Lycée/collège de Bonfi

Panique généralisée

Le mardi 9 février le lycée/collège de Bonfi dans la commune de Matam a enregistré des cas de perturbation des cours dans la matinée. Une pluie de pierres s’est abattue sur le toit de l’établissement  entrainant une débandade. Plusieurs autres écoles ont fini par être affectées.

Ce débrayage est la conséquence du mécontentement des enseignants contractuels qui demandent leur intégration à la fonction publique après avoir rendu des services pendant des années aux différentes écoles publiques. Au ministre de l’enseignement pré-universitaire qui les exhorte à se soumettre à un concours, ils rétorquent que pour tous les efforts consentis, ils méritent mieux.

pagaille bonfi

Mais pour le proviseur du lycée/collège de Bonfi, la manifestation n’est pas l’œuvre des élèves, mais plutôt d’un groupe de contractuels déguisés. ‘’Vers 11h, les élèves suivaient normalement les cours quand nous avons entendu un grand bruit sur le toit. Nous avons vu  des cailloux tomber et les élèves sont sortis des salles pour envahir la cour. Ils ont pensé qu’il s’agissait d’une attaque des élèves de l’établissement voisin (collège de Bonfi) et ont donc répondu aux jets de pierres. Certains sont sortis occuper la route et le mouvement a gagné en ampleur. Mais nous avons remarqué que des professeurs habillés en tenue étaient la cause de ces jets de pierres.’’

Autres témoins et même acteurs de la scène, certains élèves ont donné leur version des faits. Alhassane Kourouma qui fait la terminale science expérimentale affirme qu’au nombre des arrêtés figurent des élèves sortis répliquer à la provocation. Aicha Rihanna Camara indique elle, avoir vu des blessés et d'autres qui tombaient suite aux tirs de gaz lacrymogène dans la cour de son école.

Sur les antennes de la radio nationale, les autorités ont menacé de faire remplacer tous les contractuels qui ne reprenaient pas le chemin de l’école. Le proviseur du lycée/collège de Bonfi précisait alors détenir la liste des grands absents qu’il n’hésitera pas à envoyer à la direction communale de Matam car les salles de classes sont selon lui désertées par les élèves.

Pour maintenir le calme, le proviseur a annoncé avoir constitué un comité de surveillance composé d’élèves qui a pour mission de traquer les fauteurs de trouble. Mais la grogne des enseignants contractuels a pris fin sans que leurs revendications ne soient pour le moment satisfaites par le gouvernement.  

Roland Tandy Camara L1 génie-info UNIC