Une crise de confiance s’est installée entre la chambre représentative de l’enseignement supérieur privé (CRESUP) et le ministre Abdoulaye Yéro Baldé depuis le 1er mars date de publication des résultats provisoires du recensement biométrique des étudiants.

yero balde

Ce recensement qui concerne Conakry a été lancé  en octobre 2016.  Sur un total de 85 mille 585 étudiants inscrits dans les institutions d’enseignement supérieur publiques et privées, seuls 38 mille 647 ont répondu favorablement à l’opération. Le ministère révèle que 46 mille 938 cas seraient fictifs. Ce recensement a également permis de déceler 745 PV non existants, 86 autres enregistrés sous un autre nom. 71 cas de faux diplômes et des cas de doublon ont également été recensés. Le ministre Baldé parle de plusieurs milliards perdus par l’Etat.

Toute fois, la CRESUP a adressé un courrier en date du 14 mars au ministre. Elle nie en bloc les chiffres annoncés et fournie ses propres statistiques : 25 mille 711 étudiants boursiers de l’Etat est le total se trouvant dans les universités privées. La lettre parle alors d’une différence de 26 mille 340 étudiants par rapport au recensement.

La CRESUP indique en outre que les étudiants de la promotion 2015-2016 reçoivent les cours  sans contrat alors qu’un accord avait été signé le 29 octobre 2016. Il en est de même pour la promotion 2016-2017 orientée à travers la plateforme GUPOL. Là aussi, le contrat tarde.

Le bras de fer entre ministère de l’enseignement supérieur et universités privées est donc engagé. Chaque partie campe sur ses positions et pour beaucoup, la situation risque de s’enliser si une solution rapide n’est pas trouvée.

Mamadou Samba Sow