samedi 26 septembre 2009
Résultats catastrophiques à l’université Mercure
Résultats catastrophiques à l’université Mercure
L’université Mercure international est l’une de ces nombreuses institutions d’enseignement supérieur privé de la ville de Conakry. Mais cette année contrairement à celles précédentes, Mercure a enregistré des résultats en deçà des attentes. Pour plus de précision nous avons recueillis les statistiques de quelques filières.
En classe de BA1 (business administration), sur un effectif de 159 étudiants, 16 ont été admis contre 81 admis avec session pour 11 doublants et 51 exclus du programme. En BA2 (administration des affaires), le constat est là aussi peu reluisant. Pour preuve, sur les 98 étudiants que compte la classe seulement 6 ont eu leur moyenne. Ceux qui ont décroché l’examen avec session sont au nombre de 51. Les doublants, eux sont 10 et 31 sont exclus du programme.
La filière journalisme n’échappe pas à la règle. En JC1 (journalisme et communication), dans une classe de 128 c’est 9 qui ont pu se tirer d’affaire, contre 86 avec session, 7 doublants et 29 exclus du programme. En JC2, l’effectif est de 43, définitivement admis : 8, admis avec session : 32, exclus du programme : 3.
Dans le département GCF (gestion commerciale et financière), pas de grande avancée non plus. En GCF1, on note 32 admis sur un effectif de 135. Les admis avec session se chiffrent à 61, les doublants sont 6 et les exclus du programme qui ferment la marche sont 36. En GCF2, on enregistre dans la classe 63 étudiants pour 15 admis, 20 avec session, 7 doublants et 51 exclus du programme.
Les futurs hommes de droit sont également concernés par la dégringolade du niveau d’étude. En DRT1 (droit), sur l’effectif pléthorique de 251, ils ont été 6 étudiants à tirer leur épingle du jeu, quant aux admis avec session ils sont 79. Les doublants sont 26 et 140 sont exclus. En 2eme année droit, 3 bons étudiants sont définitivement admis sur un effectif de 107, les admis avec session sont au nombre de 74, les doublants sont 25 et 5 autres sont exclus. En 3eme année droit (administration publique), on a connu le pire avec 2 définitivement admis sur 40 (l’un des admis a eu la mention excellente et l’autre bien). Même s’il n’ y a pas eu d’exclus, 26 ont eu l’examen avec session et du coup aucun diplôme ne leur a été décerné.
En anglais appliqué (département nouvellement créé), le bonheur ne semble pas au rendez-vous et pour cause sur un effectif de 59 étudiants seuls 4 ont eu l’examen sans beaucoup de peine. Les autres se contentent du reste, 39 admis avec session, 5 doublants et 9 exclus.
A noter que nous n’avons pas eu accès aux résultats de BA3, GCF3 et JC3 qui sont sortis avec un peu de retard.
Pourtant, même avec cet échec grandissant, le conseil d’administration de l’université aurait été indulgent envers les étudiants en fermant les yeux sur des cas où les intéressés n’avaient pas validés 50% des matières. La question que tout le monde se pose est de savoir où se situe la responsabilité. Es-ce du côté des étudiants qui ne prendraient pas aux sérieux les cours ou bien, c’est un manque de compétence des enseignants qui serait à l’origine de cette débâcle ? La question vaut en tout cas son pesant d’or, car le fondateur de l’établissement ne cesse de clamer que Mercure forme des créateurs d’emploi et non des demandeurs. En ce qui concerne les exclus du programme, Mr Mohamed Mounir Camara chef du département journalisme/communication apporte des précisions : ‘’ les étudiants exclus du programme ne sont pas renvoyés de l’université, ils sont seulement appelés à changer de filière.’’
Mamadou Baïlo Barry, BA2 Mercure. Tel: 64.78.47.73
Orientation 2009 : Visite aux candidats de Gamal
Orientation 2009 : Visite aux candidats de Gamal
Après l’annonce sur les antennes de la télévision nationale de l’ouverture des orientations dans les institutions d’enseignements supérieurs du pays, les élèves candidats à la traditionnelle sélection ont pris d’assaut leurs centres respectifs à Conakry et dans les régions administratives. Ces opérations d’inscription se sont étalées sur quatre jours (du 15 au 18 septembre).
Pour le centre de l’université Gamal Abdel Nasser réservé aux élèves des sciences mathématiques, cinq guichets étaient ouverts à cet effet pour quelques trois milles candidats. Cela a permis selon les agents recenseurs et certains candidats interrogés la fluidité des opérations. Mamadou Dian Diallo (candidat) ‘’l’inscription s’est bien déroulée dans la discipline. On a reçu les fiches et on nous dit de repasser le lendemain pour les déposer. Je voudrais faire la télécommunication pour devenir un grand technicien.’’
Nènè Ousmane Diallo (Billy école) : ‘’Tout s’est bien déroulé. Je compte faire l’économie, car c’est mon rêve depuis le lycée afin de pouvoir bien gérer les biens de l’Etat. A défaut, je ferais l’administration.’’
Cependant, on a enregistré quelques problèmes mineurs dus à la négligence des élèves, Bela Bah du lycée Aviation s’en explique. ‘’Moi, j’ai rencontré des difficultés car je suis venu en retard. L’appel était déjà terminé, ils m’ont dit de revenir le lendemain. Mais heureusement, ils m’ont remis la fiche d’orientation. Je compte m’orienter en génie civile afin de devenir ingénieur, cela a toujours été mon rêve.’’
Un autre candidat de renchérir : ‘’ici les consignes sont respectées. Sans carte scolaire, pas d’inscription et moi qui suis là, je suis dans cette situation. Il faut obligatoirement la carte scolaire, pas de carte d’identité nationale et moi, j’ai perdu la mienne. Je suis parti jusqu’à Matoto pour chercher la carte et à mon retour, c’était déjà fini pour ce mardi. On me dit de repasser le lendemain.’’
Mr Abdoulaye Conté est l’un des agents recenseurs, il revient sur l’utilité de la carte scolaire : ‘’ pour s’inscrire, il faut être muni de votre carte scolaire spécial examen. On exige les cartes pour le contrôle des PV ou numéro de table afin d’éviter les infiltrations. On n’a pas rencontré des difficultés, il n’ y a pas eu de débordement. »
A signaler que les frais d’inscription s’élèvent à 15.000fg et les branches à pourvoir sont entre autres : Mathématiques, physique, génie électrique, génie mécanique, génie civil, génie industriel, informatique, télécommunication…
Si les mathématiciens ne se plaignent pas, tel n’est pas le cas chez leurs amis de sciences expérimentales à en croire Mlle Sylla. En effet, les options les plus convoitées telles que la médecine et la pharmacie se retrouvent à l’université Julius Nyéréré de Kankan et au centre universitaire de N’zérékoré. Et elle, comme tant d’autres élèves faute de parents dans ces lieux ou pour d’autres raisons aimeraient rester à Conakry.
Mamadou Diawo Barry. Tel: 64.52.07.08 diawobarry06@yahoo.fr
Sélection à l’orientation: cas particulier de l’option sciences expérimentales
Sélection à l’orientation: cas particulier de l’option sciences expérimentales
Depuis 2006, année qui marque la suppression du fameux concours d’accès aux institutions d’enseignements supérieurs, les élèves admis au baccalauréat sont habitués à la traditionnelle sélection à l’orientation.
Cette année encore la tradition a été respectée. Du 15 au 18 septembre, ces élèves ont été appelés à s’inscrire dans les 3 centres de Conakry (Gamal, Sonfoniah et ISSEG) et les 7 autres des régions administratives.
A l’ISSEG (institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée) situé à Lambandji, ce sont les admis des profils sciences expérimentales (français et franco-arabe) qui y ont été conviés. De l’avis des candidats, aucune fausse note n’a été enregistrée, hormis l’attente due à la forte affluence. Pour s’inscrire, le principe est simple : fournir une photo d’identité, la carte scolaire spéciale examen et une somme de 15.000fg. A l’issu de cette formalité, on vous délivre un reçu portant votre PV de la sélection, accompagnée d’une fiche. Cette dernière comporte les noms de 15 filières à travers lesquelles le candidat est appelé à faire ses choix. Il s’agit au maximum de cocher toutes les filières pour permettre aux agents spécialisés d’affecter les candidats selon la disponibilité des places. On peut en tout cas opter pour la médecine et se voir orienté en météorologie. Mais il arrive que le choix de certains soit respecté à la lettre.
Pourtant, certains pour plus de précaution, choisissent les universités privées. Si leur vœu est respecté, ils seront pris en charge par l’Etat et auront la liberté de choisir l’établissement et la filière qui leur conviennent. C’est ce qu’a fait Hassane Sow qui dit n’avoir trouvé rien de convenable parmi les 15 branches proposées : ‘’ j’ai préféré opter pour le privé en espérant faire la génie informatique, car dans notre option nous n’avons pas cette branche.’’
Parmi la dizaine d’élèves interrogés, la moitié souhaite aller soit en médecine, soit en mine ou en pharmacie. Cependant, ces trois filières sont à l’intérieur du pays : Boké, Kankan, N’zérékoré. Alors, difficile mais pas impossible. Car à l’impossible nul n’est tenu, soutien Diallo Aïssatou : ‘’ je veux faire la pharmacie à Kankan. Je pense que pour obtenir ce qu’on veut, on doit souffrir et on doit s’adonner.’’ Néanmoins, Mlle Diallo s’en presse de lancer cet appel : ‘’ je demande aux autorités de nous aider pour le logement et la nourriture. Normalement il doit y avoir des dortoirs au sein des universités. Il faut aussi penser à l’alimentation, même si on doit payer cher, mais au moins qu’on nous mette dans de bonnes conditions.’’
Côté autorités aucune explication ne nous a été donnée sur la cérémonie. On nous sommes d’aller chercher l’autorisation du directeur de l’ISSEG, comme si c’est un sujet sensible. Pas d’explication non plus sur le budget de cette opération. On sait tout de même que si non multiplie 15.000fg par 22.577 (nombre des admis), le résultat nous donne une coquette somme de 338 millions 655.000 fg. Ça, c’est si on n’ajoute pas les bacheliers non orientés de 2008. Sacrée affaire, n’est-ce pas ?
Mamadou Samba Sow. Tel : 64.68.73.94
Sélection à l’orientation un dur labeur
Sélection à l’orientation un dur labeur
Comme chaque année, après les résultats du baccalauréat, le calvaire des futurs étudiants continue de plus bel. Pour cette année universitaire 2009-2010, ils sont 22.577 plus les bacheliers non orientés de 2008, à prendre d’assaut les lieux indiqués pour l’inscription à l’orientation dans les différentes institutions d’enseignements supérieurs.
Tôt le matin ce 15 septembre, les élèves des sciences expérimentales ont été des milliers à se rendre à l’ISSEG (institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée).
Cependant, pour se faire orienter il faut être muni de sa carte d’identité spéciale examen, une photo d’identité et 15.000fg. Le communiqué radiodiffusé annonçant la tenue de la sélection laissait entendre que pour s’inscrire on peut se munir soit de sa carte d’identité scolaire, soit de la carte d’identité nationale. Pourtant, les candidats disent avoir constaté le contraire. C’est en tout cas ce que soutien Kémoko Traoré ex élève du lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya. Les difficultés quant à elles ne manquent pas, Mamoudou Traoré du groupe scolaire Mamadou Sidibé dit n’avoir pas pu s’inscrire le premier jour à cause du nombre élevé de candidats : ‘’ ce n’est pas facile, il faut venir très tôt, se mettre en rang et bien ouvrir les oreilles pour ne pas qu’on saute sur votre nom. On appelle les gens par leurs noms de famille en fonction de l’ordre alphabétique, donc si vous ne prêtez pas attention, vous serez obligés d’attendre que votre tour revienne et au pire vous attendrez le lendemain.’’ Cette façon de faire est dénoncée par Idjatou Diallo, ancienne élève de Yamassafou Bah qui préconise plutôt la file indienne.
Le même calvaire a été observé du côté de l’université de Sonfoniah où avaient été conviés les élèves candidats des sciences sociales. Bangaly nous en dit plus : ‘’ j’ai fait deux jours en essayant de m’inscrire, mais en vain. Nous nous arrêtons en rang sous un soleil de plomb. C’est vraiment pénible !’’
Siba Toupouvogui. Tel : 62.05.16.63/64.73.96.40
Quelques filières disponibles dans la plupart des universités guinéennes
Quelques filières disponibles dans la plupart des universités guinéennes
Sciences expérimentales
Région de Conakry : biologie, chimie, génie chimique, professeur de chimie, de biologie et géologie, tourisme/hôtellerie, universités privées.
Kankan : médecine, odontostomatologie, pharmacie, biologie ; chimie.
N’zérékoré : médecine, pharmacie, odontostomatologie, météorologie, hydrologie, génie environnementale, gestion des ressources naturelles, biologie, chimie.
Kindia : biologie, chimie.
Faranah : agriculture, économie rurale, élevage, eaux et forêts et environnement, agroforesterie, vulgarisation agricole.
Boké : mine, géologie, métallurgie et traitement.
Dalaba : médecine vétérinaire, technique de contrôle de produit animal.
Mamou : énergétique, technique des équipements biomédicaux, technique de laboratoire.
Sciences sociales
Droit, sociologie, lettres modernes, histoire, géographie, philosophie, sciences politiques, arts dramatiques, musicologie, professeurs d’éducation civique, communication, journalisme, hôtellerie.
Sciences mathématiques
Mathématiques, physique, génie électrique, génie mécanique, génie civil, génie industriel, télécommunication…
samedi 29 août 2009
L’IMEEC célèbre sa journée culturelle
L’IMEEC célèbre sa journée culturelle
En cette période qui marque le début des grandes vacances, les établissements d’enseignement supérieur rivalisent d’ardeur dans la célébration des festivités de fin d’année.
C’est à ce titre que l’institut de management, d’étude économique et comptable (IMEEC) a convié le 4 juillet, ses étudiants et professeurs à une cérémonie destinée à finir l’année en beauté.
L’événement a été piloté à l’occasion par le conseil des étudiants. Sur les raisons de cette organisation, la présidente dudit conseil Fatoumata Dalanda Barry précise : ‘’ cette journée s’inscrit dans un cadre écologique, humanitaire et culturel. Nous avons organisés aussi une conférence dont le but est de savoir comment se fait la comptabilité dans certaines entreprises de la place.’’
Au cours des festivités, le conseil des étudiants a également procédé à une remise de don à l’ONG Guinée Solidarité. Mohamed Lamine Nabé (chargé de l’animation culturelle de l’institut) a laissé entendre que le don est composé de deux sacs de riz, trois cartons d’habits et trois cartons de chaussures.
En recevant le don, Mohamed Kaba (président de Guinée Solidarité) a dit toute sa satisfaction : ’’ Nous existons entant qu’ONG depuis une vingtaine d’année, et à ma grande surprise c’est la première fois que des étudiants manifestent un geste aussi important de solidarité pour leurs frères guinéens a t-il conclu.’’
Mamadou Samba Sow
samedi 27 juin 2009
Enseignement supérieur : le ministre interdit les baptêmes fantaisistes des promotions
Enseignement supérieur : le ministre interdit les baptêmes fantaisistes des promotions
Cette décision émane du ministre de tutelle Dr Alpha Kabinet Camara. Par l’arrêté No 0368 en date du 20 avril adressé aux recteurs et directeurs généraux des universités et instituts d’enseignement supérieur publics et privés, le ministre « regrette » le fait que les étudiants ou associations d’étudiants utilisent des noms de personnalités du CNDD (conseil national pour la démocratie et le développement) pour baptiser leurs promotions sans en informer au préalable les autorités éducatives (ministre, recteurs ou directeurs).
Cet état de fait est aujourd’hui d’une expression si considérable qu’on peut comptabiliser une centaine de demandes déposées à cet effet, explique le ministre. Ainsi, pour palier à cela, il invite par la même occasion les recteurs et directeurs généraux à prendre des mesures utiles pour un retour à l’ancienne méthode qui consiste à attribuer un et unique nom à l’ensemble des étudiants d’une même promotion, quelque soit leur appartenance (pays d’étude, facultés, départements, sections, universités). Cela renforcerait les connaissances et la cohésion entre les différents étudiants d’une même promotion a-t-il motivé. Le mois de juin de chaque année reste le moment choisi pour la célébration de ces festivités de baptême.
Oh démagogie, quand tu nous tiens !
Mamadou Diawo Barry, 2e année Droit UGLC Sonfoniah. Tel : 64.52.07.08
mardi 14 avril 2009
sonfoniah
Université de Sonfoniah : Espace FM à l’écoute des étudiants
La pluralité des moyens d’information en guinée permet aujourd’hui aux citoyens de notre pays de s’exprimer librement sur les ondes ou colonnes de notre jeune presse. Aujourd’hui, les radios privées autorisées depuis trois ans se concurrencent pour donner la parole à la population.
Ainsi, le 21 mars dernier la radio Espace FM avait rendez-vous avec les étudiants et autorités de l’université Général Lansana Conté de Sonfoniah. L’émission intitulée ‘’ la vie est belle’’ a été réalisée en direct par le journaliste Kévin.
Après la présentation de l’émission, des artistes et autres, c’est fut autour de Mr Alpha Amadou Bano Barry (philosophe et docteur en sociologie) de parler de l’extension de l’université. Il a rappelé qu’actuellement l’UGLC compte 16.700 étudiants pour seulement 27 classes.
Il a également été question du système LMD (licence, master, doctorat). Le responsable fera remarquer que le LMD est un nouveau programme de formation harmonisé en vigueur dans plusieurs pays et auquel adhère la guinée.
Quant aux étudiants, ils ont tenu à signifier leurs problèmes qui ont pour noms : manque de documentation, difficultés de connexion à Internet, manque de professeurs qualifiés…
Mr Bano pour finir a émis l’idée que l’université de Sonfoniah sortira bientôt de l’impasse dans laquelle elle se trouve.
Aïssatou Yéro Bah, 1ere année Sociologie à Sonfoniah. Tel : 60.39.67.30 astbah@yahoo.fr
grève à l'USIC de kountya
Grève des étudiants de la 3e année Communication de l’ISIC de Kountya
C’est au lendemain de la remise des attestations de participation au forum ‘’entre terre et mer’’ présidé par le president du CNC (conseil national de la communication) Mr Jean Raymond Soumah et la direction de l’institut que la grogne a débuté. Le mouvement de revendication des étudiants de la 3e année communication de l’institut Supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Kountya est donc parti le samedi 14 Mars 2009. Le motif invoqué par les étudiants est une certaine marginalisation dont ils disent être victimes dans leur filière. Les grévistes dénoncent le manque de cours pratiques (informatique), de stages, de professeurs qualifiés, bref de conditions favorables pour une meilleure formation.
Fidèles à leurs décisions, ces étudiants très motivés ont ainsi rallié le camp Alpha Yaya Diallo dans le but de rencontrer le président de la république le capitaine Moussa Dadis Camara qui était absent des lieux.
A défaut d’être reçu par l’homme fort du pays, ils ont dans les jours suivant pris langue avec le ministre de l’enseignement Supérieur dans l’objectif de trouver une solution face au problème posé.
Quant à la direction de l’établissement, si elle reconnaît les difficultés liées aux nécessités de stages pour les étudiants dans les entreprises de la place, elle révoque cependant l’inexistence de matériels informatiques.
Salématou Baldé, 1ere année Journalisme à l’ISIC
contentieux à l'UGLC de sonfoniah
Université de Sonfoniah : Un contentieux en classe
Il oppose Mr Mara à Mr Condé tous deux respectivement professeurs de contentieux administratif et de droit administratif à l’université général Lansana Conté de Sonfoniah, évoluant en classe de 2ème année droit. Depuis quelques temps les étudiants de la 2ème année droit groupe 3 ne savent plus à quel professeur se vouer, d’autant plus que leur opposition est vive et chacun se défend autant qu’il peut.
En fait ces deux disciplines de droit sont intimes à certains nivaux et le présent litige est né de l’une des ces convergences à savoir le fondement du droit administratif. Précisément, leur contradiction tourne autour de deux points : d’un côté la constitution du droit administratif et de l’autre, les grandes étapes de son évolution.
‘’Le droit administratif est un droit fondamentalement jurisprudentiel’’ soutient Mr condé. Pour Mr Mara ‘’le droit administratif est un droit essentiellement jurisprudentiel’’.
C’est vrai que certains sont étonnés de la simplicité de la différence entre les deux thèses et ne manqueraient de qualifier leur opposition de faux problème ! Mais aux yeux des juristes ‘’cette petite différence’’ compte beaucoup car en droit dit-on souvent ‘’Tous les mots sont diamants’’ la confusion de deux concepts peut faire basculer un procès, mais nous n’en sommes pas là.
Concernant la contradiction portant sur les grandes étapes d’évolution du droit administratif, des étudiants rapportent (à vrai ou à tort ?) que Mr Condé donne l’impression de confondre le conseil du roi au conseil d’Etat alors que le premier a existé avant la révolution française de 1789. Tan disque le second a été créé après la révolution (vers la fin de 1789).
Mr Mara n’a pas manqué de qualifier Mr Condé de jeune fraîchement lancé dans l’enseignement, donc qui manquerait d’expérience. A Condé de riposter ‘’ aux âmes bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années’’ en incarnant la personne de Don Diègue dans ‘’ les cids’’ de Corneille. Signalons que ces deux n’ont jamais jusque là discuté face à face. Tout le temps, le rapport a été assuré par les étudiants inquiétés par la contradiction de leurs propos.
Le chef de département droit public Mr Sacko alerté par les chefs de classe a essayé de jouer le sapeur-pompier.
En outre, Mr Kandas Condé a ajouté son grain de sel pour éclairer la lanterne des étudiants embarrassés. Selon lui, l’expression ‘’ essentiellement jurisprudentiel ‘’ fait allusion à la source même du droit administratif constituée au début de la jurisprudence. Mais, les temps ont changé et le droit est évolutif. De nos jours la codification de certains domaines administratifs prête à équivoque cette considération d’où les raisons de cette nouvelle expression : ‘’ fondamentalement jurisprudentiel’’, pour plus de prudence.
Pour conclure, Mr Kandas a cité l’opposition entre les deux doctrinaires du droit administratif, une opposition aujourd’hui dépassée. Ces deux hommes sont : Léon Durguit (l’administration en tant que services publics) et Maurice Hauriou (l’administration en tant que puissance publique).
Mamadou Diawo Barry, 2e année Droit à Sonfoniah. Tel : 64.52.07.08
