a libéralisé les initiatives privées et a favorisé l’émergence d’une presse libre. A côté de ces acquis, il a brillé par son refus de rendre le pouvoir et a ainsi donné lieu à la naissance d’un système fondé sur la corruption, l’impunité et le clanisme.
L’idéal veut qu’on ne souhaite pas la mort à son prochain, fut-ce à son ennemi. Mais les guinéens savaient que seule la mort peut venir à bout de Conté.
Quant au second, il est très prématuré de le juger. Car entre les promesses et les actions, il peut y avoir un large fossé.
Les nouveaux maîtres du pays doivent comprendre que la guinée du 3 avril 1984 et différente de celle du 23 décembre 2008. Comme le disent les Soussou ‘’ Sa barama findi’’ (les temps ont changé). Alors espérons et soyons tous vigilants ! Bonne année et à la prochaine !
mardi 6 janvier 2009
Editorial par Mamadou Samba Sow : rédacteur en chef
Editorial
par Mamadou Samba Sow : rédacteur en chef
La guinée vient de souffler sa
cinquantième bougie. Mais que de chemins parcourus! Que de famine et de
dictature !
Cinquante ans d’existence se
fête, mais avec quel bilan ? en 1960, René Dumont disait que l’Afrique
noire est mal partie.
Nous, nous pouvons dire que la
guinée à son tour est très mal partie. La réalité est parlante, et la vérité
cruelle.
Notre économie et notre pays
sont sinistrés, assistés, sous perfusions. Peut-on alors parler d’indépendance ?
Que nous a légué le PDG, sinon
le Camp Boiro ? Le massacre de l’élite guinéenne pendant les 26 ans de
Sékou Touré, n’est pas pour rien dans le retard de notre pays.
Mais à vrai dire, le second
régime a lui aussi, son lot de misère. Liberté d’expression, oui !
Mais qu’à cela ne tienne, les
ratés sont multiples : institutions caduques, impunité, inflation
galopante, multipartisme ethnique, insécurité à grande échelle…
Au moment où l’eau,
l’électricité, le riz sont un luxe, on trouve en un laps de temps 20 milliards
de francs guinéens pour financer une danse folklorique. Et que dire des
milliards détournés en toute impunité par nos cadres infectés de
corruption ?
A la moindre protestation, on vous réprime ou on
vous demande la patience. Au moindre cri, on vous hurle que les caisses de
l’Etat sont vides. Mais vidées par qui, on ne vous le dira pas ! Quel
pays !
mardi 26 février 2008
Editorial par Mamadou Samba Sow
Editorial par Mamadou Samba Sow
La récente grogne des étudiants en médecine de l’université privée kofi Annan, vient confirmer le mal qui ronge l’enseignement supérieur de notre pays. Certes, des progrès ont été accomplis depuis l’accession de la guinée à la souveraineté nationale, mais des problèmes persistent encore.
Pourtant, le libéralisme économique prôné depuis 1984 pour favoriser les initiatives privées avait suscité l’espoir chez nombre de citoyens. Mais au lieu d’assister à une organisation du secteur de l’éducation, c’est plutôt le laissé aller qui a fini par s’imposer. Conséquences : Multiplication des écoles et universités fantômes dans le pays.
Ces institutions d’enseignements ne disposent ni de locaux répondants aux normes, encore moins d’équipements adéquats. Pourtant, dans la plupart d’entre elles, la scolarité se négocie soit en dollars ou en euros et avoisine les 2000$ par an. Aujourd’hui, le besoin est plus qu’urgent de mettre de l’ordre dans ce secteur pour une meilleure qualification de l’enseignement guinéen.
mardi 8 janvier 2008
il faut le changement
Editorial par Mamadou Samba Sow
Chers lecteurs nous voici de nouveau avec vous, pour aborder une nouvelle année, celle de 2008. La guinée qui est engagée depuis un certain temps sur une nouvelle ère, doit progresser pour permette aux guinéens de connaître une vie meilleure à la hauteur de nos immenses richesses. Les évènements de janvier 2007, ont prouvé que le peuple a décidé de prendre en main son destin. Désormais, ceux qui administrent aux destinées de ce pays sont obligés de rendre compte au peuple, seul souverain de la nation guinéenne. A la veille de l’an un des évènements de janvier et février 2007 et du cinquantenaire de la guinée, nous devons à tous les niveaux apaiser la tension et œuvrer pour une réconciliation entre les fils et filles de notre pays. Que 2008 soit pour nous une année de concrétisation de nos rêves !
vendredi 28 décembre 2007
la division de la jeunesse guinéenne
Editorial: Mamadou Samba Sow Il sera question dans ce numéro de la division qui hante la jeunesse guinéenne depuis un certain temps. En effet, il convient de signaler que des hommes de tous bords ont entamé un sal travail qui consiste à semer la division dans les rangs de notre jeunesse. Ces personnes sachant désormais que rien n’est possible dans ce pays sans la participation de la jeunesse, essayent comme elles le peuvent de faire miroiter aux jeunes, milles et une promesses. Pourtant, nous savons tous qu’avant les évènements de janvier et février 2007, les jeunes n’ont fait l’objet d’aucune attention particulière de la part des hommes qui prétendent lutter pour le pays. La nouvelle tournure que vit la guinée est donc grave. Car, jusqu’à nos jours, même avec le changement espéré, rien ne se pointe à l’horizon pour la jeunesse si ce n’est promesses sur promesses. Alors, il est grand temps pour nous de comprendre que tous ceux qui tiennent des beaux discours ne sont pas forcement amis des jeunes. Que ceux qui veulent s’appuyer sur les jeunes pour parvenir à leurs objectifs, aillent chercher ailleurs. A moins qu’ils ne proposent de vrais politiques pour sortir cette couche importante de la population de sa lamentable situation. Pensons y maintenant et essayons de distinguer le vrai du faux et ne nous laissons pas tromper par l’illusion ! En tout cas c’est l’avenir de la guinée qui est en jeu. Restons unis et mettons de côté les clivages et querelles intestines ! A bon entendeur salut !
