samedi 7 novembre 2009
Baccalauréat 2009 : Rougui Barry fait sa correction
Baccalauréat 2009 : Rougui Barry fait sa correction
Le sérieux qui a caractérisé le déroulement des examens de cette année se traduit par des mesures intelligentes prises par le département de l’éducation. Ainsi, ce sont vingt enseignements qui ont été débarqués de tous examens nationaux soit pour incompétence, soit pour complicité de fraude.
Cette suspension va de un à six ans d’interdiction de toute activité liée à un examen en Guinée. Du lancement des épreuves à la correction, une rigueur sans précédent a caractérisé le déroulement de ces évaluations au cours desquelles, le système éducatif a marqué des points indélébiles.
Désormais, les élèves,les parents… savent tous que la réussite à un examen national de quelque niveau que ce soit ne relève plus de l’extraordinaire, mais plutôt de l’assiduité, la ponctualité, la maîtrise et de la rigueur en soi.
Dans le lot des enseignants sanctionnés, il y a un qui écope de six ans de suspension à tout examen national, il s’agit de Sylla Issa du CELF de l’université de Sonfoniah. Il a été qualifié d’irresponsable en tant que délégué national. Un autre Abdoul Gadiry Fofana professeur d’anglais au lycée de Donka DCE (direction communale de l’éducation) de Dixinn a eu cinq ans de suspension pour falsification de notes en tant que 1er rapporteur de la sous commission de correction de l’épreuve d’anglais.
L’autre groupe est composé de ceux qui se tirent d’affaire avec trois ans de suspension à tout examen au motif de l’irresponsabilité et de la complicité de fraude. Il s’agit entre autres de :
Mory Saïdou Soumah de la DCE de Kaloum, il a servi au secrétariat du centre ; Mohamed N’diaye directeur de l’école primaire de la gare à Kaloum en tant que chef de centre ; Mohamed Lamine Yansé membre du secrétariat de centre ; Mamadouba Camara de la DCE de Kaloum membre du secrétariat de centre ; Habibatou Cissé conseillère à l’orientation au collège de Boulbinet membre du secrétariat de centre ; Thomas Wann enseignant et surveillant à l’examen ; Mariama Ciré Diallo enseignante à l’école primaire de Tombo surveillante ; Dansa Soumaoro de la DPE (direction préfectorale de l’éducation) de Faranah surveillant ; Maurice Keïta du collège 2 DPE Faranah surveillant ; Kamsou Diarra Koulibaly du lycée Dan de Faranah surveillant ; Moussa Traoré collège 2 Faranah surveillant ; Saliou Diallo ENI (école normale des instituteurs) de Faranah surveillant ; Dansoko Samoura lycée de Faranah surveillant ; Sékou Camara lycée Gan Faranah surveillant ; Goulou Touré lycée Gan Faranah surveillant ; Sékou Bakary Condé surveillant ; Mohamed Aly Camara collège Niger de Faranah surveillant ; Almamy Traoré collège Passa de Faranah surveillant ; Mamadou Tiro Oularé collège 2 Faranah surveillant ; Paul K lycée Dan Faranah surveillant ; Laye Touré collège Niger de Faranah surveillant.
Deux présumés fautifs ont quant à eux eu une sanction moins dure que les premiers. C’est le cas de Yaya Bah de la DPE de Dubréka qui a été simplement averti, Ousmane Touré chef de section au service examens de Dubréka lui a été révoqué pour rétention de l’information et non respect des instructions officielles. Alpha Oumar Barry de la même DPE pour falsification de notes en tant que 2eme rapporteur de la sous-commission de correction anglais se voit interdire la participation à tout examen pour un délai d’un an.
Comme on voit si la mesure est suivie à la lettre et surtout si elle est assortie de sanctions sévères, l’école guinéenne pourrait connaître un souffle nouveau.
Moussa Kaba. Tel : 64.72.98.32/65.85.45.15
Coûts des fournitures scolaires : des prix qui parlent
Coûts des fournitures scolaires : des prix qui parlent
Après trois semaines de crise générale, la vie reprend peu à peu son cours normal à conakry. Pendant ce temps, les parents d’élèves profitent de la timide accalmie pour faire les achats des fournitures scolaires de leurs enfants.
Tôt le matin, les différents lieux de vente sont pris d’assaut par des clients venus de tous les horizons. A cet effet, nous avons enregistré les prix des fournitures scolaires les plus fondamentales au marché de Madina : pour les collégiens, le tissu kaki se vend à 10.000fg le mètre. Pour le complet d’un élève moyen cela nécessiterait 2,50 mètres correspondant à la somme de 25.000fg, sans compter les frais de couture. Pour les lycéens, les tissus bleu à 12.000fg et blanc à 15.000fg le mètre.
Egalement chez les tout-petits de l’école primaire, on y trouve des tenues cousues prêt à porter à des différents prix selon la taille et le sexe : 8 à 12.000fg chez les jeunes filles, 30.000fg pour les jeunes garçons.
Par ailleurs, un paquet de cahiers coûte 10.000fg, ce qui correspond à 1000 et 2000fg l’unité respectivement pour les cahiers de 100 et 200 pages. La boite de craie et l’ardoise sont vendues chacune respectivement 3000 et 2000fg. 3000fg est le prix d’un classeur en plastique et 10.000fg celui d’un cartable. Les sacs à dos se négocient à un prix qui oscille entre 25.000 et 40.000fg.
L’autre coin du marché communément appelé « Bordeaux » consacré généralement à la vente des vêtements friperies, reste convoité par les parents à revenus modestes. En cette période de rentrée des classes, on y trouve en abondance des chemises blanches à moindre coût, dont les prix tournent autour de 10.000fg.
Il ressort de ce constat que même si ces différents prix sont pour les uns raisonnables, mais restent tout de même pas à la portée du guinéen moyen, qui voit chaque jour se détériorer son pouvoir d’achat. A cela s’ajoute la fête de ramadan du 20 septembre qui engendre naturellement des dépenses considérables pour les parents et une semdiawobarry06@yahoo.fraine après la crise du 28 septembre. L’arrêt des activités un mois durant, chez un guinéen qui vit sinon vivote le jour au jour n’est pas du tout facile à supporter. Comme pour dire que ce dicton « Après la fête c’est la défaite » tien bon cette année encore dans notre bled. Bonne rentée des classes 2009-2010.
Mamadou Diawo Barry 3e Année Droit UGLC Sonfoniah. Tel: 64.52.07.08
Rentrée scolaire et universitaire
Rentrée scolaire et universitaire
Une reprise sur fond de tensions politiques
L’année du doute
Le lundi 19 octobre, c’est la mort dans l’âme que certains élèves, étudiants et encadreurs ont repris le chemin de l’école. Programmée pour le 5, la rentrée a été repoussée au 15 avant d’être effective ce 19.
On a l’habitude de dire qu’en Guinée, les années se suivent et se ressemblent. Mais 2009, est une année vraiment spéciale. Aussi spéciale que le pays n’arrive pas à se remettre encore des séquelles du massacre du 28 septembre qui a coûté la vie à de nombreux jeunes. Cette spécificité se remarque aussi dans l’absence de la ministre de l’enseignement pré universitaire. Depuis que Rougui Barry a été traitée par Dadis de femme wrangler que tout le monde peut porter, elle est en France pour des soins et n’a pas participé à l’ouverture des classes. Avant le départ de Rougui, elle avait annoncé que le gouvernement a commandé 14 conteneurs de craie dont un de couleur.
C’est donc son homologue de l’enseignement supérieur Dr Alpha Kabinet Camara qui a prononcé la veille un discours adressé aux acteurs du milieu éducatif. Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes du 28 septembre.
Dans les écoles visitées par nos reporters, l’ambiance était plutôt morose.
Complexe scolaire Jacqueline Bangoura
Dans cet établissement d’enseignement privé situé au cœur de Kaloum, une ambiance bon enfant régnait sur place. Mais les réactions étaient plutôt partagées, d’aucuns évoquaient l’affluence, d’autres des craintes.
Mr Alioune Touré le directeur des études affirme avoir pris toutes les dispositions pour le bon déroulement des cours. Il dit être surpris par le nombre élevé d’élèves ayant répondu à l’appel. Le surveillant général Camara Mohamed évoque une hésitation chez les élèves. Pour lui, le doute plane sur la suite de l’année.
Les enseignants eux également n’ont pas été en reste. La plupart redoute l’enlisement, c’est le cas de Bangoura Mamadouba prof de philosophie. Pour cet homme de craie, les tensions politiques risquent d’avoir une incidence sur les cours. Mais Mohamed Condé prof d’histoire estime lui que ces tensions vont s’apaiser, l’essentiel est qu’il y ait eu la rentrée. Le reste rentrera dans l’ordre.
Du côté des élèves, on a encore le souvenir des événements de septembre. Diallo Fatoumata qui est allée en classe sans uniforme par précaution dit-elle se dit stressée par ce qui s’est passé. Guéya Pierre Louis, a lui lancé un appel aux acteurs de notre pays pour qu’ils se donnent la main pour éviter une année perturbée.
Lycée du 2 octobre
Comme dans d’autres établissements, ici aussi la présence des élèves n’a pas été massive. Le proviseur Abdoulaye Diarouga Diallo est d’ailleurs le premier à reconnaître cet état de fait, même s’il pense que l’absence concerne les élèves qui logent en haute banlieue. Il sait pourtant que derrière cette réalité se cache également la pauvreté des parents. Zénab Soumah de la TSE confirme cela. Elle parle de manque d’argent, donc de fournitures. Mamadou Aliou Souaré élève en 12e SM se félicite quant à lui de l’effort fourni par ses parents pour cette rentrée.
Au 2 octobre, on redoute également les tensions qui risquent de ressurgir à l’approche des élections. En tout cas Camara Abdourahmane Daouda prof de physique, a tenu à dire aux élèves de ne pas se laisser utiliser, donc de ne pas participer à des manifestations de rue.
Collège Château d’eau
Ici dans cette école située à quelques mètres du grand marché Niger, le principal n’est pas du tout bavard. Il a catégoriquement refusé de se prêter à nos questions ‘’ je ne veux pas de problème, donc je préfère vous éviter.’’ Nous a-t-il lancé. Il poursuivit en disant que parler à la presse consiste à s’exposer, or dira t-il pour évoluer il faut rester discret.
Lycée de Bonfi
A Bonfi tout a commencé par une minute de silence à la mémoire des victimes de la répression du 28 septembre. Ici aussi la morosité était au rendez-vous à tel point qu’on pouvait compter les élèves mais aussi les salles non occupées. Interroger le proviseur Mr Alpha Oumar Dem a trouvé cette explication ‘’ les élèves ne sont pas venus tout simplement parce qu’ils ont soit la paresse ou la méfiance suite aux événements du 28 septembre. Ils ont perdu deux semaines et il y a des rumeurs qui couraient encore sur un possible report.’’ Preuve de la morosité au lycée de Bonfi, la salle de terminale SE a enregistré 38 élèves sur un effectif de 95. Les professeurs présents ont tout simplement associé les classes pour masquer la réalité amère du jour.
L’autre problème dans ce lycée est celui du manque de matériel. D’habitude, l’école reçoit six boîtes de craie ce qui n’a pas été le cas cette fois ci. A noter que le ministère de l’enseignement pré universitaire envisage cette année d’organiser ‘’ un teste diagnostique’’ pour mesurer le niveau des candidats aux examens nationaux. C’est en tout cas ce qu’on nous a laissé entendre.
Lycée de Matam
Le lycée de Matam avec ses 35 salles de classes a présenté un visage rayonnant ce 19 octobre. Les élèves n’ont pas caché leur satisfaction de retrouver le chemin de l’école après trois mois de vacances. Bachir N’diaye de la 12 SS2 a profité de l’occasion pour demander aux autorités du pays de prendre leur responsabilité pour assurer un bon déroulement de l’année. Diallo Oumou Falli de la TSS6 de son côté nous a assuré qu’elle est fin prête déjà pour affronter le bac, car elle dit avoir mis les vacances à profit pour se préparer. L’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE) de Matam par la voix de son président Traoré Ousmane a demandé une implication des parents dans le processus de sensibilisation des élèves en vue d’une année scolaire réussie. Mr Lansana Camara proviseur de l’établissement pour sa part a demandé aux élèves de s’armer de courage et de détermination pour qu’ils soient une relève efficace de demain. Aux profs, il leur dira de chercher à se qualifier afin de qualifier les élèves. Cette année, le lycée de Matam compte 13 classes de terminales dont 6 pour les SS (sciences sociales), 5 pour les SM (sciences mathématiques), et 2 pour les SE (sciences expérimentales).
Université UNIC
Au bloc A de l’université internationale collège de Kipé, les étudiants qui se sont présentés au campus étaient plutôt très rares. Parmi ceux qui étaient sur place, il y avait deux catégories. L’une lie sa présence à la réinscription, l’autre par contre était juste là pour trouver d’autres informations complémentaires liées à l’année académique. La plupart des salles étaient d’ailleurs closes, seul un bureau était ouvert pour ceux qui étaient venus pour la réinscription qui ne coûte que 10.000fg plus un paquet de papier rame.
Université Mercure
Dans cette université, le constat est à peu près le même qu’ailleurs. La rentrée était tout simplement morose. Mr Camara chargé de la scolarité estime cependant que tout c’est bien pensé. Mais plus loin, il affirme qu’il y a des étudiants qui disent être sans sous pour la réinscription. Il invite par la même occasion tous les guinéens à prôner la paix. Hawa Diawara de la 3e année BA (business administration) soutien quant à elle que les étudiants absents n’ont pour excuse que la pauvreté ou la fatigue. Le même avis est partagé par Camara Kélétigui.
Collège de Ratoma
Contrairement aux autres écoles, le principal du collège de Ratoma Demba Conté parle d’un engouement de la part de ses élèves pour cette rentrée. Il évoque même des débordements d’effectifs. Pour la suite de l’année Mr Conté demande aux parents d’élèves d’aider les encadreurs pour la formation des enfants.
Mais les élèves comme Amadou Saïkou Diallo et Ramatoulaye Diallo de la 7e ne sont pas de cet avis. Pour eux, même si les cours ont débuté, les choses ne sont pas autant satisfaisantes.
Van Volen Hoven
Ici le directeur chargé du primaire Aboubacar Siddy Bah se plaint des difficultés. Pour lui, les années précédentes voyaient les parents d’élèves venir à l’école une semaine avant la rentrée pour réinscrire les enfants. En 2009, tout a changé. Jusqu’à présent certains n’ont pas encore mis pieds au sein de l’établissement.
Lycée Le Bélier
‘’ La rentrée de cette année n’a pas connu un succès !’’, se lamente Mr Traoré proviseur de ce lycée privé situé dans le quartier Hamdallaye. La cause pour lui n’est autre que la situation politico-économique du pays. Au Le Bélier, quelques parents viennent réinscrire leurs enfants. Mais ils leur demandent de rester à la maison, car disent-ils on ne sait jamais à quand un autre déclenchement. Même son de cloche pour Karamoko prof de français qui pense que toute instabilité politique se répercute sur les autres activités.
Fria : l’année blanche hante les élèves
Fria : l’année blanche hante les élèves
Ici dans la ville minière de Fria les élèves se demandent que leur réserve cette année ? La question mérite une réflexion dans la mesure où les événements de septembre marquent une fois encore une tache indélébile dans la mémoire des guinéens. Les élèves de Fria sont inquiets, oui. Toute cette peur est aussi liée à l’absence du pays de la ministre de l’enseignement pré universitaire depuis maintenant un mois. En tout cas pour bon nombre d’élèves surtout des classes d’examen, l’avenir est sombre. Ils redoutent une année blanche aux conséquences incalculables. Pour le moment, rien n’indique qu’elle sera blanche, mais aussi rien n’indique le contraire. En attendant, il y a l’avant et l’après élection.
Sylla Saran TSS Amilcar Cabral. Fria 62.87.98.22
samedi 29 août 2009
Quel maître pour demain ?
Quel maître pour demain ?
La question reste jusqu’à présent posée. Il n’ y a pas que dans les écoles où elle retient l’attention. Dans les autres espaces du pays, elle constitue parfois un sujet de conversation.
Aujourd’hui on peut voir dans les établissements d’enseignement, un étudiant en médecine dispenser des cours de biologie dans des salles du secondaire. Le même constat est remarqué dans les universités où l’apprentissage est bafoué par de simples profs venus du secondaire.
Pourtant, dans les conditions normales, ne devrait pas être enseignant qui le veut. Un enseignant doit pouvoir s’organiser pour avoir quelque chose à dire à ses élèves. En effet, faudrait-il prévoir des enchaînements, faire des liens et avoir la formation requise. Cela suppose que l’enseignant oriente ses efforts sur les besoins et le développement de l’enfant comme individu. La formation des maîtres doit se marier avec les matières à dispenser. A y réfléchir maintenant, contribuerait à sauver des générations entières !
Mohamed Kèba Touré, GS Kinifi La Source correspondant du journal. Tel : 66.26.51.17 aboubacar208@yahoo.fr
Université de Sonfoniah : les inscriptions au cœur des préoccupations
Université de Sonfoniah : les inscriptions au cœur des préoccupations
Ouf de soulagement pour les étudiants, candidats aux traditionnelles et pénibles opérations d’inscription et de réinscription à l’approche de la rentrée universitaire de chaque année. Contrairement aux années précédentes, les étudiants de l’université Général Lansana Conté de Sonfoniah se sont réinscrits avant d’aller en vacances. Selon Mr Camara du service de scolarité, cette politique allègerait le clavaire des étudiants, dans la mesure où elle permettrait d’éviter la queue au moment de la réinscription.
Pour se faire, des listes ont été dépêchées dans les différentes salles de classes afin de recueillir les renseignements de chaque étudiant relatif à son nom et prénoms, filiation, adresse de tuteur…quant aux prises des photos, elles se sont déroulées au niveau non seulement de la scolarité mais aussi des facultés. Cela a permis plus ou moins d’éviter les longues files d’attente. Pour les frais de réinscriptions, ils ne seront payés qu’à la rentrée des classes 2009-2010.
A signaler que l’université de Sonfoniah, est l’une des plus grandes institutions d’enseignement supérieur du pays, du point de vue effectif (plus de 17.000 étudiants).
Les années à venir, nous édifieront davantage sur les résultats d’un tel changement.
Mamadou Diawo Barry. Tel : 64.52.07.08
samedi 27 juin 2009
Hommage posthume au directeur des études du collège de Sangoyah
Hommage posthume au directeur des études du collège de Sangoyah
Augustin Gbato Camara directeur des études au collège de Sangoyah n’est plus. Il s’est éteint le 23 avril 2009 à 20h. Le défunt né en 1956 à Lola était fils de feu Gbato et de Gopouné Goihara. En 1971 il obtint le certificat d’études primaires. Après ce cycle, il fit le secondaire de 1971 à 1974. Là ses efforts furent couronnés par l’obtention du brevet d’étude secondaire du cycle technique (BESCT). En 1974, Gbato poursuit ses études cette fois-ci dans la ville de N’zérékoré où il amorça le second cycle du secondaire au lycée Alpha Yaya Diallo. Après trois années, il est déclaré admis à l’université en obtenant le bac en 1977.
Le jeune Camara se voit orienter à l’institut polytechnique de Kankan (IPK) en 1977. Sur place, il effectue de brillantes études à la fac des sciences sociales durant deux années. Dès après il débarque à Conakry pour constituer la première promotion de la célèbre école normale supérieure de Manéah en 1979 où il se spécialisa en philosophie.
En 1981, il finit les études supérieures et soutien sa thèse de mémoire qui a pour thème : l’OUA : ‘’ crises, solutions préconisées’’, comme résultat il obtient le diplôme d’études supérieures (DES).
Carrière professionnelle
Il l’a débute au lycée de Coléah en qualité de professeur de philosophie où pendant sept ans il fait ses preuves. De 1988 à 1989, Gbato prêta ses services au lycée Château d’eau de Kaloum. De 1989 à 1990, il devient animateur pédagogique au département de sociologie de l’université de Conakry. En guise de reconnaissance de ses louables services, il fut successivement nommé : proviseur du lycée de Mali Yembérin de 1990 à 1995, de 1995 à 1998 principal du collège de Sarékalé à Télémélé, de 1998 à 2002 il est conseiller d’orientation au collège du Camp Alpha Yaya Diallo et de 2002 au 23 avril 2009 (date de son décès) il est directeur des études au collège de Sangoyah chargé des 9e et 10e année. Mr Camara laisse derrière lui 4 enfants.
Paix à l’âme de Mr Augustin ! Amen !
samedi 20 juin 2009
interview directrice famou dabola
Interview de la fondatrice du complexe scolaire et professionnel Famou de Dabola
Le groupe scolaire Famou est un établissement d’enseignement général situé dans la préfecture de Dabola, au centre du pays. Ce grand complexe comprend des sections de trois niveaux : la maternelle, le primaire et le secondaire et bientôt une école professionnelle. C’est dans ce cadre qu’un de nos reporters en visite à Dabola, a rencontré Mme Sow Aminata Diallo et Mr Ibrahima Diakité, respectivement fondatrice de ladite école et directeur général adjoint.
La Plume Plus : pourquoi avez-vous choisi d’aller jusqu’à Dabola pour construire le Famou ?
La fondatrice : j’aime ma préfecture et je veux qu’elle se développe au même titre que les autres. Je trouve qu’il vaut mieux investir chez soi que de le faire ailleurs. Mon souci majeur aujourd’hui est l’éducation de mes frères et sœurs chez qui, il manque beaucoup de choses.
Quelles dispositions envisagez-vous prendre pour pérenniser cet acquis ?
J’irai jusqu’à faire l’impossible pour satisfaire le personnel éducatif pour qu’il soit dans les meilleures conditions afin de donner le maximum de lui-même. Je mettrai aussi selon mes possibilités, la documentation nécessaire à la disposition de ceux qui veulent étudier et réussir pour qu’ils le fassent de façon aisée. Je crois que comme ça, rien n’empêchera la pérennité de cette école.
Dites-nous est-ce que vous comptez réaliser d’autres projets à Dabola dans le même domaine ?
Pour l’année 2009-2010, je compte ouvrir une école professionnelle pluridisciplinaire. Je voudrais aussi bientôt commencer à organiser des compétitions culturelles, scientifiques, sportives…entre les écoles de Dabola et éventuellement toute la guinée. Et enfin, j’ai un projet à long terme portant sur la construction d’un institut d’enseignement supérieur en nouant des liens de coopération avec des universités guinéennes et étrangères.
Quels conseils pouvez-vous donner aux autres ressortissants de cette préfecture ?
Je leur demande de faire la même chose que moi s’ils en ont les moyens ou d’ailleurs plus car comme on le dit : « quelque soit la hauteur d’un arbre, il fini toujours par rejoindre ses racines d’où il fut parti ».
Votre mot de la fin
Je vous remercie très sincèrement de cette opportunité que vous m’avez offerte pour m’exprimer dans votre journal, auquel je souhaite le meilleur succès.
Bassamba Saïdou Barry, 2e année Droit à l’UNIC (bloc B).
mardi 6 janvier 2009
Écoles publiques : le changement se fait attendre
Écoles
publiques : le changement se fait attendre
Comme
d’habitude, les écoles publiques ont cessé de changer de visage à la veille de
toute rentrée scolaire. Cette année encore, il vous suffit d’effectuer un
déplacement pour vous rendre compte de la réalité. Pas même une couche de
peinture !
D’ailleurs, depuis leurs
inaugurations, jusqu’au à nos jours rares sont ces écoles qui ont été rénovées.
Laissés à l’abandon, ces établissements se dégradent et meurent à petit feu.
Certaines tôles se sont échappées sous l’effet du vent, si ce n’est les
plafonds qui subissent le même sort. Le manque de mobilier de bureau fait que
mêmes les professeurs n’ont plus droit au repos, en tout cas ils sont obligés
de se tenir débout durant tout le cours.
Quant aux toilettes, elles
restent impraticables et les odeurs nauséabondes qui s’y dégagent sont de
nature à donner la nausée.
Pour ce qui est de la pléthore
dans les salles, elle demeure un véritable casse tête comme nous l’a souligné
Mr Billo professeur d’histoire au lycée de Kipé. Voici comment se présente le
décor pour cette nouvelle rentrée scolaire. Quelle désolation !
La question qui revient sur
toutes les lèvres, c’est quelles sont la destination et l’utilisation de
l’argent annuellement versé par les élèves au compte de la contribution de
l’APEAE (association des parents d’élèves et amis de l’école) ?
Il n’est plus un tabou pour
personne que les chefs d’établissements sont à l’affût pour que les élèves
s’acquittent de leur cotisation. Et là, toutes les méthodes sont bonnes, même
s’il faut renvoyer les élèves.
A la question de savoir où passe
cet argent ? Les élèves sont tous unanimes que les autorités empochent le
francs guinéens qu’ils versent. Pour eux, la chaîne de bouffe est longue et elle va des
responsables d’écoles, aux dirigeants d’APEAE. C’est une question de chaîne,
conclut un élève.
Tandis que les chefs d’établissements
soutiennent le contraire, c’est ce que pense par exemple René Niankoï Loua
proviseur du lycée de Lambandji : ‘’ Nous utilisions cet argent pour
juguler certains problèmes comme : le manque de place, cela en
confectionnant des tables bancs.’’
Comme preuve de ce qu’il avance,
le proviseur n’a pas tardé à nous montrer des salles pleines de bancs, alors
qu’autre fois elles étaient totalement vides.
Par contre, des élèves que nous
avons rencontrés ont tout rejeté en bloc, affirmant qu’il s’agit là d’une
simple ruse de la part du proviseur. Qu’à cela ne tienne, certaines des salles
sont toujours vides.
Comme pour dire, qu’il y a
encore du pain sur la planche. On a l’impression que ce qui reste à faire est
plus important que ce qui a été fait.
Siba Toupouvogui 4e année Animation Culturelle
Échec grandissant des élèves des sciences exactes au bac
Échec
grandissant des élèves des sciences exactes au bac
Depuis l’instauration du bac
unique, beaucoup d’élèves estiment que l’accès à l’université devient de plus
en plus difficile surtout pour ce qui est des sciences expérimentales et mathématiques.
Pour preuve, au lycée de Kipé sur les milliers de candidats présentés en
expérimentale, l’école a totalisé au bac 2007, seulement 10 admis contre 60 en
2008. En sciences mathématiques, 87 admis en 2007 et 140 en 2008. Au même
moment, les élèves des sciences sociales ont raflé la plus grande part avec
toujours de forts taux de réussite.
L’échec grandissant dans ces
options crée aujourd’hui un phénomène, celui de l’exode des élèves candidats
malheureux au bac vers les sciences sociales. Car pour ces derniers, la seule
solution pour décrocher son bac consiste à se tourner vers cette science
littéraire.
Dans une telle situation, on
imagine bien que les salles de classes des sciences sociales risquent fort
d’être archi combles. Il faut noter que certaines écoles publiques étaient déjà
en manque de places. C’est le cas du lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya, en
2007 les autorités ont été obligées de repartir les élèves des 11e
années sciences sociales de l’établissement, dans les écoles privées environnantes.
Pour ce qui est de la cause de
l’échec des élèves des sciences expérimentales et mathématiques, les avis
divergent. Selon certains professeurs, le manque de niveau des élèves de ces
sciences est un frein à leur réussite. A ce niveau, ils estiment que beaucoup
ont manqué la formation à la base.
Interrogés à leur tour, les
élèves pointent un doigt accusateur sur les professeurs. Ils évoquent une
certaine incompétence des enseignants, sans oublier l’absentéisme desdits
profs. Cette absence conduit au non achèvement des cours, un facteur qui joue
sur les élèves au moment de l’examen. La classe de 12e année SM3 du
lycée de Kipé, n’a pas par exemple terminé tout son programme en géométrie.
Seul le chapitre un, en géométrie et les deux premiers chapitres en numérique
ont été touchés. Les élèves pensent même que les professeurs ne prennent pas au
sérieux les cours, car passant une grande partie à faire autres choses plutôt
que d’enseigner.
D’autres élèves et professeurs,
accusent les autorités de participer à
la pagaille. A ce niveau, on estime que la programmation est male faite. Les
matières de spécialités sont ainsi fixées à des heures tardives, entre 12h -
14h ou 16h -18h. Depuis que le bac a été rendu unique, les candidats estiment
qu’ils ne devraient plus suivre de cours non liés à leurs matières de
spécialités. Ils pensent donc, que les autorités ont tort d’imposer
l’enseignement de ces matières dans la mesure où cela représente un retard dans
l’achèvement des programmes.
Le gouvernement n’est pas du
tout en reste dans cette mauvaise organisation. Une partie des élèves soutien
que le non payement des professeurs à temps est l’une des causes de l’échec des
élèves. En effet, l’homme de craie ne jouit point d’un niveau de vie à la
normale en guinée. Ils sont en tout cas, nombreux ces enseignants qui ont du
mal à trouver le transport, le prix du loyer, les dépenses, la scolarisation
des enfants….à la fin du mois.
Quant aux parents d’élèves, ils
sont naturellement inquiets d’une telle situation. Ils ne cachent plus leur
amertume face aux incessantes dépenses liées à la scolarisation des enfants.
Abdourahmane Diallo TSM3, lycée de Kipé.
Tel : 64.19.35.89


