Fria

Une excursion de galère

Du vendredi 2 au dimanche 4 avril, un groupe d’élèves et d’étudiants d’écoles de Matoto a effectué une excursion sur la ville de Fria. Il y a eu plus de misère que de joie.

Les écoles IVR, Cedelex et l’université UNIC bloc : A, B, C et D ont dirigé certains de leurs élèves vers la ville de l’alumine pour mieux découvrir cette cité.

Après plus de trois heures de route, les trois bus arrivent à 18h à Fria. Premier malheur, la visite coïncide à la grève des travailleurs de l’usine de Friguia. Conséquence de ce débrayage, point d’eau et courant.

Hébergés dans les salles de classes de l’université ESG, certains dénoncent le fait que des membres des différentes commissions culturelles soient logés dans des hôtels. D’autres interlocuteurs disent également avoir constatés une grande division entre les responsables chargés de gérer l’excursion. Pour preuve, une délégation conduite par Mamadou Aliou Barry négocie certains points à savoir : un hébergement à la préfecture, l’obtention d’un terrain de football et de basket, la boîte Le Bowal à 5000fg. Par la suite, on apprendra qu’un autre groupe a mené une autre démarche devant aboutir à : l’hébergement à l’ESG, la boîte à 10.000fg.

Cette désorganisation a irrité les élèves qui disent avoir déboursés chacun une somme variant entre 55 à 60.000fg. Cette somme devait couvrir les frais de transport, d’hébergement, la rentrée à la boîte et la piscine.    

Si chacun a été servi en eau pour la toilette, le lendemain tel n’aura pas été le cas. Le manque d’électricité a été pallié par un groupe électrogène.

Un des élèves, las de cette situation n’a pas tardé à conduire un mouvement de révolte pour demander un retour immédiat à Conakry. La demande aura eu son effet, puisqu’un accord interviendra autour des points suivants : le manger, la boîte et la piscine le Rio Pongo.

Cet état de fait a été vivement dénoncé par les élèves, c’est le cas de Mamadou Moussa Baldé 2e année économie : ‘’l’excursion de cette année, c’est de la misère. Nous n’avons trouvés ni eau, ni électricité. Nous avons même vu une vendeuse proposer une tasse d’eau à 250fg.’’

Le groupe de visiteurs n’a pas pu faire comme prévu le tour de la ville. Mécontents, beaucoup ont juré de faire tomber la tête du président de la commission accusé d’irresponsabilité.

Cependant, pour Makoura Sylla de la 1ere année économie à UNIC, ce qui est arrivé n’est la faute de personne : ‘’je ne condamne personne par rapport à l’excursion, les réalités sont là’’ 

La seule chose dont tout le monde est unanime, c’est la propreté de la ville de Fria. Sur place, les moustiques ne vous tiennent pas compagnie comme dans les quartiers de Conakry.   

Tout c’est terminé dans une grande désolation et l’on a repris le chemin de la capitale.

De retour de Fria, Moussa Kaba. Tel : tel : 64.72.98.32/65.85.45.15