Université Kofi Annan

Jeunesse et politique à Conakry

S7301071

A quelques semaines de la présidentielle du 27 juin, le débat sur le rôle de la jeunesse dans la politique bat son plein. Le 17 avril, la question était au centre des préoccupations à l’université Kofi Annan.

Organisée par Joschka Philipps (étudiant allemand), la rencontre a été conjointement animée par Dr Alpha Mamadou Bano Barry (vice recteur de l’université de Sonfoniah), Azoca Bah (journaliste), Fatoumata Kéïta (ONG qui veut peut), Thierno Ousmane Diallo de l’UPR (Union pour le renouveau et le progrès), Thomas membre du groupe Demonix…

Tour à tour, les intervenants ont interpellé les jeunes sur le rôle qu’ils doivent jouer pour contribuer au changement en Guinée. Le jeune du groupe Demonix, a fustigé le comportement des leaders politiques qui utilisent les jeunes à leur guise : ‘’nous sommes laissés pour compte, les politiciens n’ont besoin de nous que pour le décor.’’

Sans désarmer, il invite la jeunesse à se ressaisir : ‘’ cette fois-ci pas de casse. Il faut que le ghetto se redéfinisse, nous devons être des acteurs. Ne dites plus que la politique n’est pas notre affaire.’’

Azoca Bah, lui a abordé dans son exposé le ‘’nomadisme’’ des jeunes dans les formations politiques. En effet, Mr Bah a fait remarquer qu’un constat fait à Kaloum révèle que les jeunes transitent d’un parti à un autre à cause de l’argent.

Le représentant de l’UPR a reconnu cette pratique avant de regretter le goût de l’argent facile qui hante le jeunes : ‘’ ces jeunes installent des bureaux politiques dans les quartiers, mais après deux séances il y a désintégration.

Pour sa part, Mr Kanyatsi de search for drum tealking studio a exhorté la jeunesse guinéenne de faire comme aux Etats-Unis, influencer l’élection afin de favoriser l’émergence d’un nouveau leader.

Epinglé par un reporter de La Plume Plus sur ses analyses partisanes sur les ondes de Familia FM au temps de Dadis, Dr Bano a précisé : ‘’je dis ce que je pense. Je n’ai jamais voulu que Dadis échoue, mais malheureusement aujourd’hui, ceux qui le condamnent sont les mêmes qui l’avaient poussés à se porter candidat. Il ne méritait pas d’être président, ceux qui l’ont obligé lui ont fait du tort.’’

Sow Mamadou Samba