La Plume Plus

vendredi 20 janvier 2012

interview lamine Guirassy patron d'Espace FM Guinée

 

                                    Interview exclusive avec Lamine Guirassy PDG d’Espace FM
Dans cet entretien, le patron de la radio Espace Fm Guinée, parle de son empire, ses projets, sa vie de famille, la jeunesse guinéenne…
La Plume Plus : présentez-vous et parlez-nous de votre parcours
Lamine Guirassy : je suis le directeur général de la radio Espace et de Sweeet FM, journaliste, animateur. J’ai commencé le cursus ici en Guinée, j’en ai terminé en France. C’est là-bas que j’ai commencé à embrasser  ce métier. Arrivé en France, j’ai bossé dans des radios comme : Média Tropical, FUN radio, Chérie FM, NRG. En Guinée, j’ai fréquenté une année le lycée Yimbaya et le groupe scolaire Victor Hugo.


Comment vous est venue l’idée de créer la radio Espace ?  
J’avais dit à ma grand-mère, un jour je vais te parler dans une  radio. A chaque fois que je quittais l’école, elle écoutait la radio, je m’accrochais. C’est de cette manière que le rêve s’est déclenché. Je lui ai dit si tout va bien, un jour je vais créer ma radio qui va porter ton nom. Espace devait s’appeler HADAFO FM (Hadja Daloba Fofana). Après les conseils de mon directeur à l’époque sur FUN radio que son âme repose en paix, qui m’a dit qu’il ne faut jamais appeler une radio par le nom d’une personne, on a voulu la nommer FUN, après Trace FM. La Guinée devait avoir la première radio Trace FM en Afrique. Finalement, nous ne nous sommes pas entendus. En fin de compte, avec Jean Michel d’Espace FM Paris on s’est entendu. Il m’a dit que je peux utiliser le nom et même le logo en Afrique.
Au début, ce n’était pas facile. Je n’avais même pas 33 ans à l’époque. On se disait forcement il y a une personne qui se cache derrière la radio. Je comprenais dans ce sens qu’en Afrique, on a du mal à faire confiance aux jeunes. J’ai obtenu mon agrément et la signature de la licence a été difficile à obtenir.
Mes associés sont mes journalistes, mes animateurs. Je peux vous montrer les papiers de la radio, vous allez voir si jamais du côté du notaire si j’ai un associé dans cette histoire de radio. Mais j’adore aussi qu’on dise, sa tête ne ressemble pas au véritable patron de la radio. Etre à l’antenne, en même temps le fondateur de la radio, à un moment les gens se disent ce n’est pas possible. Le succès de la radio, je le doit à ces animateurs, ces journalistes.
Créer une radio n’est pas donné à n’importe qui. Où avez-vous trouvez le fonds ?
J’ai commencé ce métier à l’âge de 8 ans. Mes parents ne se plaignaient de rien. Je n’avais pas une pression derrière moi, telle : ce que tu gagnes, donne à papa et maman. J’ai mis le fonds à côté pour essayer de faire de mon rêve, une réalité. J’ai commencé Espace avec pas de moins de 30 mille euros. Notre cible, c’est les jeunes. On s’est dit qu’il fallait créer une 2eme radio, pas une manière de défigurer Espace, mais pour faire des programmes généralistes.
Quel est le nombre de votre personnel ?
Aujourd’hui, rien qu’à Conakry il y a plus de 100 personnes qui travaillaient pour le groupe Espace et Sweet Fm sans compter Labé.
Quels sont vos projets ?
En 2012, les guinéens peuvent s’attendre à Espace TV. Une télé différente des autres que nous avons en Guinée. Dans un premier temps, nous partons avec une télé thématique. On essai d’avoir un programme riche en la matière. Un programme que les jeunes recherchent. J’essai de rêver, on y croit à fond et on va y arriver.
Pour la radio, on a commencé des extensions à l’intérieur du pays. La radio a 4 ans, on est à Conakry avec toute sa région (Dubreka, Boffa). A Labé, on couvre une bonne partie du Fouta. Il y a également Espace Kakandé à Sangaredi qui a commencé. Finalement, au bout de 5 ans, nous voulons couvrir toute la Guinée. Nous allons commencer à émettre à N’zérékoré en couvrant la Guinée forestière.
Lamine Guirassy doit avoir un secret. Quel est ce secret ?
Le secret c’est d’être présent, ne pas être un fantôme pour les employés. Moi je ne  suis pas un directeur, je suis un manager. Il n’y a pas de mythe à la radio Espace. On essai de parler de tout, de rien, de manger ensemble. A travers cette radio, on essai de créer un lien, c’est la famille. Je vais te faire une révélation : Espace est une famille. Tous les jours à midi, il y a le riz qui est apporté de la maison et qui est servi à tout le monde sauf ceux qui veulent aller manger ailleurs.
Pour beaucoup, Espace est trop occidentale. Pas de langues nationales, pas de religions. Que leur répondez-vous ?
Nous avons dit dès le début que nous voulons un programme thématique à l’antenne. Notre cible c’est les jeunes, on se dit que tout le monde comprend le français. Au niveau de Conakry, nous allons continuer comme ça et bizarrement nous sommes premiers. Mais en région, nous essayons d’avoir un programme semi-thématique. C'est-à-dire mélanger la couleur de l’antenne à la population locale. Lorsque vous débarquez à Labé par exemple, vous allez entendre la langue Soussou, le Pular…
Qu’est ce que vous pensez de la jeunesse guinéenne ?
C’est une jeunesse consciente en qui j’ai confiance. Il faut juste faire confiance à ces jeunes aussi, c’est peut être ce qui manque.
Depuis que je suis là, j’ai entendu pas mal de chose. Quand on apprend que tous les journalistes ou animateurs de la radio Espace sont venus de l’extérieur, c’est archi-faux. Moi c’est en Guinée que j’ai fait le recrutement. Je ne suis pas venu avec un animateur du côté de la France, du genre à dire on va faire une radio qui va faire la différence. Il faut juste faire confiance à ces jeunes. Tu les laisses faire, après tout devient possible. Cependant, il ne faut pas rester à la maison, croiser les doigts et dire que papa va m’aider.
Dans tout ce que j’entreprends, je n’ai pas à frapper à la porte d’une banque. Quand ils voient qu’il y a du sérieux, ils viennent derrière toi.
Je vais te faire une 2eme révélation. La radio Espace n’a pas aujourd’hui de crédit à la banque. Dire par exemple que la société générale ou Ecobank a prêté de l’argent à Lamine pour faire tout ce que nous sommes entrain de faire.
Si la radio arrive à s’en sortir grâce à ses journalistes, qu’st-ce qu’on a à chercher ? C’est pour cela qu’il y a cette indépendance à l’antenne. Il n’y a pas un leader qui va nous appeler pour dire petit qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi tu as fait ça ?    
L’indépendance financière, vous la gagnez ?
Bien sûr ! A travers la pub et autres, les relations. Quand on dit qu’une personne est riche, ce n’est pas seulement l’argent. Avant de venir en Guinée, j’avais déjà une base de contacts. Nous avons des voix à l’antenne, pour les utiliser en France, ce n’est pas moins de 1000€ par voix. Si nous on arrive à le faire, c’est parce que c’est des connaissances.
Ne craignez-vous pas que Les grandes-gueules et My Libre Antenne disparaissent comme d’autres émissions célèbres auxquelles les guinéens étaient habitués dans d’autres radios ?
Dans toute chose c’est la passion. La garantie que nous pouvons donner quant à la pérennité de ces émissions, c’est la polyvalence que nous avons à radio Espace. Ici la star c’est la radio Espace. Les GG demandent un recadrage parce qu’on parle en même temps et il faut quelqu’un qui essai de mettre un peu d’ordre. Il y a une complémentarité. Tant qu’on prend plaisir à faire ce qu’on fait, tant qu’il y a la confiance, je pense que ça vaut tout.
Recevez-vous des menaces ?
Pas du tout. Cela parait bizarre. Je n’ai eu un coup de file où quelqu’un me menace : on va te tuer, on va régler ton compte. Vu de l’extérieur, ça parait osé. A travers les GG, il y a eu beaucoup de changement à la RTG. Nous ne sommes pas là à faire la gueule tout le temps à dire que tout est noir.
Etes-vous mariés si oui avec qui ?
Je suis marié, père d’un garçon de 6 ans. Ma femme s’appelle Daloba Guirassy. C’est une cousine. On s’entend très bien, elle est superbe. Elle est en France.
Est-ce qu’on peut s’attendre à vous retrouver à la prochaine assemblée nationale comme député ?
La politique ne me tente pas. J’ai reçu des propositions pour être ministre, je les ai toujours mis à côté. Je ne suis pas venu en Guinée pour occuper un poste ministériel. Je me dis que ma place, c’est la radio ou la télévision. Si c’est écrit que Lamine Guirassy, on peut le retrouver à l’assemblée nationale, pourquoi pas ? si c’est pour une bonne cause. Si je n’avais pas été journaliste, je serais gendarme ou avocat.
Je vais te raconter une petite histoire. Dans ma tête ça se passe de la sorte. Tous les jours, j’ai l’impression que quand je rentre à la maison je serai butté. Est-ce c’est une prémonition ? je le sens comme ça. Mais c’est Dieu qui sait comment je vais mourir.
Un message particulier à la jeunesse
C’est d’y croire. Je formule toujours une phrase à l’antenne. Je me dis le rêve démarre ici sur nos ondes. Tu peux imaginer des choses, tu te dis que c’est impossible. Comment ces gens sont arrivés là où ils sont. Il faut juste avoir la volonté, une fois que la volonté est là, le reste c’est Dieu qui va t’aider. Par rapport à Labé comme je l’ai dit, c’est juste une volonté que j’ai exprimé pour avoir cette radio à Labé. Je n’ai pas peur de financer en ce qui concerne les projets, parce que j’y crois à fond. Je me dis que ce n’est pas du miracle.
Entretien réalisé par Mamadou Samba Sow

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mardi 17 janvier 2012

Fria: vivre le midi au plateau

Fria
Midi au plateau
Le plateau, ce centre ville de la préfecture de Fria est le lieu de rencontre des citoyens de toutes catégories. A midi, presque tout le monde s’y retrouve pour s’amuser et discuter.
Dès midi à l’heure de la pause que prennent les travailleurs, le plateau grouille de monde. En un laps de temps, c’est la recréation totale. En l’espace de 2h, la rue, les cafés, les boutiques etc. s’offrent aux visiteurs.
Mr Diakité a son mot à dire sur la chose : ‘’ ça me fait vraiment plaisir de faire un saut au plateau à midi avant que je ne rentre à la maison. L’ambiance est vive au plateau. Cela m’aide à diminuer mon stress.’’
Cette ambiance se poursuit au delà de midi, mais pour chacun a son goût. Souleymane Barry est fonctionnaire : ‘’quelques fois on s’y plait beaucoup à midi par rapport aux soirs. A midi, il ya assez de mouvements de voitures, motos…’’ la distinction entre célibataires et mariés n’est cependant pas facile à faire. En outre, l’actualité donne souvent lieu à de chaudes discussions.
Toutes fois, certaines personnes préfèrent se reposer chez elles au lieu de faire halte au plateau. C’est le cas Thierno Oury, 43 ans : ‘’sincèrement moi je préfère rentrer directement. C’est vrai qu’en passant par là, le coin est animé, c’est agréable aussi. Mais vous savez que chacun a son goût.’’
Au plateau, tout est toujours pareille. Malgré la différence, les mêmes personnes se côtoient très souvent.
Aïssatou Yéro Bah


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Boffa: renvoi de cadres pour corruption

Boffa
3 cadres renvoyés pour mauvaise gestion
Le directeur préfectoral de l’éducation de Boffa a limogé trois de ses cadres. Il les accuse de dilapidation de fonds.
La décision est tombée le 3 décembre. Les personnes frappées par la mesure sont : Abdoul Karim Kéita assistant gestionnaire, Ousmane Ndiaye comptable chargé des ressources matérielles, financières, de la construction scolaire et Aly Camara gestionnaires des ressources. Ils étaient tous à la DPE de Boffa.
Leur patron, Mingué Sylla a constaté des trous dans les fonds alloués aux écoles au compte du programme sectoriel de l’éducation (PSE). Néanmoins, aucune info ne circule sur le montant détourné.


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bientot un collge francoarabe a Touba dans Gaoual

Préfecture de Gaoual
Bientôt un collège à Touba
La sous préfecture de Touba aura prochainement un collège franco-arabe. Les travaux de construction ont été lancés le 24 décembre.
L’infrastructure sera réalisée par l’ONG Aide à l’éducation des enfants et à la promotion de l’enseignement franco-arabe à Touba.
Le collège sera bâtit dans la cour de l’école primaire de Djafirary. Il comprendra un R+2 avec 12 salles de classes. L’école portera le nom d’Elhadj Karamokoba Diaby le fondateur de Touba. C’est l’entreprise Afrique Travaux qui exécute l’ouvrage pour un délai contractuel de 2 ans et demi.
Pour Karamoko Diaby porte parole de ladite ONG, cette construction s’inscrit dans la logique du changement prôné par les nouvelles autorités. Dans son intervention, la directrice préfectorale de l’éducation de Gaoual a souligné le déficit d’enseignants et d’infrastructures dans sa localité. Mme Mabinty Camara : ‘’ sur le plan infrastructurel, Touba a 6 salles de classes pour un effectif de 617 élèves dont 284 filles. Le personnel est de 8 enseignants dont zéro femme.’’
Le gouverneur de région, Lanceï Condé a demandé aux populations de soutenir l’école et la jeunesse. Plus loin, il poursuivra : ‘’ il faudrait que ceux qui pensent qu’aller à l’école est une mauvaise chose, qu’ils comprennent qu’aller à l’école n’empêche pas de maitriser les préceptes de l’Islam. Investissez dans l’école coranique mais aussi dans le franco-arabe.
Source AGP


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Difficile adaptation des élèves

    Changement
Difficile adaptation des élèves
Aujourd’hui les élèves ont des difficultés à causes des réformes entreprises par le gouvernement.
Celles-ci consiste entre autres à ce que les élèves soient à l’heure et qu’ils parlent français au sein des établissements scolaires. Malgré la volonté et le désire qu’ont les responsables des écoles, les élèves continuent d’ignorer ces règles. Non seulement ils viennent à n’importe quelle heure à l’école mais aussi, discutent entre eux en langues nationales. Ceci par ce qu’ils sont habitués à faire ce qu’ils veulent sans avoir peur d’être sanctionnés. Nous savons qu’on dit que ‘’l’habitude est une seconde nature’’ cela aussi peut s’expliquer d’autre part par le manque de rigueur des surveillants.
A propos des langues locales, certains élèves affirment que s’ils les utilisent c’est pour que leurs camarades ne se moquent pas d’eux. Ils préfèrent ainsi parler : Poular, Maninka, Soussou….à l’école. D’autres disent que c’est parce qu’ils n’ont personne avec qui parler le français dans la cour de l’école.
Mais par contre, il ya élèves qui s’efforcent de respecter tout ce qu’on leur dit dans le souci d’être dans les normes.
Face à tous ces problèmes, il est souhaitable que élèves fournissent le maximum d’effort pour s’adapter aux règles établies. Il y va de leur bonne formation. Ceux qui se gênent de commettre des fautes ne doivent pas se laisser influencer par ceux là qui ne veulent pas évoluer. En tout cas, c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Aussi les chefs d’établissements scolaires doivent t-ils savoir que c’est dans l’exigence qu’on peut déboucher à un travail satisfaisant et remarquable.

Salimatou Sall TSS Williams Macauley de Pita


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Revolte pour manque de profs au college de Ratoma

collège de Ratoma
Révolte pour manque de profs
Les élèves de 10eme année du collège de Ratoma ont exprimé leur mécontentement suite à une crise d’enseignants dans leur école. Ils ont pris la rue pour se faire entendre.
Après avoir interrompu les cours avec quelques jets de pierres, les grévistes ont rallié la direction communale de l’éducation de Ratoma située à quelques kilomètres au quartier Kaporo marché. La marche pacifique qu’ils ont organisée s’est déroulée sans incident, sans slogans, ni pancartes.
Mansaré Tamba porte parole des grévistes a expliqué leur ras-le-bol : ‘’ depuis l’ouverture des classes, nous n’avons pas eu de professeurs de physique et de géographie. Le prof de français qui nous dispense les cours est un étudiant en 4eme année. Même si vous répondez à ses questions, il ne vous pas. Cela décourage ceux qui se privent de sommeil pour réviser. Nos amis qui ne travaillent pas donnent de l’argent à certains profs pour avoir de bonnes notes. Donc, nous voulons que tous les enseignants qui ne sont pas à la hauteur soient changés.’’
Ce manque d’enseignants hante l’esprit de Amadou Bah de la 10e année1 : ‘’ imaginez qu’on aille au BEPC sans suivre les cours dans ces matières. Est-ce nous pourrons dire que nous n’avions pas suivis ces cours en classe.
Sacko Mbemba (Sympatik) secrétaire administratif du bureau de base de l’APEAE (association des parents d’élèves et amis de l’école) du collège de Ratoma partage la démarche des élèves mais déplore le comportement des jeunes à travers les jets de pierres : ‘’la toiture est beaucoup endommagée et nous savons combien de fois notre bureau a mené des efforts pour décrocher un financement pour la rénovation de cette école en 2008. Maintenant que nous sommes en phase de la conquête de financement, ce problème se pose. Donc, l’acquit est entrain d’être détérioré.’’
Par ailleurs, il a fallu l’intervention d’une équipe de la DCE (direction communale de l’éducation) de Ratoma pour calmer les ardeurs. M. Ibrahima Kalva Fofana, le DCE a tenu à préciser : ‘’ nous avons mutés un professeur de physique pour les classes de 10e. en français et géographie, il y a également des problèmes. Suite aux explications, nous avons trouvés des professeurs de français et un de géographie qui doivent prendre maintenant les classes de 10e.’’
Selon Elhadj Thierno Amadou Sow principal dudit collège, la crise dans son école fait suite à la décongestion du lycée de Kipé. Les effectifs, autres fois pléthoriques de ce lycée ont été repartis dans 2 autres écoles. Ce qui du coup a privé le collège de Ratoma d’un de ses profs de la 10e année à la demande de la DCE. Pour rattraper le cours perdus, Elhadj Sow compte mettre à profit les après-midis des vendredis et samedis qui sont des temps de repos : ‘’ moi-même je compte m’impliquer puisque je suis un professeur de physique’’
Camara Ousmane Tigaul


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ma fleur

Ma fleur
Viens, viens ma chérie
Oui viens parce que je suis celui qui est
A toi : celui qui pense à toi nuit et jour
Jamais rien ne pourra nous séparer.
Oh ma chérie ! Dis-moi ce que je suis pour
Toi parce que mon cœur souffre
D’une souffrance cruelle quand il est en carence
De tes bons baisers, de tes belles caresses et
De tes bonnes paroles.
Mon coucou, ma douceur, ma joie indescriptible
Laisse-moi te dire que je veux te chevaucher
Pour que notre amour rayonne
Je veux jouir de toi par delà la bagatelle
Tu es la raison qui fait que je suis amoureux
Tu es aussi comme les arbustes adorables
Aux couleurs vitales qui donnent tes sentiments à
Mon cœur pour la source d’une union solide.
Est-ce que le sourire que je cueille sur
Tes lèvres et sur ta langue pâteuse est
La reconnaissance de mes agréables
Sentiments vers toi ? De mon côté, sache que je t’aime sans fin.
Poème dédié à Mariame Kéïta élève au CS St Joseph de Dixinn par Wanan Alfred Condé.


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avoir le mec dans sa poche

Avoir le mec dans sa poche
Ton chéri tu l’adores ! D’ailleurs, il serait parfait s’il n’y avait pas ce petit truc chez lui que tu ne supportes plus. Kane CENA s’est penché sur les principaux défauts des gars et il te donne quelques solutions.
Le jaloux, son profil : pas moyen de donner l’heure à un garçon ou de mettre une tenue un peu sexy : il te ferait directe une crise !
Le défaut de votre relation, c’est sa jalousie. Pour lui, ton attitude, ton look, tes mots, tout est prétexte à faire craquer un autre mec que lui. C’est comme s’il ne te faisait pas confiance et ça devient vraiment épuisant à la longue.
La solution : le seul moyen de le calmer est d’arriver à le rassurer sur tes relations. Lui montrer par de petites attentions que c’est lui qui fait battre ton petit cœur, c’est lui et personne d’autre.
Quelques idées pour lui prouver tes sentiments : des texto tendres dans la journée pour lui montrer que tu penses à lui, un tête-à-tête romantique, un petit cadeau pour fêter vos 3 mois/6mois…sois assez rassurante pour ne pas lui donner envie ou l’occasion de se poser des questions tout le temps.
Un conseil : ne laisse pas planer le doute dans tes relations amicales. De plus, ne te laisse surtout pas dicter ta conduite ! Tu finiras par y perdre ton âme. Si vraiment tu n’arrives pas à le rassurer au point que votre histoire ressemble plus à un champ de bataille qu’à un chemin bordé de roses, peut être faut-il que tu commences à te demander si vous êtes vraiment fait l’un pour l’autre…
Kane CENA

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les enfants qui saiment

poème Les enfants qui s’aiment
Les enfants qui s’aiment
S’embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent
Les désignent du doigt
Mais les enfants qui s’aiment
Ne sont là pour personne
Et c’est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage
Leur mépris
Leurs rires
Et leur envie
Les enfants qui s’aiment
Ne sont là pour personne
Ils son ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour.
Dans l’éblouissante clarté de leur 1er amour.
Dédié à tous les amoureux.
Mohamed Mounir Conté, élève au Lycée de Kipé 12e SS3. Tel : 64.31.07.21


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femme de Guinee

Poème

Femme de Guinée

Levons-nous !

Comme le feu

Nous sommes l’énergie

Comme l’air

Nous sommes indispensables

Comme l’eau

Nous sommes la source

La source de toute vie animée

Unissons-nous

Et agissons en communion !

Nos maris et nos enfants

Le chantier est à tous

L’avenir en création

Est dans la sueur du front

Et dans le sang des veines

Il sera à nous.

Préparons avec courage

Le voyage

Qui mènera constamment

Au port de la pureté

Où est bannie la tutelle.

De ceux qui rient

Quand nous pleurons

Le temps arrive

Nos maris devenus nos amis

Et nos enfants, nos frères et nos sœurs

Sont tous de la ronde

La ronde de la révolution

Pour fêter ensemble

La victoire des femmes

Victoire des hommes

Victoire de l’humanité.

Faisant femme, l’homme

L’homme, la femme

Pour ne plus mourir.

Abdoulaye Evany Camara Lycée de Kipé. Tel : 24.02.90.76

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