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samedi 27 juin 2009

Les qualités essentielles d’un bon résumé de texte

Les qualités essentielles d’un bon résumé de texte

Le résumé et la dissertation sont les deux exercices fréquemment soumis aux élèves lors des examens du baccalauréat. Bien que tous deux comportent des règles à respecter, il faut préciser tout de même que le premier exige plus d’effort et reste le plus redouté par les candidats. A cet effet, en voici quelques conseils.

Fidélité au sens général du texte, hiérarchisation des informations, clarté de l’expression.

Pour cela :

-         N’ajoutez aucun commentaire personnel,

-         Montrer que vous avez su distinguer l’essentiel du secondaire,

-         Faites des phrases simples mais rédigées.

Un bon résumé aussi, comme un service de tennis, atteint son but selon la formule ACE (analyser, choisir, exprimer).

Une bonne façon de procéder

-         Lisez deux, trois fois le texte, sans rien souligner, sans prendre de notes, mais de façon active (avec attention), en essayant mentalement de répéter les points essentiels et leurs enchaînements.

-         Délaissez le texte un moment, et essayez en faisant appel à votre mémoire, de noter sur votre brouillon : son idée directrice, son point de départ, son enchaînement logique, sa conclusion.

-         Reprenez le texte : soulignez les mots ou expressions importantes, les idées à ne pas oublier, encadrer les mots outils qui soulignent les moments de l’argumentation, les articulations logiques de la pensée (rapport de cause à effet, implication, opposition, mise en parallèle, etc.)

-         Notez simultanément à votre lecture, les occurrences des différents pronoms (le texte est-il entièrement à la troisième  personne du singulier ? ne faut-il pas intervenir furtivement, un/ je/moi/mon/un/vous/votre/un/nous qui personnalisent l’expression et qu’il ne faut absolument pas rater ? A la limite, voir si, après chaque pronom renvoie t-il toujours à la même personne ?

-          Confrontez avec votre premier relevé et établissez, toujours au brouillon, le plan définitif qui sera celui de votre résumé.

-         Rédigez de préférence d’abord au brouillon et recopiez.

A-    principes du résumé

1-     « Rédaction » du texte selon les instructions données (le plus souvent, ¼ ou 1/5). Si aucune instruction n’est donnée, réduire en général au ¼.

2-     Dégagement des idées principales du texte, élimination des idées secondaires, élimination ou synthèse des exemples, énumération, etc.

3-     Respect rigoureux de l’enchaînement des idées de l’auteur.

4-     Neutralité maximale.

B-    Processus

  • Repérez les mots forces qui reviennent, relevez les oppositions principales.
  • Mettez entre parenthèses ce que vous pensez pouvoir supprimer.
  • Encadrer les mots outils (1) marquant   les étapes de la réflexion, ils mettent en valeur les articulations logiques du texte (cause, conséquence, opposition, restriction, etc.)
  • Respecter la forme d’énonciation du texte, vous êtes à la place de l’auteur.
  • Calcul

-         On compte en mots (« j’ » est un mot)

-         Formule à appliquer : N= t1+t2× T×F±10% ou    

                                                  2

N= nombre de mots de votre résumé,

t1= nombre de mots d’une ligne très chargée du texte à résumer

t2= nombre de mots d’une ligne moins chargée du texte à résumer

F= fraction de réduction

T= nombre total de ligne du texte

C- Ce qu’il faut toujours éviter

- Sortir des bornes que l’on vous fixe : vous vous feriez pénaliser

- Faire une réduction «  homothétique », tout n’a pas le même poids : 10 lignes pourront parfois être résumées en une seule, alors que trois autres particulièrement importantes nécessiteront deux lignes dans votre résumé.

- Perturber l’organisation du texte, même si l’ordre de l’auteur vous paraît répétitif, peu convaincant, améliorable.

- Ajouter quoi que ce soit de votre cru (votre opinion) : exemple, arguments supplémentaires, introduction, conclusion, etc.

- Commencez par des formules du type : «  ce texte parle de… » «  L’auteur aborde ici le problème de… ».

NB : pour les textes courts, procéder au décompte de mot par mot.

Bibliographie : ‘’ Histoire générale du monde’’

Bonne chance à toutes les candidates et à tous les candidats aux différents examens, excellentes vacances, nous espérons vous retrouver tous dans la plus grande joie à la prochaine rentrée au compte de l’année scolaire et universitaire 2009-2010.

Mamadou Diawo Barry, 2e année Droit à l’UGLC de Sonfoniah. Tel : 64.52.07.08 

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Expression : les pièges de la langue française

Expression : les pièges de la langue française

Les synonymes

Les synonymes sont des mots qui ont le même sens. Mais en réalité, les mots n’ont jamais exactement  le même sens. Il est donc préférable de dire que les synonymes sont «  des mots qui ont un sens voisin».

Bien parler une langue demande de bien percevoir les différences entre les synonymes, pour bien comprendre ce qu’on lit et ce qu’on entend. Cela évite aussi de commettre des erreurs fâcheuses, d’améliorer sa connaissance en langue, il est donc bon de  posséder un dictionnaire des synonymes.

Mais ce dico ne sera utile que si les différences entre les mots y sont expliquées.

Vous trouverez ci-dessous des couples de synonymes

Abonder et pulluler                    Animisme et fétichisme

Aimer et idolâtrer                       Astronomie et astrologie

Abonder et pulluler : dans les deux cas, nous sommes en présence de verbes qui expriment l’idée qu’il y a beaucoup et donc en présence  d’une idée, d’un excès : il y en a trop. Il s’y attache souvent une certaine malveillance. Exemple : les fautes abondent dans ce texte. Les cafards pullulent.

Aimer et idolâtrer : idolâtrer va beaucoup plus loin qu’aimer et s’y attache aussi une idée d’excès, on aime comme s’il s’agissait d’une idole.

Animisme et fétichisme : ces mots sont en principe très proches, mais le mot fétichisme est très souvent péjoratif (c'est-à-dire perçu négativement). On lui préfère donc le mot animisme, plus neutre.

L’animisme : est un système de pensée pour lequel il y a une âme, un esprit dans les choses. On entend parfois parler de religion traditionnelle à la place d’animisme, mais ce dernier convient très bien.

Astronomie et astrologie : l’astrologie est une pratique consistant à prédire l’avenir en fonction de la disposition des astres. Elle n’a aucun fondement scientifique. L’astronomie quant à elle est une étude scientifique des astres. Elle s’intéresse à leur composition et à leur mouvement.

Il importe évidemment de ne pas confondre ces deux domaines.

Bassa Kouma. Tel : 62.42.18.49/65.85.45.15

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mardi 6 mars 2007

Senghor

E-mail :ouspara@yahoo.fr

Senghor : Un centenaire de célébrité.

9 octobre 1906 – 9 octobre 2006, un siècle de cela que naissait un fils prodige Léopold Sédar Senghor à Joal dans la province de Sine( Sénégal). Cet homme à la fois Sérère du côté de son père Basile Diogoye Senghor riche cultivateur et Peul de sa mère Guilame Bakoum a marqué son temps.

Premier noir à la Sorbonne suite à une bourse, il arrivera en octobre 1928 à paris, puis il entra au lycée Louis Le Grand où il fut admis à l’agrégation de grammaire en 1933. Il fut successivement : Président d’une association d’étudiants de l’Afrique de l’ouest ; membre du journal ‘’L’étudiant Noir’’ ; Partisan de la négritude qu’il définit comme étant « L’ensemble des valeurs civilisationnelles du monde noir telles qu’elles sont exprimées dans la vie et dans les œuvres des auteurs noirs. » Le 20 octobre 1934 : Début de son service militaire au 150eme régiment d’infanterie à verdum, le 8 novembre de la même année, il passa au 23eme régiment d’infanterie à paris. Il fut aussi père fondateur de la francophonie : « c’est donc en janvier 1944 et par la volonté de Charles de Gaulle que n’acquit non seulement l’idée et la volonté, mais surtout la possibilité de la francophonie…C’est ainsi du moins nous l’avions compris Habib Bourguiba, Hamani Diouri et moi explique t-il. »

Cet illustre poète fut en outre chef du premier gouvernement de la république du Sénégal nouvellement indépendante( du 05 septembre 1960 au 31 décembre 1980, date à laquelle il démissionne volontairement de ses fonctions de Président. En 1993, il est élut à l’Académie française. Cet homme quitta ce monde depuis le 20 décembre 2001 à l’âge de 95 ans en France à verson.

Définition de la francophonie selon Senghor : « l’ensemble des états, des pays et des régions qui emploient le français comme langue nationale, de communication internationale, langue de travail ou de culture. »

Cet homme de culture d’une notoriété inédite fut célébré à l’occasion de son anniversaire au-delà des frontières nationales de son pays non seulement, mais aussi du continent africain.

En effet, en guinée, notamment à Conakry, les lycées et universités ont servi de cadre à des conférences portant sur des thèmes divers : Senghor et la francophonie, la rencontre des cultures dans l’œuvre poétique de L. S Senghor, cela durant un mois.

L’événement fut clôturé le mercredi 20 décembre à partire de 10h aux lycées de Yimbaya( dans la commune de Matoto à Conakry) et à Friguiagbè( dans la préfecture de Kindia chez la famille maternelle du chef de l’état). Désormais, les deux grands lycées de ces localités portent le nom de Senghor. Ce mercredi jour de clôture au désormais lycée Senghor de Yimbaya, l’ambiance était grandiose, parfumée, assaisonnée des potentialités folkloriques et culturelles, mais aussi de la musique M’balak du Sénégal, le tout rythmé par la docilité des gestes et des pas de danses que, les Yimbayannaises ont su offrire à leurs hôtes, à la tel point que même les grandes personnalités les plus sceptiques ont fini par céder à la provocation des jeunes demoiselles.

La cour ornée des banderoles et des posters avec des portraits du poète et certaines de ses citations était envahie de monde. Certains spectateurs, pour suivre le déroulement de la cérémonie s’étaient accrochés au sommet de l’étage.

Une file de jeunes filles habillées en leppi (indigo) pagnes traditionnels des peuhls du Foutah faisait limite entre les spectateurs et la passerelle. On notait la présence du représentant des ambassades : De la France M Gérard Laurent, du Sénégal, du ministre de l’Enseignement pré – universitaire, du maire de la commune de Matoto, les directeurs communaux de l’éducation de la ville de Conakry et des proviseurs de certains établissements. Il eut des discours de joies et de satisfaction dont entre autres celui du proviseur du nouveau lycée ‘‘L.SS.’’ qui se réjouit de la confiance portée à son école pour le choix. Il y a eu également des récitations des poèmes de Senghor, de l’hymne de récital et des concours de poèmes dont les deux premières gagnantes furent des lycéens de Koffi Annan. Les kantés balafonistes héritiers de ‘‘Sosso Bala’’ composés aussi d’élèves par leur prestation originale mirent un terme à la cérémonie.

Reportage réalisé par Mamadou Diawo Barry

Posté par mepa à 14:47:07 - litterature - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

BASAMBA ou l'ombre d'un nuage

A lire absolument : Basamba ou les ombres d’un rêve

Editeur Harmattan Guinée

Par Ousmane Paraya Baldé, directeur du Service Information Documentation et Archives(SINDA) du MEPU-EC.

La trame de ce roman se situe au carrefour de l’imaginaire et du vécu, d’un vécu dont on ne peut tirer son épingle, quoi qu’on fasse. Mon héros ou plutôt mon antihéros Basamba, jeune fonctionnaire, est pris dans les affres d’une vie qui n’en est pas une. Il est le frère d’un pensionnaire des camps de la mort qui fut un idéologue adulé par les foules avant de connaître la descente aux enfers.

Suspect, Basamba vit dans le désespoir que Boora, ce cloaque où il survit plus qu’il ne vit, symbolise si bien. Supportant de plus en plus mal la marginalisation et la vindicte, il tente de s’exiler. Coup du sort, destin, il fait partie des refoulés vers les frontières. Revenu à son corps défendant au pays, il vit désormais un exilé intérieur avant d’assister médusé à la chute du système qu’il abhorrait. Mais voilà qu’au travers du hasard, les vieux démons le rattrapent et le jettent à son grand dam dans un de ces camps de la mort qui restait encore ouvert en dépit du bon sens. Le peuple hier sevré de liberté se défoule, se défonce à satiété bien qu’encore empêtré dans la misère, dans une culture de la survie, du vouloir –vivre tout de suite, ici et maintenant, loin des avenirs, des mirages qu’on lui faisait miroiter dans les tribunes de Mamaya, la capitale de la République de Kalabante.

Basamba perdu sur les chemins du destin, se voit propulsé aux plus hautes cimes de l’Etat après une libération dont il peine à comprendre les raisons profondes. Sa vie change en dépit de ses tentatives de rester lui-même. Il est pris dans l’engrenage fatal de la corruption, sous la pression conjuguée de la famille représentée par sa première épouse, des amis, des supérieurs hiérarchiques, des lobbys d’affairistes. C’était la dolce vitale. La déchéance arrive, inévitable. Puis, c’est le retour vers le terroir natal avec de nouveaux projets incarnés par sa seconde épouse ’’rescapée’’ des exclusivismes qui piègent les immigrés en Europe en dépit de l’opposition de la première. La ‘’rescapée’’ veut boire goulûment même jusqu’à la lie le bon jus du terroir, dont elle entend désormais participer à la régénérescence. C’est aussi l’espoir et le désespoir dont la culture de la survie n’est qu’une manifestation qui se font face. Tout le monde est peut être piégé dans le tunnel ténébreux de la Grande Question centrale et incontournable dont vous comprendrez peut être l’énigme en lisant le roman « Basamba où les ombres d’un rêve».

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vendredi 9 février 2007

THIERNO MONENEMBO

Thierno Monénèmbo

Le drame de ce pays est que la guinée est en retard par rapport à elle-même.

En marge de la septième édition du salon du livre et de la lecture de Conakry, nous avons rencontré pour vous l’écrivain guinéen Thierno Monénèmbo, qui a bien voulu nous donner son point de vu sur les intellectuels africains, Sékou Touré, la mondialisation, ses œuvres… C’était en présence de plusieurs jeunes.

Son surnom :

‘’ Les écailles du ciel’’ :

C’est un hommage à ma grand-mère, elle ne s’appelle pas ainsi. C’est d’ailleurs moi qui l’ai surnommé NENEMBO, NENE veut dire dans ma langue maman, MBO ne veut rien dire. C’est elle ( ma grand – mère paternelle) qui m’a élevé et beaucoup l’appelait ainsi. Moi, mon nom c’est Thierno Saidou Diallo.Quand j’étais petit, on me disait toujours qu’à la veille de la fin du monde, Dieu montrera à l’homme trois choses dont il n’avait jamais vu. Trois choses annonciateurs de la fin du monde, ce sont : Le chimpanzé blanc ( Tous les chimpanzés sont noirs) ; les racines de la pierre ( Normalement la pierre n’a pas de racine) et les écailles du ciel.

L’Afrique est tellement catastrophique que moi, dans les années 80, j’ai cru que c’était la fin du monde. Les ‘’ Ecailles du ciel’’ c’est l’avenir bouché.

Les intellectuels africains :

Ici l’histoire est morte, on a fait des légendes radiophoniques qui ont remplacé l’histoire nationale.

Tous les vieux dans les quartiers avaient cotisé pour acheter la moto de Sékou Touré, où ils sont ? A Boiro ! Les intellectuels africains excusez-moi du terme c’est des ‘’conards’’, ce sont des gens qui n’ont pas appris à penser d’eux même. On les voit toujours en train d’applaudire or, il ne faut jamais applaudire, il faut penser. Un peuple qui applaudit est un peuple mort. Il faut être lucide, regarder ce qui se passe, ayez votre propre avis la -dessus, cultiver votre propre esprit.

L’indépendance :

La mondialisation :

L’Afrique face à l’Occident et l’Asie :

L’amertume :

Moi je n’avais jamais quitté la guinée avant 22 ans, un beau jour, je me suis dis que je n’en peux plus. La guinée était devenue irrespirable psychologiquement et je n’avais jamais non plus eu l’idée de devenir écrivain. Un jour donc, j’entends qu’il y a des arrestations partout, aussitôt je me suis mis à écrire ‘’ Les crapauds brousse’’ dans un cahier que j’avais acheté pour la chimie organique.

L’exil de N’Fan Touré :

Le concept immigration choisie / subie de N. Sarkozy :

Conseils aux jeunes qui souhaitent écrire :

Le retour au bercail ?

Je vais revenir, il faut que je revienne dès que cela sera possible.
prenez votre temps, vous êtes jeunes, ne vous précipitez pas. Lisez ! Ecrivez tous les jours ce qui vous passe par la tête. Et un jour quand vous aurez 25 à 30 ans, vous vous organiserez pour avoir un bon livre et vous l’enverrez par la poste à une maison d’édition. Moi c’est comme ça que je suis devenu écrivain.
Nicolas Sarkozy ( Ministre français de l’intérieur) lui-même est fils d’immigré. Son père est hongrois, c’est sa mère qui est française. L’immigration ne va pas régler le problème de l’Afrique, il faut un jour qu’on l’arrête. Nos enfants sont entrain de mourir dans les mers, ils préfèrent cela que la vie qui leur est donnée ici. Un jour nous seront obligé de faire face à nos problèmes et à les régler.
Il est beaucoup plus exilé que nous, parce qu’il a quitté la guinée avant l’indépendance. Il est le fils d’un grand planteur de Forécariah, il a été amené en France à l’âge de 13 ans où il fit ses études du secondaire.
Quant je vois que vous allez suivre la même chose que nous ou pire, ça c’est difficile ! Il faut comprendre que c’est à vous de refaire l’avenir, ce n’est pas à nous. Nous, nous sommes ratés. Les perspectives ne viendront que de vous, pas des autres.
L’Afrique et l’Occident n’ont pas les mêmes intérêts. Il y a une différence fondamentale, c’est que les Européens savent défendre leurs intérêts, tandis que les Africains n’en savent pas. Et qu’est – ce qui se passe ? Nous sommes entrain de nous tourner vers l’Asie, c’est tout à fait normal, c’est bon ! Mais !Cela va être une nouvelle colonisation parce que les Asiatiques viennent avec une stratégie, c’est des gens qui ont des projets et des méthodes. Quant aux africains, leur seul projet c’est de prendre le pouvoir, alors que le pouvoir c’est un but une méthode, pas un instrument.
Elle sera une barbarie économique, les peuples qui ne sont pas préparés à cela vont subir. Il faut que les Africains le sachent, la seule différence dans le monde c’est la formation. Pourquoi les Européens au même âge que vous, vous dépassent ? C’est parce qu’ils sont formés dès l’âge de deux ans et demi, ils sont pris en charge et on leur apprend tout. Alors que chez nous, il n’y a pas d’apprentissage. L’éducation traditionnelle à travers laquelle on apprenait les choses en allant en forêt sacrée a disparu.
le problème de la guinée n’est pas le 2 octobre, mais le 3 octobre. La guinée n’aurait jamais été indépendante s’il y avait eu l’hésitation. Tout le monde était d’accord, 90 % ont voté non, la colonisation ne s’est jamais installée complètement dans ce pays ; il y a toujours eu des résistances. Mais le grand drame de ce pays c’est que la guinée est en retard par rapport à elle-même. Nous sommes cinq fois plus en retard aujourd’hui que nous ne l’étions en 1958.
Finalement ces assassins africains, ces dictateurs ne m’intéressent pas. Ceux que j’ai critiqués ce sont les intellectuels africains, c’est nous qui n’avons jamais pris nos responsabilités. Depuis les indépendances, les intellectuels ont légitimé les crimes de Sékou Touré.

Sow Mamadou Samba et Barry Mamadou Diawo

Posté par mepa à 17:41:05 - litterature - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

THIERNO MONENEMBO

Thierno Monénèmbo

Le drame de ce pays est que la guinée est en retard par rapport à elle-même.

En marge de la septième édition du salon du livre et de la lecture de Conakry, nous avons rencontré pour vous l’écrivain guinéen Thierno Monénèmbo, qui a bien voulu nous donner son point de vu sur les intellectuels africains, Sékou Touré, la mondialisation, ses œuvres… C’était en présence de plusieurs jeunes.

Son surnom :

‘’ Les écailles du ciel’’ :

C’est un hommage à ma grand-mère, elle ne s’appelle pas ainsi. C’est d’ailleurs moi qui l’ai surnommé NENEMBO, NENE veut dire dans ma langue maman, MBO ne veut rien dire. C’est elle ( ma grand – mère paternelle) qui m’a élevé et beaucoup l’appelait ainsi. Moi, mon nom c’est Thierno Saidou Diallo.Quand j’étais petit, on me disait toujours qu’à la veille de la fin du monde, Dieu montrera à l’homme trois choses dont il n’avait jamais vu. Trois choses annonciateurs de la fin du monde, ce sont : Le chimpanzé blanc ( Tous les chimpanzés sont noirs) ; les racines de la pierre ( Normalement la pierre n’a pas de racine) et les écailles du ciel.

L’Afrique est tellement catastrophique que moi, dans les années 80, j’ai cru que c’était la fin du monde. Les ‘’ Ecailles du ciel’’ c’est l’avenir bouché.

Les intellectuels africains :

Ici l’histoire est morte, on a fait des légendes radiophoniques qui ont remplacé l’histoire nationale.

Tous les vieux dans les quartiers avaient cotisé pour acheter la moto de Sékou Touré, où ils sont ? A Boiro ! Les intellectuels africains excusez-moi du terme c’est des ‘’conards’’, ce sont des gens qui n’ont pas appris à penser d’eux même. On les voit toujours en train d’applaudire or, il ne faut jamais applaudire, il faut penser. Un peuple qui applaudit est un peuple mort. Il faut être lucide, regarder ce qui se passe, ayez votre propre avis la -dessus, cultiver votre propre esprit.

L’indépendance :

La mondialisation :

L’Afrique face à l’Occident et l’Asie :

L’amertume :

Moi je n’avais jamais quitté la guinée avant 22 ans, un beau jour, je me suis dis que je n’en peux plus. La guinée était devenue irrespirable psychologiquement et je n’avais jamais non plus eu l’idée de devenir écrivain. Un jour donc, j’entends qu’il y a des arrestations partout, aussitôt je me suis mis à écrire ‘’ Les crapauds brousse’’ dans un cahier que j’avais acheté pour la chimie organique.

L’exil de N’Fan Touré :

Le concept immigration choisie / subie de N. Sarkozy :

Conseils aux jeunes qui souhaitent écrire :

Le retour au bercail ?

Je vais revenir, il faut que je revienne dès que cela sera possible.
prenez votre temps, vous êtes jeunes, ne vous précipitez pas. Lisez ! Ecrivez tous les jours ce qui vous passe par la tête. Et un jour quand vous aurez 25 à 30 ans, vous vous organiserez pour avoir un bon livre et vous l’enverrez par la poste à une maison d’édition. Moi c’est comme ça que je suis devenu écrivain.
Nicolas Sarkozy ( Ministre français de l’intérieur) lui-même est fils d’immigré. Son père est hongrois, c’est sa mère qui est française. L’immigration ne va pas régler le problème de l’Afrique, il faut un jour qu’on l’arrête. Nos enfants sont entrain de mourir dans les mers, ils préfèrent cela que la vie qui leur est donnée ici. Un jour nous seront obligé de faire face à nos problèmes et à les régler.
Il est beaucoup plus exilé que nous, parce qu’il a quitté la guinée avant l’indépendance. Il est le fils d’un grand planteur de Forécariah, il a été amené en France à l’âge de 13 ans où il fit ses études du secondaire.
Quant je vois que vous allez suivre la même chose que nous ou pire, ça c’est difficile ! Il faut comprendre que c’est à vous de refaire l’avenir, ce n’est pas à nous. Nous, nous sommes ratés. Les perspectives ne viendront que de vous, pas des autres.
L’Afrique et l’Occident n’ont pas les mêmes intérêts. Il y a une différence fondamentale, c’est que les Européens savent défendre leurs intérêts, tandis que les Africains n’en savent pas. Et qu’est – ce qui se passe ? Nous sommes entrain de nous tourner vers l’Asie, c’est tout à fait normal, c’est bon ! Mais !Cela va être une nouvelle colonisation parce que les Asiatiques viennent avec une stratégie, c’est des gens qui ont des projets et des méthodes. Quant aux africains, leur seul projet c’est de prendre le pouvoir, alors que le pouvoir c’est un but une méthode, pas un instrument.
Elle sera une barbarie économique, les peuples qui ne sont pas préparés à cela vont subir. Il faut que les Africains le sachent, la seule différence dans le monde c’est la formation. Pourquoi les Européens au même âge que vous, vous dépassent ? C’est parce qu’ils sont formés dès l’âge de deux ans et demi, ils sont pris en charge et on leur apprend tout. Alors que chez nous, il n’y a pas d’apprentissage. L’éducation traditionnelle à travers laquelle on apprenait les choses en allant en forêt sacrée a disparu.
le problème de la guinée n’est pas le 2 octobre, mais le 3 octobre. La guinée n’aurait jamais été indépendante s’il y avait eu l’hésitation. Tout le monde était d’accord, 90 % ont voté non, la colonisation ne s’est jamais installée complètement dans ce pays ; il y a toujours eu des résistances. Mais le grand drame de ce pays c’est que la guinée est en retard par rapport à elle-même. Nous sommes cinq fois plus en retard aujourd’hui que nous ne l’étions en 1958.
Finalement ces assassins africains, ces dictateurs ne m’intéressent pas. Ceux que j’ai critiqués ce sont les intellectuels africains, c’est nous qui n’avons jamais pris nos responsabilités. Depuis les indépendances, les intellectuels ont légitimé les crimes de Sékou Touré.

Sow Mamadou Samba et Barry Mamadou Diawo

Posté par mepa à 17:39:09 - litterature - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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