La grève des enseignants a culminé le 20 février à une grande manifestation des citoyens réclamant la réouverture des classes. La répression a fait huit morts dont Mamadou Mouctar Diallo, un élève domicilié à Bambéto.

C’est le mardi 21 février qu’un policier a tiré sur le jeune Mamadou Mouctar Diallo non loin du domicile de ses parents. La victime était âgée de 17 ans. Dans ses enquêtes, La plume Plus a obtenu le rapport médico-légal fait par le professeur Hassane Bah. L’autopsie faite le 22 février à 11h à l’hôpital Donka indique que Mamadou Mouctar Diallo a eu plusieurs blessures par armes à feu.

De nombreux orifices d’entrée ont été localisés essentiellement au niveau du segment thoracique autour d’un rayon de 5 centimètres. Le document va plus loin : ‘‘ il s’agit de  tir à bout portant par une arme de calibre 12. ’’ L’autopsie a par ailleurs mis en évidence l’utilisation de plombs qui ont été extraits et mis sous scellé. ‘’ Conclusion de ce travail demandé par la brigade de recherche de Kipé : ‘’ au total il s’agit d’une mort violente par arme à feu.’’

mouctar diallo victime

L’autre élève martyr des manifestations populaires contre la fermeture des classes est Mamadou Adama Bah. Selon le frère du défunt, il était âgé de 18 ans et faisait la 9eme année à Elhadj Alimou une école située au quartier Dar-Es-Salam.   

Il aurait été tué après la mise à sac de la station de Bambéto. Adama revenait de chez sa sœur quand il a éteint par balle. Un véhicule de la police a aussi marché sur lui alors qu’il faisait des manœuvres.

Lors d’une conférence de presse à Conakry, le parquet général a nié l’utilisation d’armes à feu par les forces de l’ordre. Une sortie condamnée par plusieurs observateurs qui regrettent que les forces de sécurité soient disculpées de cette manière.       

Mamadou Samba Sow